Iran : Libération conditionnelle de Cécile Kohler et Jacques Paris

Bonne nouvelle pour Cécile Kohler et Jacques Paris ! Après après avoir été arbitrairement détenu·e·s pendant plus de trois ans dans la prison d’Evin à Téhéran à la suite d’un simple voyage touristique, ce couple français a enfin été libéré le 4 novembre.
Leur « crime » ? Être accusé·e·s d’espionnage pour les services de renseignements français et israéliens, des charges infondées qui ont conduit à de nombreuses condamnations : dix ans et six ans d’emprisonnement pour « espionnage au profit du service de renseignement français », cinq ans d’emprisonnement pour « complot et collusion en vue de commettre des actes contre la sécurité nationale » et 20 ans et 17 ans de « prison en exil » pour « coopération en matière de renseignement avec le régime sioniste » et « complicité d’espionnage pour le compte de Tel-Aviv ».
Durant leur détention, Cécile Kohler et son compagnon auraient été victimes de torture et à faire des « aveux » sous la contrainte. Cécile Kohler et son compagnon n’ont pas bénéficié d’un procès équitable et étaient détenu·e·s jusqu’ici en Iran de manière arbitraire. Cette libération est donc un soulagement.
Il s’agit toutefois d’une libération conditionnelle : le couple demeure confiné à l’ambassade de France à Téhéran dans l’attente de leur libération inconditionnelle.
Afrique du Sud : Jugement de la Haute Cour de Johannesburg sur l’opération Dudula

Dans un jugement rendu le 4 novembre, la Haute Cour de Johannesburg a estimé que l’opération Dudula était « illégale » et constituait un « acte de xénophobie ».
Ce mouvement anti-migrant, né il y a quelques années, cherchait à empêcher les non-nationaux d’accéder aux services publiques, comme les hôpitaux et cliniques, en bloquant l’accès aux infrastructures et en exigeant la présentation de papiers d’identité.
Sur ce fondement, la Cour a interdit aux membres de Dudula de poursuivre leurs actions, notamment leurs actes de harcèlement et d’intimidation des personnes migrantes, ainsi que toute publication incitant à la haine.
Venezuela : Libération et rapatriement de Camilo Castro en France

Après quatre mois passé en prison au Venezuela, Camilo Castro est enfin libre ! Ce professeur de yoga français avait commencé à construire une maison en Colombie, où il souhaitait s’installer.
Son visa de séjour ayant expiré, il s’était rendu le 26 juin au poste frontière de Paraguachón, à la frontière du Venezuela, pour le renouveler.
Mais Camilo Castro n’est jamais revenu chez lui : il a été victime d’une disparition forcée par les autorités vénézuéliennes.
Son « crime » ? Être entré illégalement sur le territoire, une accusation que les autorités françaises ont déclaré sans fondement.
Selon un rapport publié par Amnesty International en 2025 sur les disparitions forcées au Venezuela, « pratiquement toutes ces détentions seraient arbitraires et motivées par des raisons politiques ».
Continuons à nous mobiliser pour la liberté de toutes les personnes injustement détenues au Venezuela et dans le monde !
Luxembourg : Adoption d’une résolution en faveur des peuples autochtones au Brésil

Le 18 novembre, en marge de la COP30 organisée à Belém, au Brésil, la chambre des députés luxembourgeoise a adopté une résolution sur le droit des peuples autochtones.
Ce texte réaffirme l’engagement du Luxembourg en faveur de la protection du climat et au respect des droits humains, en particulier ceux des peuples autochtones.
Il met en avant leur rôle essentiel dans la préservation de l’Amazonie, qui abrite une biodiversité importante, et souligne la nécessité de garantir leur participation aux négociations et aux décisions liées à l’environnement, ce qui n’est pas toujours le cas.
Sur cette base, la chambre s’est engagée à veiller à ce que sa législation et ses décisions nationales respectent les droits reconnus aux peuples autochtones, en particulier le droit à la reconnaissance de leurs terres et au consentement libre, préalable et éclairé.
Un pas dans la bonne direction pour l’environnement et les peuples autochtones !
Tunisie : Libération conditionnelle de Sonia Dahmani, avocate et chroniqueuse

Après un an et demi de détention arbitraire, Sonia Dahmani a été libérée le 27 novembre. Sonia est une avocate et chroniqueuse tunisienne qui, en raison de ses critiques envers le gouvernement, notamment sur les questions de racisme envers les personnes migrantes originaires d’Afrique subsaharienne, a été arrêtée en mai 2024 par les forces de sécurité tunisiennes.
Elle a été condamnée sans preuves, dans le cadre d’une enquête clairement politiquement motivée. Son crime selon les autorités tunisiennes ? Avoir diffusé de fausses informations.
Cette libération est une bonne nouvelle, même si Sonia Dahmani n’aurait jamais dû être détenue pour ses opinions politiques et qu’elle fait toujours l’objet de poursuites.
Sonia Dahmani fait partie des personnes mises en avant dans le cadre de l’édition 2025/2026 du marathon des lettres Écrire pour les droits d’Amnesty International. Les actions en sa faveur vont continuer car il s’agit d’une libération conditionnelle. Les autorités tunisiennes doivent à présent abandonner toutes les charges retenues contre elles et mettre fin au harcèlement et aux intimidations dont elle est victime !
Cour de justice de l’Union européenne : Obligation de reconnaître les mariages entre personnes du même sexe légalement conclus dans toute l’Union

Dans un jugement du 25 novembre, la Cour de justice de l’Union européenne a estimé que les États membres de l’Union européenne doivent reconnaître le statut marital des personnes du même sexe légalement mariées dans un autre État membre.
Cette décision fait suite à une affaire impliquant deux citoyens polonais, mariés en Allemagne, dont la transcription du mariage dans le registre d’état civil polonais avait été refusée par la Pologne (sachant que la loi polonaise ne reconnaît pas le mariage entre deux personnes du même sexe).
Les requérants ont contesté ce refus, et l’affaire a été portée devant la Cour de justice de l’Union européenne. La Cour a estimé que ce refus violait le droit européen, en particulier la liberté de circulation ainsi que le droit au respect de la vie privée et familiale.
Toutefois, cette décision n’oblige pas les États membres à légaliser le mariage entre personnes de même sexe dans leur droit national.
