Égypte : Libération du prisonnier d’opinion Alaa Abdel Fattah

L’activiste anglo-égyptien Alaa Abdel Fattah, est enfin libre ! Après six ans d’emprisonnement injustifié, il a finalement été gracié le 22 septembre par le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Pendant tout ce temps, sa mère, Laila Soueif, a mené plusieurs grèves de la faim, risquant sa vie pour obtenir sa libération.
Arrêté en septembre 2019, Alaa Abdel Fattah a été condamné à cinq ans de prison, pour « diffusion de fausses informations ». Son crime ? Avoir milité pacifiquement et critiqué son gouvernement lors de la révolution égyptienne en 2011.
Mais son calvaire ne s’arrête pas là. Après avoir purgé sa peine, les autorités égyptiennes ont décidé de prolonger sa peine, affirmant qu’il ne serait pas libéré avant janvier 2027, ce qui constitue une violation flagrante du droit international.
La grâce présidentielle qui lui a été accordée est une bonne nouvelle, même si Alaa Abdel Fattah n’aurait jamais dû passer un seul jour en prison pour avoir exercé sa liberté d’expression !
Merci à toutes les personnes qui se sont mobilisées pour sa cause. Aujourd’hui, de nombreuses personnes sont encore derrière des barreaux en Égypte, simplement car elles ont exprimé leur opinion : continuons de nous battre pour elles !
États-Unis : Soutien de la chanteuse Sabrina Carpenter aux personnes trans

Lors de sa performance de sa nouvelle chanson « Tears » au MTV Music Awards 2025 le 7 septembre, la chanteuse américaine Sabrina Charpenter a profité de cette occasion pour exprimer son soutien à la communauté trans.
Accompagnée de danseuses issues de la scène drag et trans, elle a fait défiler des pancartes aux slogans percutants : « In trans we trust », « Protect Trans Rights », « Support Drag », et bien d’autres encore.
Un geste fort et symbolique, alors qu’aux États-Unis comme ailleurs, les droits et la légitimité des personnes LGBTQIA+ sont remis en cause, voire piétinés par certaines autorités.
Merci Sabrina pour ton soutien !
Canada : Récupération par la Première Nation de Saugeen d’un territoire lui appartenant

Après plus de 170 ans de lutte, la Première Nation de Saugeen (une communauté autochtone du Canada) a enfin récupéré une portion de plage du lac Huron, territoire qui lui avait été promis par le traité Saugeen signé en 1854.
Cette restitution fait suite à un très long combat judiciaire, mené par cette communauté autochtone qui n’a cessé de clamer que la carte officielle de sa réserve n’incluait pas une bande de plage qui lui revenait depuis 1854, privant ainsi la communauté de ses droits pendant plusieurs générations.
Fin août, la Cour suprême du Canada a rejeté les appels des propriétaires et de la province, confirmant ainsi le droit de propriété de la Première Nation de Saugeen pour une portion de plage du lac Huron. Cette décision marque une victoire importante pour les peuples autochtones, dont les droits et le patrimoine sont bafoués depuis des siècles par les autorités. Des victoires juridiques comme celle-ci représentent une avancée vers la vérité, la restitution et le respect de la souveraineté autochtone.
Iran : Une preuve de vie d’Ahmadreza Djalali

Ahmadreza Djalali a été arrêté de manière arbitraire en 2016 en Iran et condamné à mort pour « corruption sur terre » en octobre 2017, à l’issue d’un procès inéquitable. Nous ne savions pas, depuis plusieurs mois, s’il était encore en vie.
Après trois mois de disparition forcée, Amnesty International est enfin en mesure de confirmer que le médecin irano-suédois Ahmadreza Djalali est en vie et qu’il a été transféré à nouveau à la prison d’Evin, à Téhéran.
Le 25 septembre, il a pu entrer en contact avec son épouse, Vida Mehrannia, pour la première fois depuis juin dernier.
Le 23 juin dernier, peu après les frappes aériennes de l’armée israélienne contre la prison d’Evin, Ahmadreza Djalali avait été transféré avec d’autres détenus au pénitencier du Grand Téhéran, puis emmené seul vers une destination inconnue. Plus aucun signe de vie n’a ensuite été donné. Avec son épouse, Vida Mehrannia, Amnesty International a tiré la sonnette d’alarme, soulignant le risque accru d’une exécution secrète ou immédiate.
C’est donc un réel soulagement d’obtenir enfin des nouvelles d’Ahmadreza Djalali et d’apprendre qu’il est en vie. Le fait que nous ayons obtenu le « signe de vie » que nous réclamions confirme de façon claire que la pression internationale porte ses fruits. Cependant, cela ne suffit pas.
Il est maintenant essentiel que l’attention portée à son cas ne ne se relâche pas à nouveau. La pression internationale de ces derniers mois a clairement eu un effet, mais le cœur du problème demeure : le docteur Djalali est injustement emprisonné depuis plus de neuf ans et risque toujours d’être exécuté. Il appartient désormais à la communauté internationale, et plus particulièrement à la Suède et à la Belgique, d’exercer le plus de pression possible sur les autorités iraniennes pour obtenir sa libération immédiate. Sa place est auprès de sa famille, et non dans une cellule.
