MONDE : Exige le respect de tes droits sexuels et reproductifs

La campagne « Mon corps, Mes droits » suit une logique implacable ! Le droit de disposer de son corps, relève pour beaucoup d’une évidence mais malheureusement, cela n’est pas le cas dans les faits. Amnesty International, par le lancement de cette campagne, permet de lever le voile d’ignorance sur ces attaques à la liberté de chacune et de chacun à possèder son corps.

Agis dès maintenant et signe la pétition ici !

Imagine que l’on décide avec qui tu te marieras, avec qui tu auras des relations sexuelles ou pas, si tu auras des enfants ou pas. Imagine que tu n’as pas la possibilité de dénoncer les actes de violences, de mutilations ou encore de discriminations dont tu es l’objet.

Ces situations arrivent dans le monde, et pourtant, tu as des droits pour te protéger ! Ce sont les droits reproductifs et sexuels. Ces droits fondamentaux sont bafoués et ce malgré l’existence de Conventions internationales protégeant les droits des femmes, telles que la Convention contre l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes de 1979, la Plateforme d’Action de Pékin de 1995, ou encore la Convention sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes.

Il faut dès lors rappeler à l’ordre les États pour qu’ils respectent ces engagements de façon effective et protègent efficacement les femmes, les hommes et les enfants qui ne jouissent pas de ces droits.

Si certaines violations sont bien connues, comme l’imposition du mariage aux jeunes filles, ou le refus de la contraception et de l’avortement, d’autres droits ne sont pas respectés. Il s’agit par exemple de ’accès à l’information sur la santé et la reproduction, l’accès aux soins et la dénonciation aux autorités qui est souvent balayée d’un revers de main.

Bien que certains droits reproductifs et sexuels ne soient pas respectés dans nos pays occidentaux (pense à l’Irlande qui refuse encore d’octroyer le droit à l’avortement), les personnes les plus touchées se situent dans les pays dits en voie de développement.


Un manque d’informations

L’ignorance et le manque d’éducation jouent un rôle prédominant dans la négation des droits sexuels et reproductifs avec la pauvreté et la discrimination. En effet, une enquête réalisée en Afrique subsaharienne montre que 60% des adolescentes ne savent pas comment se prémunir contre une grossesse et un tiers ne savent pas où obtenir les contraceptifs [1]. Une ignorance est également présente quant à la prévention du VIH/SIDA (seulement 34% jeunes peuvent y répondre correctement) contre 95% qui était l’objectif de 2010 [2].
ent, les femmes peuvent transmettre le virus à leur descendance.

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Manifestation pour les droits des femmes au Nicaragua en septembre 2011 (c) AI Grace Gonzalez

Le manque d’accès aux avortements légaux pousse certaines filles à le réaliser dans l’illégalité, risquant de graves complications et infections parfois mortelles. En 2008, on estime que 3 millions d’avortements à risque ont été pratiqués sur des filles âgées de 15-19 ans dans les pays en voie de développement [3].
On observe aussi une grande proportion de filles qui se retrouvent enceintes après des faits de viols ne pouvant pas avorter. En exemple, au Nicaragua, une majorité des filles qui se retrouvent enceintes à la suite d’un viol ont entre 10 et 14 ans et l’avortement y a été érigé en infraction en toutes circonstances en 2008. Dans certains pays, après un cas de viol, l’agresseur doit épouser sa victime pour qu’elle ne soit pas exclue de la société. Ce qui est le comble du non-respect de ses droits, à la liberté de son corps, à se marier et l’obligeant par la suite à avoir des relations sexuelles avec cet homme et ce légalement.

Dans les pays à faible revenus, les complications liées à la grossesse restent la principale cause de mortalité chez les adolescentes de 15-19ans [4]. Encore une fois les jeunes filles pauvres sont inégales quant au respect de leurs droits sexuels et reproductifs.

La pauvreté et le manque d’accès aux soins sont des causes de non-respect aux droits sexuels et reproductifs. Toutefois, dans nos pays ‘riches’, tous les droits sexuels et reproductifs ne sont pas non plus respectés. Des femmes sont régulièrement victimes d’agression sexuelles et les violences envers les personnes gays, lesbiennes, transsexuelles ou bisexuelles (LGBT) sont aussi à dénoncer.


La violence : un facteur additionnel

La violence envers les femmes est un facteur additionnel à tous ces cas de non-respect de leurs droits reproductifs. Lors de mariage précoce, en addition aux effets néfastes liés à cette obligation au mariage, les (très) jeunes filles n’osent pas dénoncer les cas de violences conjugales. De plus, la violence de certains hommes empêche les filles à demander l’usage du préservatif, selon des études réalisées en Afrique subsaharienne. Cette crainte de la violence empêcherait les filles à refuser des relations sexuelles et sans préservatif.

Exige le respect des droits sexuels et reproductifs pour tous !

Il est temps que tous les états respectent leurs engagements à l’aune du 20è anniversaire de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD), un message fort doit leur parvenir pour des actions toutes aussi fortes ! Lors du Forum des jeunes à Bali, une déclaration finale a été rédigée comme base concrète pour l’examen du la CIPD+20, reprenant le respect des droits sexuels, l’égalité de genre, la lutte contre la discrimination à l’égard des jeunes LGBTI, l’accès à l’avortement légal et sans danger, le soutien à la participation des jeunes dans l’élaboration des politiques et des programmes.

Prends exemple sur ces jeunes et signe la pétition !

Notes

[1Commission population et développement, 2012

[2ONU sida, 2011

[3OMS, 2011

[4UNICEF, 2011

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