Retour sur la journée « Cultures en migration »

Le 18 avril 2018, le CNCD-11.11.11 a organisé, en collaboration avec Amnesty International et d’autres associations, une journée dédiée à la justice migratoire, à la Maison des cultures et de la Cohésion Sociale de Molenbeek.
L’objectif principal ? Faire découvrir les productions artistiques réalisées par près d’une dizaine d’écoles secondaires sur la thématique de la migration et favoriser l’échange entre les participants sur les différents projets.
Au programme : slam, fresques, spectacle de danse, projection de vidéos, etc.
Bravo à tous ces jeunes artistes engagés !

La justice migratoire, késako ?

Le concept de « justice migratoire » a pour objectif de proposer des solutions aux enjeux actuels et futurs autour des migrations. Dans un monde caractérisé par la multiplication et la persistance des conflits, les pays en développement sont les pays qui accueillent le plus de réfugiés. Dans un monde où les migrations peuvent constituer pour les personnes et les pays de départ, de transit et d’arrivée un enrichissement mutuel, les politiques migratoires actuelles sont inefficaces, dangereuses et creusent les inégalités de déplacement entre celles et ceux qui peuvent ou non facilement voyager d’un endroit à l’autre de la planète. La justice migratoire se veut ainsi une alternative aux injustices entre pays du Sud et du Nord et entre personnes issues de ces pays.

« Justice migratoire », c’est le nom qui a été donné à l’une des campagnes principales du CNCD-11.11.11 et à laquelle Amnesty International s’est associée.

Découvre une vidéo explicative créée par le CNCD-11.11.11 dans le cadre de sa campagne « Justice migratoire »

Des élèves en action pour la justice migratoire

Les questions liées à l’accueil des migrants, des demandeurs d’asile, et des réfugiés, sont des sujets qui, de plus en plus, crispent les esprits. Les aborder de manière constructive avec des jeunes est difficile, tant nous sommes exposés à des discours politiques et médiatiques souvent remplis de préjugés et de raccourcis.

À travers sa campagne #JeSuisHumain-e, Amnesty International souhaite, comme le CNCD-11.11.11, déconstruire ces idées reçues, ces préjugés et cherche à rétablir les faits et la réalité, celle notamment des personnes qui fuient leur pays à la recherche d’une protection.

Comme il nous semble essentiel de parler de ces enjeux aux jeunes et de leur donner la parole, le CNCD-11.11.11, et d’autres associations dont Amnesty International, ont mis sur pied le projet « Écoles secondaires en action pour la justice migratoire » afin de donner l’occasion aux enseignants intéressés d’aborder la question de la migration à l’école de manière ludique et artistique mais aussi de faire réfléchir et débattre les élèves à ce sujet ainsi que de leur permettre de passer à l’action et de faire entendre leur voix.

Un programme diversifié

Initié en septembre 2017, le projet « Écoles secondaires en action pour la justice migratoire » proposait aux enseignants de participer avec leurs élèves durant 6 mois à un processus de découverte, de réflexion et d’action sur le thème de la justice migratoire.

La matinée du 18 avril 2018 leur était dédiée ! 180 élèves de 7 établissements scolaires de Bruxelles et de Wallonie se sont ainsi retrouvés ce jour-là à la Maison des Cultures de Molenbeek pour présenter leurs projets et réalisations et échanger avec les autres participants.

Dans un premier temps, les élèves ont eu la possibilité de visiter l’exposition des oeuvres réalisées par près d’une dizaine d’écoles secondaires et ainsi découvrir les créations des uns et des autres tout en échangeant.

Par la suite, tous sont montés sur scène pour présenter leurs créations artistiques. Le moins que l’on puisse dire c’est que les élèves n’ont pas manqué de créativité ! Certains ont tourné un film, d’autres ont écrit un slam, d’autres encore ont réalisé un spectacle de danse contemporaine, ont créé un jeu de société ou des fresques. Bref, il y en avait pour tous les goûts. Bravo à ces jeunes artistes en herbe !

Retour en images

Revis cette matinée en vidéo

Durant l’après-midi, plusieurs films, toujours sur le thème de la migration, ont été projetés.

Le premier reportage « J’ai marché jusqu’à vous, récit d’une jeunesse exilée », de Rachid Oujdi, retraçait l’histoire de MENA (Mineurs Étrangers Non Accompagnés) arrivés seuls à Marseille en France, au terme d’un long périple depuis principalement l’Afrique et le Moyen Orient.

Le deuxième documentaire, « Je n’aime plus la mer » de Idriss Gabel évoquait la vie dans le centre d’accueil « Le relais du monde » de Natoye. Le réalisateur a suivi durant un an les enfants du centre dans leur quotidien, apprenant à les connaître, installant consciencieusement avec eux une relation de confiance, avant de commencer à les filmer.

Ensuite deux films ( « Le pays des rêves » de Thomas Gilson et « La girafe sous la pluie » de Pascale Hecquet) pour le jeune public ont été diffusés.

Enfin, dans la soirée, c’est une pièce de théâtre qui a été proposée au public.
« Une charge déraisonnable » de et avec Silvia Guerra racontait l’histoire de Silvia, accordéoniste italienne qui, après 10 ans sur les routes, décide de poser ses valises en Belgique mais reçoit un ordre de quitter le territoire quelques années après. Alors, Silvia pose son accordéon, et joue cette fois-ci avec les mots. Ça veut dire quoi, être une charge ? Et ça veut dire quoi : être dé-rai-so-nnable ? Elle se défend avec malice, en urgence et sans demi-mots. Tout en disant un grand oui à la vie, elle rappelle les valeurs de mixité et partage qui sont censées définir l’Europe.

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