Des témoignages pour aborder les stéréotypes liés au viol

De nombreux stéréotypes liés au viol persistent toujours : « les viols sont commis par des inconnus », « ils ont lieu par le recours à la violence », « la victime est responsable de l’agression ».
Leurs conséquences sont une banalisation du viol et une culpabilisation de la victime. Un sondage d’Amnesty International et SOS-Viol réalisé en 2019 montre à quel point ces stéréotypes sont ancrés.
Découvre des témoignages qui dénoncent et déconstruisent les différents stéréotypes autour de la question des agressions sexuelles.

Stéréotype n°1 : « Il existe un "devoir conjugal" qui oblige les membres d’un couple à avoir des relations sexuelles »

« Azmina » a été violée par son petit ami en 2010, quand elle avait 18 ans. Elle a eu beaucoup de mal à reconnaître que ce qui lui est arrivé est un viol.
« Je n’ai pas réalisé que c’était un viol puisque c’était mon petit-ami. Cela m’a pris plusieurs mois avant de réaliser que j’avais été victime d’un viol. »

Rappelons que le viol conjugal est puni par la loi belge depuis 1989.

Stéréotype n°2 : « Le viol a lieu dans une ruelle sombre et est commis par un inconnu »

Cette idée selon laquelle l’agresseur est un inconnu qui agit de nuit, dans une ruelle sombre et déserte est un mythe qui ne correspond pas à la réalité des faits dans la grande majorité des cas.

En Finlande, Laura raconte son image du « vrai » viol : « J’admets que j’ai moi-même eu peur de, ou imaginé que le viol est une attaque dans un parc. Et cela m’a fait réfléchir — après ma propre expérience — à “Qu’est-ce que le viol ?” ».

Stéréotype n°3 : « Un viol a lieu sous l’usage de la violence »

Helen se rappelle les entretiens avec la police au cours desquels les questions étaient principalement tournées vers l’usage de la violence.
« Pendant le premier entretien, l’officier de police me demandait “Est-ce que vous avez dit non ? Est-ce que vous avez dit non dans l’ascenseur ? “... En particulier des questions sur la lutte, “Est-ce que vous vous êtes défendue ?” ».

Stéréotype n°4 : « Seuls les hommes commettent des viols »

Cette affirmation est vraie dans la majorité des cas, mais pas dans la totalité. C’est ce dont témoigne Susanne qui a été violée par une femme et qui a raconté à Amnesty International : « J’ai rencontré un docteur qui au début a pris la chose très sérieusement, mais quand il a réalisé que l’agresseur était une femme, il a commencé à banaliser la chose. Il m’a fait douter du fait que c’était réellement arrivé. J’ai commencé à me demander si je devais pas juste accepter les faits. »

Stéréotype n°5 : « La victime est au moins partiellement responsable de son agression »

Beaucoup de personnes estiment encore qu’il existe des circonstances atténuantes qui peuvent « justifier » un viol, ou au moins le rendre moins condamnable. Il peut s’agir du «  comportement provocant » de la victime, du fait qu’elle n’a pas encore dit non ou encore qu’elle se soit rendue volontairement chez le violeur. Pourtant, rien ne peut justifier un viol !

Tina témoigne dans ce sens, « Au tribunal, on me demandait tout le temps ce que j’avais fait de mal, pourquoi je n’avais pas empêché le viol. Combien j’avais bu, pourquoi je n’ai pas demandé de l’aide, pourquoi je n’ai pas appelé un taxi.  »

Ces témoignages nous permettent de réfléchir aux stéréotypes liés au viol qui sont toujours profondément ancrés dans notre société et de les déconstruire.

Découvre-les en intégralité ici.

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