Les bonnes nouvelles de février

Des libérations de défenseurs des droits humains, la dépénalisation de l’avortement en Colombie, l’engagement d’un sportif professionnel pour dénoncer le nom respect des droits humains en Chine et une grande participation au marathon des lettres...S’engager pour les droits humains porte ses fruits !

Arabie saoudite, Dawood al-Marhoon est libre

Arrêté en 2012 pour avoir participé à des manifestations antigouvernementales dans son pays, Dawood al-Marhoon a d’abord été détenu dans un centre pour la réinsertion de mineurs jusqu’à ses 18 ans puis condamné à mort en octobre 2014. Il a finalement été libéré début février 2022 grâce à la mobilisation de nombreuses organisations dont Amnesty International, et grâce à une multitude de signatures de pétitions pour exiger sa libération.

Dawood al-Marhoon est un militant chiite, accusé d’avoir participé à des manifestations contre le gouvernement ou encore, d’avoir attaqué des forces de sécurité.

Son droits à la liberté d’expression a été bafoué. Il a été détenu et condamné sans procès équitable à la peine de mort. Amnesty dénonce et condamne la peine de mort en toutes circonstances, sans exception, quelles que soient la nature du crime commis, les caractéristiques de son auteur et la méthode d’exécution utilisée par l’État. La peine capitale viole le droit à la vie inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Koweït, la loi criminalisant le fait d’« imiter le sexe opposé » est abolie

La décision est tombée le 16 février : la Cour constitutionnelle du Koweït a décidé de supprimer l’article 198 du code pénal. Cet article de loi criminalisait les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes (LGBTI) sous le prétexte de gestes « indécents » et d’« imitation du sexe opposé ». Des « infractions » qui pouvaient les envoyer en prison, ou les obliger à payer des amendes.

La suppression de cette loi qui permettait des arrestations discriminantes, injustes et arbitraires, est une réelle avancée en faveur des droits des personnes LGBTI dans la région. En effet, dorénavant, le gouvernement ne pourra plus arrêter des personnes au motif de leur genre.

Amnesty demande à présent la libération immédiate et sans conditions de toutes les personnes LGBTI encore détenues de manière arbitraire par les autorités du pays.

Tanzanie, victoire pour la liberté de la presse

La loi relative à la liberté de la presse a été abolie le 11 février 2022 en Tanzanie. Petite précision, la Tanzanie est un pays d’Afrique de l’Est qui se situe au sud du continent Africain, le long de l’océan indien.

À cause de cette loi, quatre journaux - Daima, Mawio, Mwanahalisi et Mseto - avaient été interdits de publication, mais le 10 février 2022, les autorités ont annoncé la levée de l’interdiction des quatre journaux.

Les autorités tanzaniennes ont utilisé la Loi sur les services de médias et la Loi relative à la presse, pour fermer des médias indépendants et critiques, leur infliger des amendes ou les suspendre pour avoir publié ou diffusé des informations faisant état de corruption et de violations des droits humains.

Amnesty demande à présent l’abolition de la Loi sur les services de médias pour que les organes de presse indépendants puissent fonctionner librement et faire leur travail sans crainte de représailles. Continuons le chemin vers la liberté de la presse et l’accès à l’information. Ce sont nos droits fondamentaux !

Australie, l’accord avec la Nouvelle-Zélande sur l’accueil des personnes réfugiées est confirmé

Amnesty International Australie a salué le 16 février la confirmation, lors d’une séance de travail au Sénat australien, qu’un accord « de principe » a été conclu avec la Nouvelle-Zélande, afin que celle-ci puisse accueillir chaque année 150 réfugié·e·s se trouvant actuellement dans le système de détention extraterritorial de l’Australie. L’accord est actuellement examiné par le gouvernement néo-zélandais pour approbation finale.

Mostafa (Moz) Azimitabar, un réfugié qui a été détenu en Papouasie-Nouvelle-Guinée, puis dans le lieu dit de détention alternative du Park Hotel, à Melbourne, vers lequel il a été évacué pour recevoir des soins médicaux, a déclaré : « Il s’agit d’un moment absolument historique en Australie. Le pouvoir des gens est plus grand que celui des politiciens. Le gouvernement n’a pas pu résister à ces fortes pressions. C’est notre persévérance qui a permis d’obtenir ce résultat.  »

Le gouvernement australien doit désormais passer à l’action et concrétiser l’accord. La détention de personnes réfugiées ne peut pas perdurer éternellement dans des conditions souvent dégradantes.

Colombie, la dépénalisation de l’avortement

La décision est tombée, la Cour constitutionnelle colombienne a approuvée le 21 février, la décision de dépénaliser l’avortement au cours des 24 premières semaines de grossesse. C’est une grande victoire pour les droits humains et pour le mouvement des femmes en Colombie qui luttent depuis des décennies pour la reconnaissance de leurs droits.

Nous assistons à un élan irrépressible de la marée verte en Amérique latine. Après la légalisation de l’avortement en Argentine l’année dernière et la récente dépénalisation au Mexique, c’est au tour de la Colombie de reconnaitre et protéger les droits des femmes !

Les femmes, les filles et les personnes susceptibles d’être enceintes sont les seules habilitées à prendre des décisions concernant leur corps.

La lutte n’est pas terminée pour pouvoir assurer à toutes un accès sûr, légal et transparent à l’avortement, mais le mouvement des femmes en Amérique latine n’est pas prêt non plus de s’arrêter !

Chine, le geste d’un médaillé d’or aux JO montre l’exemple au monde entier

La Chine utilise les Jeux olympiques pour redorer son image à l’échelle mondiale, détournant nos yeux des graves violations des droits humains commissent dans le pays. Persécution des personnes ouïghoures, enfermement de toutes les opposant·e·s politiques....Les droits humains sont loin d’être respectés !

Mais un champion olympique, Nils van der Poel, a montré l’exemple aux dirigeant·e·s du monde en donnant sa médaille d’or remportée aux Jeux olympiques de Pékin en février, pour protester contre les atteintes aux droits humains en Chine.

L’athlète suédois a donné la médaille à Angela Gui, dont le père, Gui Minhai, est un libraire emprisonné en Chine pour des accusations infondées d’« espionnage ». Angela Gui fait campagne sans relâche pour la libération de son père et affirme avoir été victime d’actes d’intimidation de la part d’agents de l’État chinois.

Comme le déclare Alkan Akad, chercheur sur la Chine chez Amnesty, « Nils van der Poel a été un champion sportif des Jeux olympiques, il est aujourd’hui devenu un champion des droits humains. Sa courageuse décision de prendre position contre la répression de la liberté d’expression menée par la Chine devrait pousser les gouvernements à prendre des mesures face à cette situation urgente ».

Prenons exemple sur Nils van der Poel !

Iran, Mohammad Reza Haddadi ne sera pas exécuté

Après 14 ans à vivre dans une angoisse extrême pour savoir quand il allait être exécuté, Mohammad Reza Haddadi a finalement échappé à la peine de mort.

Mohammad Reza Haddadi avait été condamné à mort en 2004 en Iran pour une infraction commise alors qu’il avait 15 ans et des aveux obtenus sous la contrainte. Son exécution a été programmée et annulée six fois !

Nous ne pouvons qu’imaginer la torture psychologique et physique de vivre en attendant son exécution. Si Mohammad Reza Haddadi a échappé à la peine capitale, la lutte continue !

L’Iran doit abolir la peine de mort ! Notamment contre les mineur·e·s.

La Norvège devrait introduire un pronom non-genré dans le dictionnaire

La Norvège a annoncé début février son projet d’introduire dans le dictionnaire, un nouveau pronom pour la troisième personne du singulier.

Nous avons déjà le pronom masculin (« han » en norvégien - « il » en français) et le pronom féminin (« hun » en norvégien - « elle » en français). Le nouveau et troisième pronom serait « hen », un pronom non-genré.

Une alternative donc pour les personnes qui ne se reconnaitraient ni dans le genre féminin ou ni dans le masculin. C’est également une reconnaissance des identités de genre non-binaires. Il est probable que le pronom entrera dans les dictionnaires norvégiens avant la fin de l’année.

Marathon des lettres 2021 : 194 706 mercis !

Pour finir les bonnes nouvelles du mois de février, nous tenons à dire un grand merci à toutes les personnes qui ont participé au marathon des lettres ! Pendant le mois de février, nous avons rassemblé toutes les lettres et les signatures de pétition pour les adresser directement aux autorités concernées !

Si tu lis ce dossier et que tu ne vois pas de quoi on parle, on t’explique !

Le marathon des lettres, c’est un marathon mondiale qui a lieu chaque fin d’année en décembre pour soutenir 10 personnes en danger dont les droits humains sont bafoués. Amnesty International identifie, dans le monde, 10 personnes ou groupes de personnes menacées et mobilise tous ses sympathisant·e·s pour écrire des lettres en leur faveur à destination des autorités concernées.

En écrivant des lettres et en signant des pétitions, tu fais pression avec nous, auprès des autorités concernées. Tu les met toi-aussi, devant leur responsabilité.

Alors l’année prochaine, fais front avec nous pacifiquement pour défendre les droits humains !

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