Pussy Riot

Pourquoi avoir chanté au sein d’un lieu de culte ? Dans leur « prière », les trois membres du groupe Pussy Riot critiquent le dévouement et le soutien témoigné par certains représentants de l’Église orthodoxe au Premier ministre, à l’époque, Vladimir Poutine. Les paroles demandent également à la vierge Marie de devenir féministe et de bannir Vladimir Poutine. C’est ainsi qu’accusées d’avoir profané la cathédrale, elles sont jugées le 17 aout 2012 et condamnées, toutes trois, à deux ans de détention en camp. Elles sont allées en appel, refusant de demander la grâce présidentielle. A l’issue de cet appel, le 10 octobre 2012, une seule des trois membres du groupe punk a été libérée : Ekaterina Samoussevitch (voire photo ci-dessous), au motif qu’elle a été neutralisée à l’entrée de l’église et donc incapable de chanter. Par contre, Maria Alekhina et Nadejna Tolokonnikova ont vu leur peine confirmée.


Amnesty International considère que la sévérité avec laquelle les autorités russes ont traité les jeunes femmes, aussi choquantes qu’elles ont pu paraître aux yeux de beaucoup, constitue une réponse injuste à une action pacifique d’expression politique. Elles seraient, dès lors, considérées comme des prisonnières d’opinion. Au lieu de poursuivre les membres de Pussy Riot pour leurs opinions politiques et leurs critiques à l’égard du gouvernement russe et de certains responsables religieux, les autorités russes auraient du reconnaître que leur action de protestation relevait du droit à la liberté d’expression, qui est garanti par le droit international relatif aux droits humains et aussi abandonner les charges de houliganisme retenues contre Maria Alekhina, Nadejda Tolokonnikova et en les relâchant immédiatement et sans condition, comme leur camarade, Ekaterina Samoussevitch.


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