L’Ouzbékistan et la torture

Depuis son indépendance en 1991, le pays n’a connu qu’un seul chef d’état. Islam Karimov dirige le pays de façon autoritaire et sans aucune limite de mandat. Le gouvernement contrôle les richesses et les ressources du pays. La corruption est partout. Les partis d’opposition au gouvernement sont interdits et les dissidents réprimés systématiquement. La censure de l’Etat contrôle tout : médias, culture, vie sociale et religieuse,...

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Islam Karimov, président de la République d’Ouzbékistan depuis 1990
© APGraphicsBank

Qui sont les personnes torturées ?

En 2005, une révolte populaire éclate dans la ville d’Andijan. Des milliers de personnes descendent dans la rue pour manifester pour plus de justice, et contre la pauvreté générale de la population. Le gouvernement ouzbek envoie ses forces de sécurité réprimer les participants au rassemblement : c’est le massacre d’Andijan. Plusieurs centaines d’hommes, de femmes et d’enfants ont été tués.

Depuis cet événement, la situation des droits humains s’est terriblement dégradée.

Les manifestants d’Andijan ont été enfermés et maltraités. Le gouvernement a pris ensuite l’habitude de menacer les journalistes et défenseurs des droits humains. Ils sont harcelés, battus, et détenus. Les opposants politiques subissent généralement le même sort et se voient torturés puis condamnés, sur base de fausse accusation, lors de procès secrets et non-équitables. Les membres de minorités religieuses sont également victimes de ces mauvais traitements.

Pourquoi torture-t-on ?

Le pays est très isolé et indépendant. Personne ne vient contrôler les prisons : aucun mécanisme indépendant, tel que la Croix Rouge ou les Nations Unies, n’a le droit d’y pénétrer. La torture y est donc une pratique courante, sans que personne ne puisse la dénoncer.

C’est la liberté d’expression qui est généralement visée par ces traitements inhumains. Les forces de sécurité et le personnel des prisons torturent pour faire taire les dissidents politique : si ils sont enfermés, ils ont plus de mal à transmettre leur message. Le but de ces sévices est de leur faire cracher de faux aveux, qui ensuite permettront à la justice du pays de les incarcérer. On les accuse notamment de menacer la sécurité du pays ou de vouloir organiser des attentats.

Les méthodes de torture.

Les bourreaux ne manquent pas d’imagination. Ils envoient des décharges électriques aux prisonniers. Ils les asphyxient avec des sacs en plastique. Ils les battent avec des matraques et les suspendent par les poignets et les chevilles. Certains subissent des viols et humiliations sexuelles. On a récemment découvert que des tortionnaires plongeaient même leur victime dans le l’eau bouillante.

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Tashkent prison, ou des condamnés à mort sont détenus
© Amnesty International

Dans quels lieux torture-t-on ?

Il semble qu’on torture un peu partout en Ouzbékistan. Selon les informations reçues, ces actes seraient commis au moment de l’arrestation des personnes, lors de leur transfert, pendant leur détention provisoire, et également au sein même des établissements carcéraux, ou le personnel pénitentiaire torturent les victimes condamnées.

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