Chine : Libération de Kamile Wayit

Après avoir purgé trois ans de prison, Kamile Wayit, étudiant ouïghoure, a finalement été libérée le 28 décembre ! Elle avait été condamnée le 25 mars pour « apologie de l’extrémisme » après avoir partagé une vidéo sur WeChat en lien avec les « manifestations A4* » qui ont eu lieu à travers le pays en novembre 2022.
D’après nos informations, Kamile a pu retrouver sa famille et serait actuellement en bonne santé.
Si cette libération est une bonne nouvelle, il est essentiel de rappeler que de nombreuses personnes restent injustement détenues en Chine simplement pour avoir exercé leurs droits fondamentaux. C’est notamment le cas d’Ilham Tohti, injustement emprisonné depuis dix ans pour avoir dénoncé les discriminations envers les ouïghour·e·s.
*Les manifestations A4 consistent à brandir une feuille blanche, symbole à la fois des revendications des manifestant·e·s et de la censure qu’ils et elles subissent en Chine.
Israël : Libération de Yuval Peleg

Le 6 janvier, Yuval Peleg, objecteur de conscience, a été libéré de la prison militaire de Neve Tzedek. Âgé de 18 ans, il avait refusé en juillet 2025 de s’enrôler dans l’armée israélienne, dénonçant son rôle dans le génocide à Gaza et l’occupation illégale des territoires palestiniens.
La réponse des autorités israéliennes ? L’incarcérer à cinq reprises distinctes, soit un total de 130 jours de détention militaire.
À sa sortie, Yuval Peleg a déclaré : « Je suis extrêmement heureux d’être sorti de prison... Même si cela a été difficile, je ne regrette pas d’avoir refusé l’enrôlement et je le referais ».
Il a également rappelé que deux autres objecteur·rice·s de conscience restent emprisonné·e·s et qu’un autre risque de retourner en détention, alors même que le génocide à Gaza se poursuit malgré le cessez-le-feu et que l’occupation illégale des territoires palestiniens continue de s’intensifier.
Yuval Peleg est désormais libre et exempté de son service militaire. Continuons à nous mobiliser pour toutes celles et tous ceux qui restent dans la même situation !
Belgique : Embargo sur le transport aérien d’armes et de matériel militaire à destination d’Israël et le territoire palestinien occupé

Depuis le 18 janvier, il est interdit en Belgique de transférer des armes et du matériel militaire en direction d’Israël et du territoire palestinien occupé. Cette décision, adoptée via un arrêté royal, s’applique aux survols de la Belgique et aux escales.
Les compagnies aériennes qui savent ou ont des raisons de croire que du matériel destiné à Israël ou au territoire palestinien occupé se trouve à bord de l’avion doivent en informer la DG Transport aérien du Service public fédéral Mobilité, chargée des contrôles.
Il s’agit d’un bon pas dans la bonne direction, même si l’interdiction pourrait être étendue à toutes les expéditions vers des destinations où les armes sont susceptibles d’être utilisées à des fins de génocides, crimes contre l’humanité ou crimes de guerre.
Venezuela : Annonce d’un projet de loi d’amnistie général et fermeture de la prison d’Hélicoïde

Dans un discours prononcé le 30 janvier, la présidente par intérim Delcy Rodriguez a annoncé le dépôt d’un projet de loi d’amnistie générale concernant les prisonnier·ère·s politiques détenu·e·s depuis 1999 jusqu’à aujourd’hui.
Delcy Rodriguez a également annoncé la fermeture de la célèbre prison d’Hélicoïde, située à Caracas.
Ces décisions interviennent suite à la libération de plusieurs centaines de prisonnier·e·s politiques entre le mois de décembre et février, parmi lesquels figure Javier Tarazona, militant des droits humains, et dans le contexte de la chute du gouvernement de Nicolás Maduro en janvier 2026.
Ceci est une nouvelle prometteuse : personne ne devrait être emprisonné pour ses opinions politiques !
Grèce : Acquittement de Seán Binder et de 23 autres personnes

Seán Binder risquait jusqu’à 20 ans de prison pour avoir porté secours à des personnes migrantes et réfugiées en Grèce. Après sept ans d’accusations infondées et de poursuites abusives, il a finalement été acquitté, le 16 janvier 2026, aux côtés de 23 autres personnes coaccusées.
Seán s’est dit profondément soulagé par cette décision et a déclaré : « Aujourd’hui, il a été clairement établi, comme cela aurait toujours dû être le cas dès le départ, que fournir une aide humanitaire vitale est une obligation et non un crime. Qu’utiliser WhatsApp est normal et ne constitue pas la preuve d’un acte criminel. Que l’achat de machines à laver pour un camp de réfugié·e·s ne fait pas de quelqu’un un expert en blanchiment d’argent. Cet acquittement doit créer un précédent ».
En rendant ce jugement, la Cour a voulu envoyer un signal fort aux états membres de l’Union européenne : « La solidarité, la compassion et la défense des droits humains ne doivent pas être sanctionnées, mais protégées et saluées. »
Merci à toutes les personnes, en Belgique et ailleurs dans le monde, qui se sont mobilisées, sans relâche, en faveur de Seán Binder et des autres personnes coaccusées dans cette affaire !
