Brésil : Adoption d’une loi renforçant la protection des femmes victimes de violences basées sur le genre

Le 8 décembre, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a approuvé une loi visant à renforcer les mesures existantes pour protéger les victimes de violences sexistes, après un nombre record d’incidents de violences à l’encontre des femmes et de manifestations dans tout le pays.
Les juges peuvent désormais ordonner la suspension ou la restriction du droit de l’agresseur de porter des armes à feu, son l’éloignement du domicile de la victime, l’interdiction de tout contact et le port d’un bracelet électronique alertant la victime en cas de rapprochement.
Les peines ont également été alourdies : le viol d’une mineure de moins de 14 ans est passible de 18 ans de prison (au lieu de 15) ; et le viol et le féminicide d’une mineure sont passibles de 20 à 40 ans de prison (au lieu de 12 à 30 ans).
Cette loi constitue donc une avancée positive pour la protection des femmes au Brésil !
Bélarus : Libération de 123 personnes, dont Maria Kalesnikava et Ales Bialiatski

Le 13 décembre, les autorités bélarussiennes ont libéré 123 personnes, dont Maria Kalesnikava, prisonnière d’opinion, et Ales Bialiatski, lauréat du prix Nobel de la Paix.
Militante politique opposée au régime répressif du Bélarus, Maria Kalesnikava avait été enlevée de force par les autorités en 2020, puis condamnée à 11 ans d’emprisonnement en 2021. Son crime selon les autorités biélorusses ? « Atteinte à la sécurité nationale » et « extrémisme ». Elle faisait partie des personnes mises en avant lors de l’édition 2024/2025 du marathon des lettres et un grand nombre de personnes, notamment des jeunes des écoles secondaires, se sont mobilisé·e·s pour exiger sa libération.
Ales Bialiatski, fondateur du Centre de défense des droits humains Viasna, avait quant à lui été condamné à 10 ans de prison aussi sur la base d’accusations infondées, notamment d’« évasion fiscale » et « financement d’action causant un trouble grave à l’ordre public ».
Ces libérations font suite à un accord avec les États-Unis visant à assouplir les sanctions sur les exportations de potasse du pays.
Bien qu’il s’agisse d’une bonne nouvelle, il est essentiel de rappeler que de nombreuses personnes restent injustement détenues en Bélarus simplement pour avoir exercé leurs droits !
Belgique : Ouverture de trois nouveaux centres de prise en charge des victimes de violences sexuelles

En 2026, trois nouveaux centre d’accueil pour les victimes d’agressions sexuelles ouvriront leur portes à Jette, Tournai, et Ottignies.
Cette décision a été prise, en décembre, en réponse au nombre croissant de personnes sollicitant l’aide de ces structures, ainsi qu’au manque de services adaptés à proximité. À Tournai, par exemple, les victimes étaient contraintes de se déplacer à Charleroi pour bénéficier d’un accompagnement adapté.
Le centre d’accueil pour les victimes de violences sexuelles d’Ottignies sera installé dans une villa située dans l’enceinte de la clinique Saint-Pierre d’Ottignies, qui jusqu’à présent orientait les victimes vers ses services d’urgence. Outre un accompagnement spécialisé, ce centre disposera de deux salles dédiées aux auditions policières, dont une spécialement équipée pour les mineur·e·s, et sera appuyé par les différents services de la clinique en fonction des besoins des victimes.
Les deux autres centres seront implantés au Centre hospitalier de Wallonie picarde (Tournai) et à l’Universitair Ziekenhuis Brussel (Jette), ce dernier accueillant déjà les victimes dans ses services d’urgences.
Une bonne nouvelle concernant l’accompagnement personnes victimes de violences sexuelles en Belgique.
Parlement européen : Adoption d’une résolution soutenant l’initiative citoyenne sur l’accès à l’avortement dans l’Union Européenne

Le 17 décembre, les député·e·s européen·ne·s ont adopté une résolution en faveur de l’initiative citoyenne « My Voice, My Choice » déposée début 2024.
Cette initiative citoyenne répond aux disparités existantes en matière d’accès à l’avortement au sein de l’Union européenne. Dans plusieurs États membres, des législations restrictives ou des coûts élevés empêchent encore certaines femmes d’exercer leur droit à l’avortement.
Ces obstacles violent de nombreux droits garantis par le droit européen, tels que les droits à l’égalité et la non-discrimination, à la santé, à ne pas être soumis à la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants.
Pour y remédier, l’initiative, adressée à la Commission européenne, propose la création d’un mécanisme financier solidaire visant à réduire ces inégalités.
Ayant recueilli plus de 1,1 millions de signatures, cette initiative marque une avancée majeure pour les droits des femmes dans l’Union européenne !
