Les bonnes nouvelles de mai

Des libérations en Égypte, une Pride qui célébrait les droits des personnes LGBTI+ en plein centre de Bruxelles, des avancées pour les droits des femmes...Des victoires et de l’espoir pour continuer nos combats !

Inde, Amnesty salue la suspension temporaire de la loi sur la sédition par la Cour suprême

La sédition en Inde est définie comme « tout acte ou tentative visant à susciter la haine, le mépris ou [...] le mécontentement à l’égard des pouvoirs publics  ».

La loi sur la sédition en Inde fut beaucoup utilisée par les autorités indiennes de manière abusive pour harceler, intimider et persécuter des défenseurs des droits humains, des militant·e·s, des journalistes, des étudiant·e·s, des réalisateur·rice·s, des chanteur·euse·s, des acteur·rice·s et des écrivain·ne·s qui ne font qu’exercer pacifiquement leur droit à la liberté d’expression. Cette législation a été employée comme outil de répression politique par les gouvernements successifs. Les autorités présentaient donc les activités des défenseur·e·s des droits humains et des autres personnes comme des appel à la révolte face aux autorités afin de les faire taire quand leurs discours ne leur convenaient pas. Il n’était donc pas possible pour ces personnes d’user de leur droit à la liberté d’expression.

En mai, la Cour suprême indienne a ordonné aux autorités de s’abstenir temporairement d’utiliser cette loi relative à la sédition et de suspendre tous les procès, les procédures d’appel et les poursuites liés à cette loi.

C’est un pas dans la bonne direction pour protéger et promouvoir le droit à la liberté d’expression. Mais tant que la Loi relative à la sédition ne sera pas supprimée, les défenseur·e·s des droits humains et les autres personnes dénonçant la répression, courront le risque d’être sanctionné·e·s. Il faut donc à présent que la Cour suprême supprime définitivement cette loi !

Soudan du Sud, une mesure positive pour lutter contre les violences sexuelles liées au conflit

Le savais-tu ? Une guerre civile a éclaté début 2013 au Soudan du Sud. Cette guerre oppose les deux principaux clans du pays : les dinkas, l’ethnie du président Salva Kiir, et les Nuers, l’ehtnie du vice-président Rieck Machar. Depuis le début du conflit, une grande majorité de la population n’a plus confiance dans le gouvernement et se tourne vers les organisations non gouvernementales (ONG) présentent sur le terrain depuis des années pour leur venir en aide. Aujourd’hui, malgré la signature d’un accord de paix en septembre 2018, le nombre de personnes blessées par balle reste extrêmement élevé et la situation humanitaire très préoccupante ! C’est un conflit qui a ravagé le pays et fait déplacé des millions de personnes qui vivent encore aujourd’hui dans des camps.

Le 18 mai 2022, Amnesty International a publié un rapport intitulé « If you don’t cooperate, we’ll gun you down » : conflict-related sexual violence and impunity in South Sudan », qui révèle que des violences sexuelles liées au conflit sont commises de façon persistante dans tout le pays et que les armes à feu sont souvent utilisées pour favoriser ces violences.

Quelques jours plus tard, le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé de prolonger d’un an l’embargo sur les armes imposé au Soudan du Sud. Ce qui est donc une mesure positive pour endiguer le flux d’armes qui sont utilisées pour commettre ou faciliter des crimes de guerre et des atteintes aux droits humains, dont des violences sexuelles liées au conflit.

Égypte, le journaliste Mohammed Salah est libre

Nous l’avons appris en mai : après deux ans et demi de prison injustifiés, le journaliste Mohammed Salah a été libéré !

Le 24 avril 2022, les autorités égyptiennes ont libéré le journaliste Mohamed Salah qui était détenu arbitrairement depuis 29 mois sans jugement ni accusation officielle, uniquement pour avoir exercé pacifiquement ses droits humains.

Il reste encore des centaines d’autres journalistes et défenseur·e·s des droits humains en prison en Égypte. Pourquoi ? Pour avoir parlé en faveur de plus de libertés, dénoncé les terribles actes de mauvais traitements, tortures du gouvernement. Tout simplement pour avoir exigé la liberté d’expression. Continuons le combat !

Pride à Bruxelles

Chaque année, des Prides ou Marches des fiertés sont organisées dans de nombreux pays du monde pour célébrer les droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans, intersexes, queers et asexuelles (LGBTQIA+) mais en raison du Covid et du confinement, au cours des deux dernières, aucune Pride n’a pu se tenir en Belgique.

Mais, le 21 mai 2022, c’était à nouveau la « Brussels - Pride » ! Le slogan du cortège d’Amnesty dans la Pride cette année était « Together we win ! ».

Après deux ans sans Pride, la célébration des droits des LGBTQIA+ a été un véritable succès ! Sous un soleil éclatant, nous avons chanté, crié et célébré les victoires dans le combat pour ces droits depuis 2020.

Nous te partageons ci-dessous quelques exemples des bonnes nouvelles dans ce domaine qui figuraient sur nos pancartes.

Au Botswana, les relations entre personnes de même sexe ont été dépénalisées ! Les Suisses ont voté massivement OUI au référendum sur le mariage entre personnes de même sexe ! La France a enfin passé une loi bannissant les thérapies de conversion ! Des étudiant·s·s turc·ques qui avaient été condamné·e·s pour avoir organisé une Pride ont été acquitté·e·s ! Et il y a bien sûr plein d’autres victoires que nous avons célébrées.

Égypte, Ibrahim Ezz El Din a été libéré de prison !

La vie d’Ibrahim Ezz El-Din a basculé le 11 juin 2019. Ce soir-là, il rentrait tranquillement chez lui lorsque quatre agents des forces de sécurité l’ont encerclé puis arrêté. Aucune nouvelle concernant sa situation n’a été délivrée durant 167 jours. Lorsque sa famille et ses avocats ont finalement eu de ses nouvelles, en novembre 2019, ils ont appris qu’il était inculpé pour son travail pacifique et légitime de défense des droits humains. Amnesty s’est engagée pour lui lors du Marathon des lettres Écrire pour les droits 2019.

Il aura passé trois ans en prison pour avoir critiqué la politique de logement des autorités égyptiennes. Ses conditions de détention ont été décrites comme inhumaines et dégradantes.

Il a finalement été libéré en avril 2022. Sa libération a été possible grâce à l’engagement et le combat mené par toutes les personnes qui se sont mobilisées lors du Marathon des lettres 2019 et grâce à la pression maintenue par Amnesty pour exiger sa libération.

Espagne, intégration de la notion de consentement dans la loi contre le viol

En mai, les député·e·s espagnol·e·s ont voté un texte qui durcit la loi contre le viol en introduisant la notion de consentement explicite correspondant au mantra féministe « Solo si es si », seul un oui est un oui qui fait référence à la notion de consentement pour juger un viol.

L’Espagne ajoute ainsi la nécessité de consentement sexuel explicite à la loi contre le viol. Ce texte permet de considérer que tout acte sexuel non consenti de manière claire pourra être considéré comme un viol. C’est une avancée pour les lois contre le viol et les droits des femmes.

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