Quand s’exprimer n’est pas sans danger

FICHE D’IDENTITÉ

Le Rwanda ou la République du Rwanda est un pays d’Afrique centrale. Il partage des frontières avec l’Ouganda, la Tanzanie, le Burundi, et la République démocratique du Congo. Sa capitale est Kigali et sa population est estimée à plus de 11 millions d’habitants.


UN PAYS AU LOURD PASSÉ

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Le génocide aura causé la mort de plus de 800 000 personnes

La guerre civile qui a eu lieu entre 1990 et 1994 au Rwanda opposait les Autorités rwandaises (Hutu) à des Rwandais exilés et regroupés au sein du Front Patriotique Rwandais (Tutsi). Cette guerre s’est terminée dans le sang avec la mort de nombreux civils Hutu et le tristement célèbre génocide Tutsi.
La victoire, en 1994, du FPR (ront Patriotique Rwandais ), le plaça à la tête du pouvoir.

LA LIBERTÉ D’EXPRESSION EN DANGER

Depuis, le FPR n’a cessé d’accroître son contrôle sur la vie politique, la société civile et les médias en prétextant la prévention de nouveaux accès de violence.

Des lois générales réprimant l’"idéologie du génocide" et le "divisionnisme" ont été adoptées après le génocide. Rédigées en termes vagues, ces lois permettent plusieurs interprétations et sont délibérément exploitées par les autorités pour violer les droits humains.

Plus particulièrement, ces textes interdisent les discours de haine en s’appuyant sur les évènements du passé. Cependant, les termes utilisés sont suffisamment flous pour ériger en infraction l’expression d’opinions ainsi que toute critique du gouvernement. La loi sur l’idéologie du génocide est utilisée contre la critique alors que celle portant sur le divisionnisme concerne la sécurité de l’Etat.

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Des élections sans grand suspens

Lors des dernières élections, en 2010, plusieurs personnes ont été déclarées coupables d’atteinte à la sécurité de l’Etat pour avoir mis en cause le gouvernement ; cette inculpation est passible d’une lourde peine de prison. Des sanctions et des procès en diffamation ont fait taire les organes de presse critiquant le régime. Bernard Ntaganda, chef de file de l’opposition, a été emprisonné en 2011.
Il a été condamné 4 ans pour avoir prononcé en public des discours critiquant la politique du gouvernement.

UN ESPOIR EST-IL POSSIBLE ?

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Paul Kagamé, l’actuel Président, posant devant une affiche "Youtube"

Amnesty International a appris avec satisfaction que le Rwanda avait accepté toutes les recommandations lui demandant de protéger et de respecter la liberté d’expression. Néanmoins, Amnesty International déplore le fait que, alors que le Rwanda a reconnu les limites de la loi sur l’idéologie du génocide, les autorités continuent de l’invoquer pour poursuivre en justice des détracteurs du gouvernement, notamment des journalistes. Aussi, Amnesty International prie instamment les autorités rwandaises de respecter leur engagement à mener des enquêtes crédibles, et à intenter des actions en justice quand les éléments de preuve le justifient.

POUR EN SAVOIR PLUS, TÉLÉCHARGE LE RAPPORT

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