Droits humains = moins de pauvreté

La pauvreté, ce n’est pas seulement vivre avec des moyens en dessous d’un certain seuil de pauvreté. C’est la conséquence de la violation des droits humains et c’est une atteinte à la dignité humaine.

La pauvreté n’est pas une fatalité !

« La pauvreté n’est pas naturelle, ce sont les hommes qui la créent et la tolèrent, et ce sont les hommes qui la vaincront. Vaincre la pauvreté n’est pas un acte de charité, c’est un acte de justice » - Nelson Mandela

Parler de la pauvreté n’est pas toujours évident. Vue de l’extérieur, elle est surtout décrite en termes de manques, sous un angle essentiellement matériel.

Pourtant, ce n’est pas tout. Si on regarde de plus près, les personnes qui vivent dans la pauvreté sont souvent victimes de la privation de leurs droits. Menacées par la violence et l’insécurité, elles se retrouvent piégées, exclues face à une société qui ne leur laisse pas la possibilité de parler.

Aujourd’hui, au moins 963 millions de personnes se couchent chaque soir en ayant faim, un milliard de personnes vivent dans des bidonvilles, une femme meurt toutes les minutes des complications d’une grossesse, 1,3 milliard de personnes n’ont pas accès aux soins médicaux les plus élémentaires, 2,5 milliards de personnes ne disposent pas d’installations sanitaires décentes, ce qui entraîne chaque jour la mort de 20 000 enfants

Révoltant n’est-ce pas...

Pour les libérer de ce piège, il est essentiel de faire en sorte que leurs droits soient respectés.
Les personnes qui vivent dans la pauvreté doivent être entendues, être intégrées plutôt qu’exclues, se sentir en sécurité. Il est primordial de reconnaître que chacun a le droit de vivre dans la dignité, que chacun a droit à la nourriture, à l’eau, aux soins médicaux, à l’éducation et au logement.

Objectifs du millénaire

En 2000, lors de l’Assemblée générale des Nations Unies, les gouvernant-e-s du monde entier ont adopté les objectifs du Millénaire. Ces personnes ont fixé des mesures concrètes pour réduire de moitié la pauvreté dans le monde d’ici 2015. Le temps a passé et aujourd’hui, on est bien loin du compte. Amnesty international est persuadée que ces objectifs ne pourront être atteints que s’ils sont mis en relation avec des obligations des droits humains, qui peuvent être défendues devant la justice. Car pour combattre la pauvreté, il faut s’attaquer à ses racines.
Pour que les choses changent, les dirigeant-e-s mondiaux doivent passer à l’action et faire en sorte chaque individu puisse jouir de la liberté et de la justice

Les Droits économiques sociaux et culturels

En 1948, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme pose les premières marques de la reconnaissance de ces droits.
Cependant cette déclaration n’ayant aucune force obligatoire (on ne peut utiliser cette déclaration pour aller devant un juge), les États membres des Nations Unies ont décidé de créer un acte obligeant tous les États à respecter et mettre en œuvre les droits déclarés en 1948

À la base, un seul texte avait été prévu mais le contexte international de la guerre froide et les différences idéologiques des États ont abouti à l’adoption de deux textes :

  Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PCP)
  Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC)

Ces deux textes, signés en 1966 par l’Assemblée Générale des Nations Unies sont venus attribuer un caractère obligatoire aux droits énoncés dans la déclaration Universelle des droits de l’homme.

  Le pacte international relatif aux droits civils et politiques reconnaît le droit à la vie, à la liberté, à la sécurité, la liberté de croyance, la liberté d’expression, le droit de réunion pacifique, les droits judiciaires (ex : présomption d’innocence, droit à un avocat), l’interdiction de la torture et de l’esclavage,…
  Le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels reconnaît le droit au travail, à des conditions de travail justes et favorables, à un niveau de vie suffisant, le droit à la santé, à l’éducation, à une nourriture suffisante, à l’eau, à la famille,…

Au cas où le-a juge de votre pays refuserait de respecter un des droits inscrits dans la DUDH, vous pouvez toujours porter plainte contre votre nation auprès d’un juge international. Pour que ce soit possible, ces deux textes doivent être accompagné d’un texte qu’on appelle le protocole facultatif.
Depuis 1966, le PCP détient son protocole
En revanche pour le PIDESC, il faudra attendre presque 60 ans pour voir apparaître son annexe qui sera ouverte à la signature le 24 septembre 2009.

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Tu peux aussi consulter/télécharger le document "Quels droits possédons-nous ?" en cliquant sur l’image.

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