Un verdict historique...

Thomas Lubanga, ancien chef d’un groupe armé en République Démocratique du Congo a été reconnu coupable le 17 mars dernier d’avoir utilisé des enfants dans le cadre d’un conflit armé par la Cour Pénal Internationale. En voici un peu plus sur cette journée à marquer d’une pierre blanche.

Fondateur présumé de l’Union des patriotes congolais (UPC), Thomas Lubanga en a été le président, ainsi que le commandant en chef de son aile militaire, les FPLC (Forces Patriotiques pour la Libération du Congo).

À la tête des FPLC, Thomas Lubanga a enlevé et enrôlé de force des enfants, violant ainsi de nombreux droits humains. Il a aussi eu recours à la violence sexuelle contre des fillettes et jeunes filles enlevées, parmi lesquelles des enfants soldats, et d’autres civils, mais n’a malheureusement pas été inculpé pour cela, privant ainsi potentiellement de justice et de réparations de nombreuses autres victimes.

Toutefois, le 17 mars 2006, Thomas Lubanga Dyilo est devenu la première personne appréhendée à la suite de l’émission d’un mandat d’arrêt par la Cour Pénal International. Son procès s’est ouvert le 26 janvier 2009.

Qu’est ce que la Cour Pénal International
La Cour Pénal International, aussi appelée CPI, a été créée le 1er juillet 2002 par les Nations Unies (ONU). Elle se situe à La Haye au Pays Bas, et a pour but de juger les personnes accusées de crime de guerre, crime contre l’humanité et/ou de génocide. Aujourd’hui, 120 pays reconnaissent l’autorité de la CPI et ont signé et ratifié le Statut de Rome, document qui créa la CPI.

Dix ans après sa création, la Cour pénale internationale a donc reconnu Thomas Lubanga Dyilo coupable d’avoir recruté et utilisé des enfants soldats dans un conflit armé.

Cette décision est historique car c’est la première fois que la CPI condamne quelqu’un, mais c’est aussi la première qu’une personne est reconnue coupable d’avoir utilisé des enfants soldats.

Cette décision vient donc mettre fin à l’impunité qui sévit chez les groupes armés qui en utilisant des enfants soldats, bafouent les droits des enfants.

“Le jugement prononcé aujourd’hui fera réfléchir ceux qui, à travers le monde, se rendent coupables du terrible crime consistant à utiliser et maltraiter des enfants, sur les champs de bataille et ailleurs.”</

Michael Bochenek, directeur chargé du droit et de la stratégie politique à Amnesty International.quote>

Il faut donc se réjouir de cette nouvelle et espérer que ce procès ne reste pas l’unique procès condamnant l’utilisation d’enfants soldats.

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