Les bonnes nouvelles de mars

Ce mois-ci, plusieurs défenseur·e·s des droits humains ont été libéré·e·s, la pression sur les autorités belges pour soutenir les droits des femmes afghanes n’a pas faibli et le rapport annuel d’Amnesty est sorti. Un bon moyen d’en apprendre plus sur les droits humains dans le monde ! N’oublions pas non plus le TVG7 qui a été un réel succès en récoltant plus de 350 000 € pour financer les recherches et actions menées par Amnesty !

Afghanistan, plus de 12 500 signatures remises pour les femmes afghanes

Sais-tu où se trouve l’Afghanistan  ? Ce pays se situe au carrefour entre le Moyen Orient et l’Asie. Il est entouré par l’Ouzbékistan, la Chine, le Tadjikistan, le Pakistan, l’Iran et le Turkménistan.

En 2001, la chute du régime des talibans (des fondamentalistes islamistes regroupés dans une organisation militaire, politique et religieuse) a été suivie d’importants progrès en ce qui concerne les droits des femmes. Ces vingt dernières années, environ 3,3 millions de filles ont eu accès à l’éducation et les femmes ont pu participer activement à la vie politique, économique et sociale du pays.

Mais tout a basculé lorsque les talibans ont reprit le pouvoir en août 2021 ! Les femmes sont à présent soumises à une oppression sans bornes par les talibans et voient leur droits fondamentaux disparaître peu à peu.

Le 23 mars 2022, des représentant·e·s d’Amnesty International ont rencontré Sophie Wilmès, Vice-Première ministre et ministre des Affaires étrangères belge. Ils et elles lui ont remis une pétition signée par plus de 12 500 personnes en Belgique demandant à l’État belge de défendre et de soutenir les droits des femmes et des filles en Afghanistan, ainsi que d’en faire une priorité. La même pétition, qui totalise au niveau mondial plus de 80 000 signatures, sera remise également à divers gouvernements.

Royaume-Uni/Iran, Nazanin Zachari-Ratcliffe et Anoosheh Ashoori sont libres !

Ces deux Irano-Britaniques ont été arrêté·e·s en Iran en 2016 et en 2017 lors d’une visite de famille dans le pays et détenu·e·s en prison pendant des années sur base de fausses accusations liées à la sécurité nationale. Aujourd’hui, Nazanin et Anoosheh sont libres et ont pu rejoindre le Royaume -Uni.

Être emprisonné·e à cause d’accusations sans preuves liées à la sécurité nationale est une tactique courante en Iran. « Il est clair que, depuis des années, les autorités iraniennes ciblent des ressortissant·e·s étranger·e·s au moyen de fausses accusations liées à la sécurité nationale dans le but d’exercer des pressions diplomatiques. Aussi est-il plus important que jamais que le Royaume-Uni travaille de manière multilatérale pour combattre cette pratique insidieuse », a déclaré Sacha Deshmukh, directrice générale d’Amnesty International Royaume-Uni.

Le gouvernement britannique doit renouveler sans délai ses appels en faveur de la libération des ressortissants britanniques Morad Tahbaz et Mehran Raoof, qui continuent de vivre un calvaire similaire à celui de Nazanin et Anoosheh.

Guatemala, Bernardo Caal Xol est libre !

Bernardo Caal Xol est un défenseur des communautés indigènes Maya Q’eqchi. Il était emprisonné depuis un peu plus de quatre ans pour s’être opposé à la construction d’un projet hydroélectrique sur la rivière de Cahabón, dans le département d’Alta Verapaz, au nord du Guatemala. Les activistes d’Amnesty International ont massivement agi pour obtenir sa libération et aujourd’hui, il est libre !

Les personnes qui défendent l’environnement sont particulièrement menacées dans les pays d’Amérique Latine. Elles sont souvent confrontées à des menaces, de l’intimidation voire parfois même des meurtres. Certaines sont aussi poursuivies en justice sur la base de fausses accusations et condamnées à des peines d’emprisonnement. Le but des autorités est de les intimider et les faire taire. Dans les pays d’Amérique Latine, s’opposer à un projet d’exploitation des ressources naturelles (barrage, déforestation, exploitation des sols...), c’est mettre sa vie en danger.

Bernardo Caal Xol a été libéré le 24 mars 2022, bien avant la fin de sa peine de prison. Il faisait partie des personnes mises en avant dans le cadre du marathon des lettres Écrire pour les droits organisé chaque année par Amnesty International. Cette libération est un bel exemple qu’ensemble, on peut faire changer les choses !

Chine, l’avocat et défenseur des droits humains Yu Wensheng est libre

Yu Wensheng est un avocat chinois spécialisé dans la défense des droits humains. Il a été libéré le 1er mars, après quatre ans de prison.

Condamné en juin 2020 à quatre ans de prison suite à un procès secret pour « subversion du pouvoir de l’Etat », une accusation mensongère, il était détenu depuis janvier 2018. Il dit avoir été torturé en prison.

Même si il est libre aujourd’hui, nous savons que le gouvernement chinois a l’habitude de s’en prendre aux défenseur·e·s des droits humains même après leur sortie de prison. Ensemble, continuons à nous mobiliser contre les mesures d’intimidation et de surveillance que le gouvernement chinois inflige aux défenseur·e·s des droits humains !

Salvador, libération de Elsy condamnée pour avoir fait une fausse couche

Au Salvador, l’avortement est illégal en toutes circonstances.

En juin 2011, Elsy a demandé de l’aide après avoir fait une fausse couche au Salvador. À cause de ça, elle a été accusée d’avoir interrompu sa grossesse, a été arrêtée et condamnée à 30 ans de prison pour homicide aggravé.

Après 10 ans de prison et une forte mobilisation, elle a été libérée début mars et a pu rejoindre ses proches au Salvador.

Choisir d’avorter est un droit fondamental. Un droit des femmes qu’il faut protéger ! Criminaliser l’avortement ne l’empêche pas, il devient seulement moins sûr. Cette interdiction met la vie des femmes en danger.

L’avortement n’est pas un crime, il sauve des vies ! Amnesty International se mobilise donc pour protéger le droit à l’avortement.

Arabie saoudite, Raif Badawi est libre !

Raif Badawi est un militant saoudien qui a été arrêté en juin 2012 et condamné en mai 2014 à 10 ans de prison en Arabie saoudite. Il a finalement été libéré le 11 mars 2022.

Mais qu’est-ce que les autorités saoudiennes reprochaient à Raif Badawi ? Il a été accusé d’avoir créé un forum en ligne de débat public nommé « Libérez les libéraux saoudiens » dans lequel il aurait «  insulté l’islam ». Il ne s’agissait pourtant que d’un site internet consacré au débat social et politique dans lequel il appelait simplement à la fin de l’influence de la religion sur la vie publique. Raif Badawi a donc été emprisonné simplement pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion.

En plus de sa peine d’emprisonnement, il a été condamné à une interdiction de voyager et d’utiliser les médias sociaux pendant 10 ans après la fin de sa détention, à une amende de 1 million de riyals saoudiens (environ 226 000 euros), et à 1000 coups de fouet.

Dès son arrestation en 2012, Amnesty International a déclaré que Raif Badawi était un prisonnier d’opinion et n’a cessé d’agir en sa faveur en exigeant sa libération immédiate et sans condition. Si il a été libéré, il lui est toujours interdit de quitter le pays pour une durée de 10 ans et ne peut donc pas rejoindre son épouse et ses enfants qui vivent au Canada.

Aujourd’hui, Amnesty appelle les autorités de l’Arabie saoudite à lever immédiatement et sans condition l’interdiction de voyager et toutes les autres conditions de libération imposées à Raif Badawi.

Belgique, record battu pour le #TéléVidéoGames : plus de 350 000 € collectés pour Amnesty

Mais le TéléVidéoGames, c’est quoi ? Un marathon de gaming caritatif organisé chaque année par Les Players du Dimanche qui s’associent à une ONG qu’ils veulent soutenir en récoltant des dons.

Cette année, Les Players du Dimanche se sont associé·e·s à Amnesty International pour la 7ème édition, surnommée le TVG7. Pendant 75 heures non-stop, 45 gameur·euse·s francophones provenant de différentes régions du monde (Belgique, France, Suisse, Canada, la Réunion, etc.) étaient en directe via la plateforme Twitch pour récolter un maximum de dons. Le TVG7 était aussi une occasion d’aborder en direct diverses thématiques relatives aux droits humains par le biais d’interventions et d’interviews d’expert·es et de témoins.

Malgré des cyberattaques répétées pendant l’évènement, le TVG7 a été un réel succès ! Amnesty et Les Players du Dimanche ont lancé le #GameIsNotOver. Ils ont protégé le système de sécurité et ont fait explosé le record de l’année passée en récoltant plus de 350 000€ ! Merci à toutes les personnes qui ont rendu cet évènement inoubliable et qui va permettre de financer de nombreuses recherches et actions pour défendre les droits humains.

Rapport annuel 2022 : pouvoir et profits avant les personnes

Quoi, tu n’as pas entendu parler du rapport annuel d’Amnesty ? T’inquiète pas, on est là pour t’en parler !

Chaque année, Amnesty international publie un rapport sur la situation des droits humains dans le monde. Tu peux découvrir par pays, les progrès et les luttes pour les droits humains.

Si le titre du rapport en dit déjà beaucoup sur la situation dans le monde, ne te décourage pas !

Car c’est en commençant par faire des recherches sur le terrain, regrouper des informations et informer la population, que nous pouvons nous mobiliser pour faire pression sur les gouvernements pour faire changer les choses.

Alors consulte le rapport et rejoins-nous sur le site d’Amnesty ou sur nos réseaux sociaux pour t’engager en signant des pétitions une fois informé·e !

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