Témoignages de trois Danoises victimes de violences sexuelles

Un rapport sexuel sans consentement est un viol. C’est aussi simple que cela. Ou tout du moins, cela devrait l’être. En réalité, quand on se penche sur les faits, on se rend compte que de nombreux pays définissent la notion de viol sans même évoquer le consentement, se basant plutôt sur des éléments comme le recours à la violence ou encore la menace de la violence.
Le Danemark fait partie de ces pays, ce qui conduit de nombreuses victimes à ne pas rapporter des faits.

Le Danemark envisage le viol sous l’angle du recours à la violence physique, à la menace à la contrainte ou encore à l’incapacité de la victime à résister.

Cela entraîne des difficultés pour les victimes qui souhaitent dénoncer ces infractions, en particulier lorsqu’elles connaissent l’agresseur, puisque les faits ne sont pas toujours accompagnés d’une violence que l’on peut prouver. La grande majorité des viols ne sont ainsi pas dénoncés, et ceux qui le sont aboutissent très peu souvent à une condamnation.

Donner son consentement, c’est donner une autorisation, un accord. Il faut s’assurer que la personne avec qui l’on souhaite avoir un rapport sexuel le veut également. Le consentement doit être l’expression d’un choix libre et volontaire pour toutes les personnes concernées.

Liva rapporte que « Peut-être que ce ne serait pas arrivé si la loi avait été différente. »

Liva a mis longtemps avant de se rendre compte de ce qui lui était arrivé, elle était trop gênée et ne voulait pas se rappeler. Malgré sa tentative pour repousser son agresseur, elle s’est trouvée impuissante face à lui.

Elle n’a jamais envisagé de contacter la police, craignant que la loi ne serait pas de son côté puisqu’il n’y avait pas eu de violence physique.

Liva a décidé de raconter son histoire à un journal, et a été soulagée de pouvoir enfin la partager.

Kristine est une journaliste, conseillère en communication et militante qui a déclaré un viol en 2017. À l’issue du procès, l’homme qu’elle a accusé a été acquitté.

Elle se bat pour une modification de la loi danoise et pour l’amélioration de l’accès à la justice pour les victimes.

« Nous exigeons le respect et la justice ! », soutient Kristine.

Emilie a également vécu une expérience similaire, elle a subi une agression sexuelle et s’est rendue au poste de police directement après les faits.

Elle a le sentiment que le système judiciaire danois ne l’a pas aidée, et que la procédure a même aggravé la situation.

Elle fait désormais campagne au Danemark pour que la loi soit modifiée.

Depuis ces témoignages, le gouvernement danois s’est engagé à modifier la législation relative au viol. C’est en grande partie grâce à l’action et à la mobilisation des victimes que la définition du viol devrait être modifiée dans la loi danoise, afin d’y faire entrer la notion de consentement.

Découvre l’intégralité de ces témoignages ici.

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