S’instruire, une chance loin d’être à la portée de tous…

Les examens approchent à grands pas pour la plupart d’entre vous et peut être que dans quelques années, vous vous inscrirez dans une Université ou une Haute Ecole afin de poursuivre vos études comme bon nombre de jeunes qui sortent de l’enseignement secondaire partout dans le monde. Cependant, dans certaines régions du globe, des étudiants ne peuvent pas y entrer et ce, pour des raisons qui semblent injustes.

Les autorités iraniennes accentuent la répression vis-à-vis des étudiants à l'approche de la rentrée universitaire. © Ehsan

C’est le cas de Leva Khanjani, une étudiante iranienne qui s’est vue refuser l’entrée à l’Université pour des raisons religieuses. A priori, sa religion était différente de la religion officielle de l’Etat iranien, ce qui a provoqué son expulsion. Il arrive également que des étudiants soient renvoyés s’ils participent à des manifestations (non violentes) ou s’ils s’expriment pour critiquer le gouvernement iranien. Et cette mésaventure ne s’arrête pas là puisque ces étudiants, en manifestant pour défendre leur position ou critiquer les positions du gouvernement, risquent d’être emprisonnés.

Subir une peine d’emprisonnement parce que l’on a osé exprimer ce que l’on pense est une entrave à la liberté d’expression et d’opinion. La liberté de religion et de conviction n’est pas non plus respectée lorsque l’on constate qu’il est facile de se faire interdire l’accès aux cours simplement parce qu’on ne partage pas la même foi.

Par rapport à la liberté d’expression et d’opinion, il faut savoir que le gouvernement iranien a maintenu des restrictions renforcées à la liberté d’expression, d’association et de réunion imposée avant, pendant et après de grandes manifestations qui s’étaient organisées en 2009. Souvenez vous, des manifestations avaient eu lieu contre la réelection du Président (actuel) : Mahmoud Ahmadinejad . Le Parlement a même examiné des projets de loi futures visant à restreindre encore plus la liberté d’expression et la liberté d’association, notamment pour les associations et les ONG.

Des manifestants contre la réelection de Mahmoud Ahmadinejad en 2009. © Javad Montazeri

Ensuite concernant la liberté religieuse, les minorités religieuses du pays sont victimes de persécutions suite à la déclaration du Guide Spirituel (chef de l’Etat iranien à ne pas confondre avec le Président qui est le chef du gouvernement), Ali Khamenei, qui définissait ces religions de "fausses croyances".

Il ne faut pas non plus perdre de vue le fait que l’Iran est un pays qui applique encore la peine de mort. Les autorités ont signalé au moins 360 exécutions dans le cours de l’année.

Pour en revenir à ces jeunes qui se font expulser des Universités, Amnesty International demande aux autorités iraniennes et aux administrations des universités du pays de mettre fin à de telles pratiques discriminatoires.

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