AZERBAIJAN : Attention, utilisateurs de Facebook : tous aux abris !

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Jabbar Savalan

L’Azerbaïdjan est un Etat d’Asie occidentale, limité par la Russie, la Géorgie, l’Arménie, l’Iran et la mer Caspienne.

Le Président est Ilham Alliev. Il a hérité de ce poste lorsque son père, l’ancien Président, l’a reconnu comme seul candidat de son Parti à pouvoir se présenter aux élections de 2003. Sa victoire a été vivement contestée par la communauté internationale qui a noté plusieurs irrégularités lors des élections. Ilham Alliev a, pourtant, été réélu à la présidentielle de 2008 avec plus de 88% des voix mais toujours avec les mêmes critiques internationales qu’en 2003.

L’Azerbaïdjan figure parmi les mauvais élèves en termes de liberté d’expression. Dernièrement, un membre d’une organisation de jeunes de l’opposition a été arrêté sur base de fausses accusations de détention de drogue. En réalité, Jabbar Savalan avait lancé sur Facebook, un appel à manifester.

John Dalhuisen, Directeur adjoint du Programme pour l’Europe centrale et l’Asie d’Amnesty International affirme :

“Il est clair que la raison réelle de son arrestation et maintenant de sa condamnation était de le punir pour - et de dissuader - l’appel à des manifestations anti-gouvernementales inspirées des événements qui ont eu lieu au Moyen-orient. Jabbar Savalan est puni pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression.”

Plus particulièrement, au lendemain de son appel sur Facebook, Jabbar a été arrêté pour possession de marijuana. Interrogé en l’absence d’un avocat, il a été forcé de signer de faux aveux. Selon sa mère, ces accusations sont ridicules : "C’est un étudiant doué et ambitieux".

Malheureusement, cette technique est assez courante en Azerbaïdjan. En effet, Amnesty International a relevé d’autres cas similaires, dans lesquels des stupéfiants ont été « trouvés » sur d’éminents détracteurs du gouvernement, comme Eynoulla Fatoullaïev et Sakit Zahidov. Ces deux journalistes, ont été, eux aussi, condamnés pour possession de drogue alors qu’ils œuvraient à discréditer le gouvernement en place.

Des altercations toujours plus violentes. Ici, Jabbar au centre de la photo.

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© AI

La situation dans le pays est telle que les militants défient le pouvoir en portant le combat dans la rue. Mais la répression est lourde et les arrestations, fréquentes.

Aussi, Amnesty International demande aux autorités azerbaïdjanaises de libérer immédiatement Jabbar Savalan, condamné à 2 ans et demi de prison, et ses autres camarades d’infortune, jetés en prisons sans considération pour la Convention des Droits de l’Homme, pourtant ratifiée par l’Azerbaïdjan, en 2002.

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