Les bonnes nouvelles de février

De la libération du journaliste guatémaltèque José Rubén Zamora après plus de trois ans de prison à la condamnation des assassins de Marielle Franco au Brésil, en passant par l’accès gratuit à un·e avocat·e pour toutes les victimes de violences sexuelles et conjugales en Belgique, la décision de justice en faveur du collectif Palestine Action au Royaume-Uni et le message d’unité et de résistance de Bad Bunny au Super Bowl aux États-Unis… Voici quelques bonnes nouvelles qui ont marqué le mois de février.

Guatemala : le journaliste José Rubén Zamora enfin libre

Jeudi 12 février 2026, José Rubén Zamora, journaliste guatémaltèque et fondateur du journal El Periódico, a retrouvé sa liberté après plus de trois ans de prison.

Il avait été arrêté en 2022 après avoir dénoncé des affaires de corruption touchant l’ancien président Alejandro Giammattei. Condamné pour blanchiment d’argent et falsification de documents, accusations qu’il a toujours niées, il a passé 1 290 jours derrière les barreaux, son dossier bloqué par de longues procédures judiciaires.

En février, la justice a annulé sa condamnation et l’a placé en assignation à résidence. José Rubén Zamora a enfin pu retrouver sa famille et une partie de sa liberté, devenant un symbole de la lutte contre la corruption et pour la liberté de la presse au Guatemala. Étant donné qu’il reste assigné à résidence, la mobilisation doit continuer pour exiger sa liberté totale.

Brésil : justice enfin rendue pour Marielle Franco

Après huit ans d’attente, la justice commence enfin pour Marielle Franco, militante noire, LGBTQI et conseillère municipale à Rio de Janeiro au Brésil. Elle se battait pour l’égalité, contre les discriminations, les violences policières et pour les droits des habitant·e·s des favelas, souvent oubliés par l’État. En 2018, elle a été assassinée avec son chauffeur Anderson Gomes, un crime qui avait choqué le Brésil et le monde. En février, les responsables de ce crime, ceux qui l’ont ordonné et planifié, ont enfin été condamnés à de lourdes peines de prison.

Je me réjouis de cette étape importante dans nos luttes pour mettre fin à l’impunité, empêcher la répétition de crimes comme celui-ci et améliorer les politiques de protection des défenseurs des droits humains.

Une autre affaire, celle concernant l’assassinat en 2023 au Brésil de Mãe Bernadete, leader quilombola qui défendait sa communauté et ses terres face au racisme structurel et aux violences, va bientôt faire l’objet d’un procès. Amnesty International suivra ce procès avec attention.

Ces affaires montrent que défendre les droits humains au Brésil reste dangereux, mais que la justice peut parfois rattraper l’impunité. Beaucoup reste à faire pour protéger les militant·e·s et les communautés vulnérables au Brésil, mais il est important de célébrer cette décision de justice qui permet de faire reculer l’impunité et contribue à empêcher la répétition de crimes comme celui-ci.

Belgique : un·e avocat·e gratuit·e pour toutes les victimes de violences sexuelles et conjugales

Depuis le 1er février 2026, toutes les victimes de violences sexuelles ou conjugales en Belgique peuvent bénéficier gratuitement de l’aide d’un·e avocat·e, quel que soit leur revenu.

Avant, seules les personnes à faibles ressources pouvaient accéder à ce soutien, laissant certaines victimes seules face à la justice. Aujourd’hui, cette mesure permet à toutes les victimes d’être accompagnées, protégées et entendues.

Amnesty International soutient cette avancée et continue de lutter pour que toutes les victimes puissent avoir accès à la justice, sans discrimination ni obstacle financier. À l’approche du 8 mars, Journée internationale des droits de la femme, c’est un pas important pour garantir justice aux victimes de violences sexuelles et conjugales.

Royaume-Uni : victoire judiciaire pour le collectif Palestine Action

La Haute Cour de Justice du Royaume-Uni a annulé, mi-février, la décision du gouvernement britannique d’interdire les activités du collectif Palestine Action, un mouvement d’action directe dénonçant la complicité du Royaume-Uni avec les crimes commis par Israël en Palestine. Ces derniers mois, leurs actions avaient été lourdement réprimées sous couvert de lois «   antiterroristes   », une criminalisation qui touche également les journalistes, universitaires et défenseur·e·s des droits humains, et qui va à l’encontre de la liberté d’expression.

Comme le souligne Kerry Moscogiuri, directrice générale d’Amnesty International Royaume-Uni :  « Une démocratie saine dépend de la capacité des citoyens et citoyennes à s’organiser, à manifester et à exiger des comptes sans craindre d’être qualifié·e·s de menace. » Cette décision de justice rappelle que le droit de manifester et la liberté d’expression doivent être protégés.

États-Unis : Bad Bunny transforme le Super Bowl en message d’unité et de résistance

Le 8 février 2026, Bad Bunny, artiste portoricain et l’un des musiciens les plus écoutés au monde, a assuré la mi-temps du Super Bowl LX, la finale du championnat de football américain suivie par des millions de personnes aux États-Unis.

Une semaine plus tôt, il avait dénoncé les politiques anti-immigration de l’administration Trump et les pratiques de l’agence ICE (l’agence fédérale américaine chargée de l’application des lois sur l’immigration et les douanes), accusée de profilage ethnique et de violations des droits des personnes migrantes.

Sur scène, il n’a pas prononcé de discours politique direct. À la place, un message est apparu derrière lui : « La seule chose plus puissante que la haine, c’est l’amour. » Il a conclu sa performance en détournant le traditionnel « God bless America », citant les pays des Amériques et affichant à l’écran un ballon de football portant les mots : « Ensemble, nous sommes l’Amérique. »

Cette prestation a été perçue comme un symbole de résistance face aux politiques anti-immigration menées aux États-Unis sous le mandat de Trump, mais aussi comme un message d’inclusion et de reconnaissance de toutes les communautés qui composent le pays.

<?php echo recuperer_fond( 'extra/article-dist', array_merge(array ( 'id_rubrique' => '2561', 'id_article' => '63118', 'type-page' => 'article', 'date' => '2026-03-10 13:15:52', 'date_default' => true, 'date_redac' => '2026-03-10 13:15:52', 'date_redac_default' => true, 'id_secteur' => '2256', 'composition' => '', 'lang' => 'fr', ),array('lang' => 'fr')), array("compil"=>array('squelettes/extra/article.html','html_44f814ea045e0652da4c06253ecf050b','',0,$GLOBALS['spip_lang'])), _request('connect') ?? ''); ?>

Rejoins un de nos groupes-écoles actifs !

...

Je m’inscris
2026 - Amnesty International Belgique N° BCE 0418 308 144 - Crédits - Charte vie privée
Made by Spade + Nursit