Cour internationale de justice : Avis historique sur le climat et les obligations des États

Le 23 juillet 2025, la Cour a rendu un avis consultatif sur les obligations des États en matière de changement climatique qualifié par beaucoup « d’historique ».
Dans son avis, la Cour indique clairement que les droits humains ne peuvent être garantis sans que le climat soit protégé. Elle a notamment estimé que le non-respect des obligations des États pour lutter contre le changement climatique, que ce soit par « action » ou par « omission », constituait un « acte illicite » au regard du droit international.De ce fait, les États pourraient être amenés à verser des réparations aux pays « spécialement atteints » ou « particulièrement vulnérables » face au changement climatique.
Pour rappel, la Cour international de justice constitue la plus haute juridiction des Nations unies, et bien que ses avis ne soient pas juridiquement contraignants, son autorité au sein de la communauté internationale demeure considérable.
Et rien de tout cela n’aurait été possible sans la mobilisation et le dévouement d’un petit groupe d’étudiant·e·s des îles du Pacifique ! Tout à commencer dans une salle de classe. Des étudiant·e·s de cette classe se disent qu’obtenir un avis de la plus haute cour du monde pourrait sauver leur présent et leur futur. Ces dernier·e·s ont alors lancé une campagne mondiale soutenue, petit à petit, par de plus en plus de pays... Et cette campagne a donné lieu à cette décision historique !
République Centrafricaine : Ratification du Protocole de Maputo

Une bonne nouvelle pour les droits des femmes ! Le 29 juillet 2025, la République centrafricaine a ratifié le Protocole de Maputo, devenant ainsi le 46e État à y adhérer.
Adopté en 2003 par l’Union africaine, qui regroupe 55 États membres, ce protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, vise notamment à éliminer toute forme de discrimination à l’égard des femmes et à les protéger contre les violences basées sur le genre.
À ce jour, seuls neufs États membres n’ont pas ratifié ce protocole. Il s’agit de l’Egypte, de l’Érythrée, du Burundi, du Maroc, de Madagascar, du Niger, de la Somalie, du Soudan et du Tchad.
Australie : Vers une loi fédérale sur les droits humains

Mi-août, la procureure générale d’Australie a annoncé que le gouvernement australien envisageait d’adopter une loi fédérale sur les droits humains, ce qui représenterait une avancée majeure pour le pays, qui n’en dispose actuellement pas. Cette annonce intervient à la suite de l’enquête parlementaire de mai 2020, qui avait recommandé une telle mesure.
La section australienne d’Amnesty Internationalsouligne le rôle déterminant de ses sympathisant·e·s pour obtenir une telle avancée.
Dans le même esprit, le parti écologiste de Nouvelle-Galles du Sud (le plus peuplé des États australiens) a déposé au Parlement un projet de loi sur les droits humains. Le gouvernement serait disposé à examiner la question.
Des projets à suivre de près !
Bangladesh : Rejet d’une action en justice contre le prisonnier d’opinion Shahidul Alam

Le 7 août 2025, la Haute Cour du Bangladesh a rejeté une action en justice contre le photographe et activiste, Shahidul Alam. Cette décision intervient après qu’il avait été injustement détenu pendant 100 jours en 2018 et libéré sous caution le 20 novembre de la même année. Pendant sa détention, il aurait été victime de tortures.
Il avait été arrêté, en vertu d’une loi de 2006 sur les technologies de l’information et de la communication, pour avoir diffusé de fausses informations et fait de la propagande contre son gouvernement.
Son crime ? Avoir dénoncé les violences policières commises en 2018, lors d’une manifestation étudiante réclamant une meilleure sécurité routière.
Cette décision de la Haute Cour du Bangladesh est donc une bonne nouvelle, même si Shahidul Alam n’aurait jamais dû être arrêté pour avoir exercé sa liberté d’expression.
