Pas de remise de peine pour Maria Alekhina des Pussy Riots

Les Pussy Riots, c’est ce groupe de rock russe dont les membres, trois femmes, ont été condamnées le 17 août 2012 à deux ans de détention en camps. Le 12 février, elles avaient chanté, dans la cathédrale orthodoxe de Moscou, une "prière" très critique envers le gouvernement. Elles y dénonçaient le dévouement et le soutien témoigné par certains représentants de l’Église orthodoxe au Premier ministre, à l’époque, Vladimir Poutine. Les chanteuses ont été inculpées d’« actes de hooliganisme motivés par la haine religieuse ».

Les Pussy Riots sont soutenues par Amnesty International qui les considère comme prisonnières d’opinion. Elles ont en effet été condamnées pour avoir critiqué ouvertement le gouvernement, alors qu’elles s’exprimaient légitimement et pacifiquement. Tu l’as peut être déjà remarqué, dans les pays où la liberté d’expression est bafouée, les artistes (chanteurs, comédiens, cinéastes, artistes peintre, etc.) sont parmi les premières cibles du gouvernement.

Les chanteuses ont fait appel de la décision de justice, et le 10 octobre, l’une d’elle, Ekaterina Samoussevitch, a été libérée. Elle purge sa peine à l’extérieur, avec sursis. Par contre, Maria Alekhina et Nadejna Tolokonnikova ont vu leur peine confirmée.


Mais le combat ne s’arrête pas là. Maria Alekhina, mère d’une fille en bas âge, avait demandé une remise de peine pour pouvoir s’occuper de son enfant. Elle demandait à pouvoir purger sa peine lorsque sa fille serait plus grande.
La 16 janvier, le tribunal a refusé cette demande. Cela aggrave l’injustice que subit déjà cette chanteuse punk emprisonnée.

« Le jugement prononcé aujourd’hui est une nouvelle parodie de justice. Les trois chanteuses de Pussy Riot n’auraient pour commencer jamais dû être poursuivies. Cette décision illustre encore une fois l’intransigeance des autorités russes lorsqu’elles s’emploient à réprimer la liberté d’expression », a déploré David Diaz-Jogeix, directeur adjoint du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International.

L’action pour demander la libération des Pussy Riots continue ! N’hésite pas à aller signer l’appel en ligne si tu ne l’as pas déjà fait, en cliquant ici .

Tu peux également envoyer le courrier suivant :

Je soussigné (e),

Tiens à saluer la libération d’Ekaterina Samoutsevitch mais je suis préoccupé-e par le fait qu’il s’agit d’une libération conditionnelle ; je tiens à souligner que les trois membres des Pussy Riot n’auraient pas dû être poursuivies ;

 je veux faire part de ma consternation quant au maintien en détention de Maria Alekhina et Nadejda Tolokonnikova et je demande aux autorités de les libérer immédiatement et sans condition, car il s’agit de prisonnières d’opinion détenues uniquement pour avoir exprimé leurs vues de manière pacifique ;

 je prie instamment les autorités de veiller à ce que, durant leur détention, Maria Alekhina et Nadejda Tolokonnikova ne soient pas l’objet de mauvais traitements ou d’actes d’intimidation de la part du personnel pénitentiaire ou des détenus, et à ce qu’elles ne soient pas transférées dans des colonies pénitentiaires éloignées ;

Adresse d’envoi :

Procureur général
Yurii Yakovlevich Chaika
ul. Bolshaia Dmitrovka d 15a
Moscow, GSP-3, 107048
Russie
Fax : Fax : +7 495 692 1725, +7 495 987 5841
(si quelqu’un décroche, dites « FAX »)
Courriel : prgenproc@gov.ru
Formule d’appel : Dear Prosecutor General, / Monsieur le Procureur général,

Directeur du Service fédéral d’application des peines
Gennadii Aleksandrovich Kornienko
Federal Penal Service
ul. Ul. Zhitnaia, 14
Moscow, GSP-1, 119991
Russie
Fax : +7 495 982 19 50
+7 495 955 59 12
Formule d’appel : Dear Director, / Monsieur,

Envoie également une copie à :
Ambassade de la Fédération de Russie
Avenue De Fre 66 ,
1180 Bruxelles

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