Google arrête la censure en Chine

Vous le savez ce n’est plus un secret, en Chine, on ne dit pas et on ne lit pas ce qu’on veut, surtout s’il s’agit de critiques à l’égard du manque de respect des droits humains. Le contrôle de la presse est sévère. Malgré une évolution positive où de plus en plus de journalistes osent critiquer certains aspects de la politique chinoise, la répression à l’encontre de ces personnes reste très élevée. Ainsi, de nombreux journaux et revues populaires ont été contraints de cesser leurs activités. L’accès à plusieurs centaines de sites Web internationaux est bloqué et des milliers de sites chinois ont été fermés. Des dizaines de journalistes ont été arrêtés pour avoir évoqué des sujets sensibles.

Informations issues de Volte-face de Google en Chine

Depuis plusieurs années, afin de faire des affaires avec la Chine, certaines multinationales renoncent aux principes qu’elles ont pourtant édictés ailleurs. Cette attitude renforce l’idée que la Chine est si puissante qu’elle peut imposer ses règles.

En 2005, Microsoft a lancé en Chine un portail bloquant l’utilisation des mots comme « libertés » dans un texte d’un blog.
Yahoo a transmis aux autorités chinoises des données privées sur le compte courriel de certains utilisateurs, contribuant ainsi à l’incarcération de personnes innocentes.

Malgré tout, nous pouvons remarquer une avancée positive, notamment de la part de certaines multinationales qui menace de rompre leur contrat avec la Chine, si celle-ci ne veut pas alléger, voire supprimer, sa politique de censure
.

Ainsi, Google qui avait sur pied en 2005 un moteur de recherche chinois qui s’autocensure, a décidé de renouer avec les principes sur lesquels il dit construire son éthique, en en mettant un point d’arrêt à quatre ans de collaboration avec la politique de censure du gouvernement chinois.

Google assumait très bien le compromis. Le moteur de recherche se pliait depuis quatre ans aux filtres du great firewall de Chine : aucune mention des manifestations de la place Tian’anmen, ni « contenu vulgaire » relevant de la pornographie, ni critique de la politique chinoise, ni aucune autre information non officiellement approuvée.

La découverte d’une attaque électronique de la part du gouvernement chinois à l’encontre des défenseurs des droits humains et d’autres militants, a remis en cause le pacte passé en 2006.
La stratégie était simple, efficace mais Ô combien vicieuse. Des « surveillants » se faisaient passer pour des « entreprises de confiance » afin de récupérer les adresses personnelles des personnes participatives.

« Nous avons décidé que nous ne voulons plus continuer à censurer les résultats de Google.cn, et dans les prochaines semaines nous discuterons avec le gouvernement chinois des bases sur lesquelles nous pourrions mettre en place un moteur de recherche non filtré dans le cadre de la loi, si cela est possible. »

Nous sommes assez pessimistes quand à la réponse du gouvernement Chinois. Quoiqu’il en soit, nous félicitons Google de prendre le risque de perdre 360 millions d’internautes et d’être la première multinationale à ne pas accepter les conditions de censure proposée par le gouvernement chinois et à lever le voilà sur Internet.

POUR ALLER PLUS LOIN :

 Dossier 2007 : "les droits humains en Chine"

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