Il est temps que justice soit rendue L’impunité doit cesser

Lorsque qu’un crime est commis en Belgique, tu sais que tu peux porter plainte.
Si tu portes plainte et que le coupable est retrouvé, il sera jugé et condamné selon la gravité de ses actes.
En République démocratique du Congo, ce n’est pas le cas. Me ?me si le recrutement d’enfants de moins de 15 ans est un crime de guerre, il reste trop souvent impuni.

En RDC, ne pas être puni pour des crimes commis est assez fréquent. Souvent des leaders de groupes armés peuvent vivre librement et ce même s’ils ont des crimes atroces comme des viols, l’utilisation d’enfants soldats, des meurtres,...

Ce manque de justice a des conséquences désastreuses sur la vie des gens qui vivent dans la peur sans que justice soit faite. Sans oublier les coupables qui peuvent vivre en toute liberté.

TÉMOIGNAGE DE MAMY, MEMBRE DU BVES ET DÉFENSEUR DES DROITS DE L’ENFANT EN RDC

Une jeune fille de 12 ans, enrôlée de force par un groupe armé et esclave sexuel d’un chef du groupe de 46 ans son aîné, a subit tant de violences qu’elle était entre la vie et la mort. Grâce au travail du BVES, elle finit par arriver au CTO dans un état critique. Soignée à l’hôpital Panzi pour fistules et autres vices corporels, elle a du être sous protégée car le chef armé craignait qu’elle ne témoignage contre lui. Le BVES avec l’aide du CICR recherche sa famille qui une fois trouvée avait déjà fait son deuil et donc refuse de venir de venir la voir à Bukavu.
Après quelques tentatives, le chef armé arrive finalement par tromper les surveillants de l’hôpital en se faisant pas son oncle. Il part avec la fillette. Mais voulant voler une mobylette, il se fait arrêter par des jeunes de rue (dont un l’a reconnu) qui l’empêchent de partir. La MONUSCO et l’UNICEF avertis, le chef se fait arrêté et est condamné à 25 ans de prison.
Mais quelques jours après son arrestation, des membres de son groupe armé décident de venir le libérer et après une bataille acharnée avec les gardes de la prison, le chef arrive à s’évader.
Aujourd’hui, le chef est toujours en liberté et personne ne sait où il se trouve. Le BVES reste sur ses gardes et craint qu’il ne revienne et tente à nouveau de kidnapper la fillette. Le BVES reste en contact avec les leaders communautaires pour tenter de le retrouver.

Pourtant il existe au moins deux outils importants pour que justice soit faite :

  • le Statut de Rome qui a mis en place la Cour pénale internationale (CPI). La CPI est une juridiction permanente chargée de juger les personnes accusées de génocide, crime contre l’humanité et crime de guerre. Le tribunal se trouve à La Haie (Hollande) ;
  • les sanctions et actions possibles décrétées par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

Ceci sans compter les conventions internationales qui sont là pour protéger les enfants du recrutement telles que la Convention internationale relative aux droits de l’enfant ou le Protocole facultatif concernant l’implication des enfants dans les conflits armés.


Les outils existent mais sont-ils utilisés à leur pleine capacité ? Jusqu’à maintenant, peu de procès ont mis en cause des recruteurs.

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    Thomas Lubanga

    Actuellement, il y a celui de Thomas Lubanga accusé par la CPI d’avoir commis des crimes de guerre, soit le recrutement d’enfants en Ituri en République démocratique du Congo (RDC), entre septembre 2002 et août 2003.

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    Bosco Ntaganda

    Bosco Ntaganda, à la tête du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), un groupe armé et une organisation politico-militaire congolaise, qui fait pourtant l’objet d’un mandat d’arrêt par la CPI pour les mêmes crimes de guerre que Thomas Lubanga, semble jouir malgré tout de la pleine confiance des gouvernements de la République démocratique du Congo et du Rwanda.

1, 2, 3 ACTION

Écris au président de la RDC et demande-lui de mettre en place un système judiciaire solide grâce auquel les personnes ayant commis des crimes sur des enfants soient jugés et punis.

À QUI ÉCRIRE ?

Monsieur le Président de la République
Palais de la Nation
Gombe
Kinshasa

MODÈLE DE LETTRE

Monsieur le Président,

Je m’appelle...... et je suis élève à l’école...... en Belgique.

Je m’inquiète du fonctionnement du système judiciaire qui est actuellement utilisé en RDC. De nombreuses personnes ayant commis des crimes, notamment celles qui ont participer au recrutement et à l’utilisation des enfants enfants, sont aujourd’hui encore impunies.

Je vous appelle donc à procéder à une réforme complète du système judiciaire pour que les crimes et violations des droits humains passés et présents soient jugés et à faire ainsi de la lutte contre l’impunité une priorité.

Je vous encourage également à mettre en place un processus visant à réformer profondément le système judiciaire congolais dans le respect des normes internationales relatives aux droits humains.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération.

NOM, PRÉNOM
ÉCOLE
ADRESSE.

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