Récit de voyage : les gagnants du concours Dégaine ton style à La Haye

30 mai 2013, Namur, 09h : 15 jeunes et 3 enseignantes de l’institut Félicien Rops de Namur, accompagnés de 2 membres de la Croix-Rouge de Belgique, montent à bord du car qui les conduira à la Haye.

Ce voyage, ils l’ont remporté grâce à leur sensibilité et à leur créativité. La classe a en effet participé au concours Dégaine ton style, organisé par Amnesty et la Croix-Rouge. Conscientisés aux problématiques des violences armées et des enfants soldats, les étudiants ont réalisé une affiche percutante, qui a touché le jury du concours.

30 mai 2013, La Haye, 14h : visite de la Humanity House. Les jeunes et les enseignantes sont mis dans la peau de migrants. Ils se lancent dans un parcours sensoriel parsemé d’enregistrements audio, de maquettes et de pièces évoquant les raisons du départ, la fuite (pas précipités, souffles entrecoupés, bruits de moteurs) puis l’arrivée dans le pays d’accueil (dans lequel on a parfois le sentiment de ne plus exister en tant que citoyen). Leur sensibilité artistique est touchée par cette scénographie travaillée. À leur arrivée à l’auberge de jeunesse, les jeunes ont l’occasion de revenir sur des définitions et de débattre autour des questions de migration avec les membres de la Croix-Rouge.

30 mai 2013, Rotterdam, 19h30  : Trans’ACTION. Après avoir endossé le rôle de migrants en journée, les jeunes deviennent des représentants de gouvernements fictifs le temps d’une soirée. Ils découvrent alors que derrière certaines transactions commerciales se cachent des enjeux humanitaires de taille.

31 mai 2013, La Haye, 10h30 : visite du TPIY (Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie). Tant les jeunes que les enseignantes et les membres de la Croix-Rouge sont impressionnés par le lieu et par l’audience qu’ils vont écouter. Dans le cadre du procès de Karadži ?, accusé de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, tous assistent, silencieux, au contre-interrogatoire du Docteur Kecmanovic. Ils ne comprennent pas toutes les subtilités de ce contre-interrogatoire mais sentent l’importance du moment qu’ils sont en train de vivre. Un entretien avec la juge Flavia Lattanzi leur permet ensuite de mieux saisir les enjeux actuels du Tribunal. Selon cette juge engagée, la lutte contre l’impunité ne pourra continuer que si la jeunesse s’intéresse et croit en l’importance d’une justice pénale internationale efficace. Ce message, invitant à un engagement citoyen, n’a laissé personne indifférent.

31mai 2013, Namur, 19h : retour à l’institut. Chacun rentre chez soi un peu fatigué mais surtout touché et interpellé par ces questions d’actualité.

Article rédigé par Laetitia Dupaix, de la Croix-Rouge

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