Grève mondiale pour le climat : acte 2 !

Le 24 mai, à la veille des élections, plus de 7500 jeunes se sont mobilisés à Bruxelles à l’occasion de la deuxième grève mondiale pour le climat.
Objectif ? Envoyer un message fort au prochain gouvernement belge mais aussi aux parlementaires européens qui devront mettre en place une politique environnementale ambitieuse.

Changement climatique et droits humains

Avant de revenir en photos sur la marche, sais-tu qu’il existe des liens étroits entre les droits humains et la crise climatique ?

« Le changement climatique est une affaire de droits humains non seulement en raison de ses conséquences dévastatrices entravant l’exercice des droits humains, mais également car il s’agit d’un phénomène provoqué par l’humanité et que les gouvernements peuvent atténuer. »
Kumi Naidoo, secrétaire général d’Amnesty International

En effet, le changement climatique a des effets dévastateurs sur les droits humains, et plus particulièrement sur le droit à la vie, à la santé, à l’alimentation, à l’eau, au logement et aux moyens de subsistance. Ces effets s’accentueront à l’avenir et les inégalités sociales s’amplifieront, surtout si nous ne respectons pas les recommandations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), dont le dernier rapport alarmant est paru en octobre 2018. De celui-ci ressort surtout l’importance de ne pas dépasser un réchauffement des températures de 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels.

Pour atteindre cet objectif et éviter la catastrophe, les émissions de gaz à effet de serre doivent être réduites de moitié par rapport aux niveaux de 2010 à l’horizon 2030. Les États et les entreprises doivent prendre des mesures immédiates pour changer de cap, et ainsi garantir le respect des droits humains. Actuellement, les gouvernements sont assez inactifs face au changement climatique, malgré l’abondance de preuves scientifiques. Cela pourrait constituer la plus grave violation intergénérationnelle des droits humains de toute l’histoire.

« Il est urgent de mettre les êtres humains et les droits humains au cœur des discussions sur le dérèglement climatique. Pour Amnesty International et d’autres organisations de défense des droits humains, cela veut dire qu’il faut demander des comptes aux États qui ne font rien contre le changement climatique, comme nous le faisons avec ceux qui ne respectent pas les droits humains. »
Chiara Liguori, conseillère politique en matière d’environnement et de droits humains à Amnesty International

Amnesty appelle donc les gouvernements à :

 Faire tout leur possible pour contribuer à empêcher la hausse des températures d’atteindre 1,5 °C ;
 Réduire leurs émissions de gaz à effet de serre à zéro à l’horizon 2050 au plus tard. Les pays riches doivent atteindre cet objectif plus rapidement. D’ici à 2030, les émissions mondiales doivent avoir été réduites de moitié par rapport à leur niveau de 2010 ;
 Cesser d’utiliser des carburants fossiles (charbon, pétrole, gaz) dans les meilleurs délais ;
 Veiller à ce que les actions climatiques soient menées de manière à ne pas bafouer les droits humains et à réduire plutôt qu’accroître les inégalités ;
 S’assurer que chacun, en particulier les personnes affectées par le changement climatique ou la transition vers une économie sans combustibles fossiles, bénéficie d’informations complètes sur les événements et puisse participer aux décisions concernant son avenir ;
 Travailler en coopération afin de partager la charge du changement climatique : les pays riches doivent aider les autres.

7500 jeunes plus chauds que le climat !


La grève mondiale pour le climat du 24 mai débutait à 13h00, depuis la gare centrale de Bruxelles. L’ambiance était au rendez-vous et les jeunes avaient préparé de nombreuses affiches et banderoles avec des messages tantôt humoristiques, tantôt revendicateurs :
« Save the earth, it’s the only planet with chocolate »
« If the climate can change, why can’t we ? »
« I am no longer accepting the things I cannot change »
.


Au moment du départ, les jeunes chantaient avec force et conviction :
« What do we want ? »
« Climate justice ! »
« When do we want it ? »
« NOW ! »


En première ligne, Adelaïde Charlier, porte-parole francophone du mouvement Youth for Climate mais aussi membre d’un groupe-école Amnesty et Déléguée Jeune de la section belge francophone d’Amnesty auprès de l’Assemblée mondiale d’Amnesty


« On est plus chauds, plus chauds, plus chauds que le climat ! »


Des membres de groupes-écoles Amnesty avaient répondu positivement à l’appel, une fois de plus. Merci à eux !


La marche se terminait à Tour et Taxis, où plusieurs discours ont été prononcés. Quelques artistes ont ensuite pris le relais sur scène, dans le cadre du festival « Make noise for climate  ».

Encore bravo à tous les jeunes qui se sont mobilisés ce jour-là, et aux membres d’Amnesty International. Le combat pour une justice climatique et sociale continue !

Pour en savoir plus sur les raisons pour lesquelles Amnesty marche aussi pour le climat

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