Les bonnes nouvelles de janvier

2021 connaît déjà son lot de bonnes nouvelles. Le combat continue, mais il porte ses fruits ! Découvre les avancées positives de ce mois de janvier...

La justice britannique décide la non-extradition d’Assange

Julian Assange est un lanceur d’alerte, accusé par les États-Unis d’avoir publié des documents classés secrets sur le site de Wikileaks, dont il est le fondateur. Suite à son arrestation au Royaume-Uni en 2019, les États-Unis ont immédiatement demandé son extradition (qu’il soit envoyé aux Etats-Unis pour être jugé).

Julian Assange risquait d’être jugé pour 18 chefs d’inculpation : 17 au titre de la Loi relative à l’espionnage et un au titre de la Loi relative à la fraude et à la délinquance informatiques. Il y aurait également été confronté à un risque élevé de graves violations des droits humains, notamment des conditions de détention s’apparentant à de la torture et à d’autres mauvais traitements, comme le maintien prolongé à l’isolement. Julian Assange est le premier éditeur à être inculpé au titre de la Loi relative à l’espionnage.

La publication de ces informations est essentielle pour la liberté des médias et du droit des citoyens d’être informés sur les agissements du gouvernement. Divulguer des informations d’intérêt public est protégé par le droit international relatif aux droits humains et ne doit pas être considéré comme une infraction.

En janvier, les juges britanniques ont décidé de ne pas extrader Julian Assange aux États-Unis. Ils ont reconnu qu’en raison de ses problèmes de santé, il risquerait de subir des mauvais traitements au sein du système pénitentiaire américain. Cette décision est une bonne nouvelle pour la liberté des médias. Toutefois, les accusations portées contre lui n’auraient jamais dû être prises en compte. Ces accusations étaient motivées par des considérations politiques et le gouvernement britannique n’aurait jamais dû se prêter autant au jeu du gouvernement américain, qui poursuit sans répit Julian Assange.

Le fait que cette décision de justice soit juste et épargne à Julian Assange l’extradition n’excuse pas le Royaume-Uni de s’être engagé dans un processus motivé par des considérations politiques sur ordre des États-Unis et d’avoir mis la liberté des médias et la liberté d’expression sur le banc des accusés. Cette affaire établit un terrible précédent dont les États-Unis sont responsables et le gouvernement britannique est complice.

En Belgique, Amnesty salue le vote d’une résolution « entreprises et droits humains » au Parlement

Amnesty International salue le vote, le 14 janvier, en séance plénière, par le Parlement fédéral, d’une résolution visant au soutien par la Belgique de l’adoption d’un Traité contraignant de l’Organisation des Nations Unies (ONU) sur les « entreprises et droits de l’homme  » et à la mise en place d’une initiative européenne, laquelle sera contraignante en ce qui concerne le devoir de vigilance pour les entreprises.

«  Cette résolution est une initiative bienvenue, qui pousse le gouvernement à s’engager pour un meilleur respect des droits humains par les entreprises sur le plan international dans le cadre global de leurs activités. Nous encourageons maintenant la Belgique à anticiper le caractère contraignant pour les entreprises du devoir de vigilance sur le plan national en adoptant une loi en la matière », explique Montserrat Carreras, chargée de plaidoyer pour la section belge francophone d’Amnesty International.

Amnesty International milite en effet pour l’adoption d’une loi qui s’applique aux entreprises établies ou actives en Belgique et qui garantisse le respect des droits humains, du droit du travail et des normes environnementales dans le cadre des activités des entreprises et de leurs filiales. Cette loi doit également prévoir la possibilité de poursuivre les entreprises responsables de violations des droits humains et des réparations aux victimes de ces mêmes violations.

Iran : la condamnation à mort d’un mineur annulée

Barzan Nasrollahzadeh est un musulman sunnite, issu de la minorité kurde d’Iran. Il avait 17 ans lorsqu’il a été appréhendé le 29 mai 2010 par des agents du ministère du Renseignement à Sanandaj, dans la province du Kurdistan. Il avait été condamné à mort, reconnu coupable d’« inimitié à l’égard de Dieu » (moharebeh), en raison de « liens avec des groupes salafistes » et de sa « participation à des complots d’assassinats  », après avoir été torturé pour obtenir des aveux et avoir été victime d’une caricature de procès.

De nombreuses personnes se sont mobilisées pour le soutenir. Et cette mobilisation a eu un impact ! Aujourd’hui, il est libre et sa condamnation à mort a été annulée.

La peine de mort recule de plus en plus dans le monde. Le nombre de pays qui ne la pratiquent plus augmente année après année. Cependant, en 2019, 657 exécutions ont malgré tout été recensées, dans 20 pays.

La peine de mort est cruelle et inhumaine. Elle est également discriminatoire et injuste. Trop souvent, les personnes condamnées à mort n’ont en effet pas pu avoir accès à un avocat et n’ont donc pas pu préparer leur défense correctement.

8 manifestants acquittés en République démocratique du Congo

Le 19 décembre, 8 militants appartenant au mouvement de jeunesse Lutte pour le changement (LUCHA) ont été arrêtés à Beni en République démocratique du Congo après avoir organisé une manifestation visant à dénoncer ce qu’ils considèrent comme un manquement, de la part de la force de maintien de la paix des Nations unies, au devoir de protection des civils dans cette zone.

« Les arrestations et poursuites ayant visé ces jeunes militants, qui n’ont rien fait d’autre que demander la protection des civils à Beni, tournent la justice en dérision et constituent une forme de persécution. Cette persécution est contraire à la Constitution de la République démocratique du Congo », a déclaré Sarah Jackson, directrice adjointe pour l’Afrique de l’Est, la Corne de l’Afrique et la région des Grands lacs à Amnesty International.

Le parquet avait requis dix ans de prison, suscitant des réactions indignées. Amnesty international avait demandé dès mardi aux autorités congolaises leur libération "immédiate et sans condition". Bonne nouvelle : ils ont été acquittés par la justice militaire congolaise le 20 janvier 2021.

Hamid et Yalda sont arrivés en Belgique !

Hamid Babaei est un citoyen iranien qui effectuait un doctorat à l’Université de Liège, et qui a été condamné à 6 ans de prison en Iran pour avoir refusé d’espionner des iraniens en Belgique. Il a vécu dans des conditions parfois extrêmement difficiles, qui ont impacté sa santé physique et mentale. Il n’aurait jamais dû passer un seul jour en détention.

Durant ses six années d’emprisonnement, Hamid Babaei a bénéficié d’un soutien exceptionnel en Belgique, notamment des groupes locaux d’Amnesty International, de nombreux étudiants, des recteurs des universités belges francophones et de plusieurs communes de Bruxelles et de Wallonie, dont certaines l’ont officiellement « adopté  ».

Il a été libéré en août 2019, et est désormais de retour en Belgique avec son épouse Yalda.

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