Stages civiques 2017/2018 - Focus sur la liberté d’expression

Depuis 2016, nous proposons à des élèves du secondaire de réaliser leur stage civique obligatoire avec Amnesty.
Ce stage civique s’inscrit dans le cadre des projets éducatifs et pédagogiques de la ville de Bruxelles. L’idée est de faire découvrir des secteurs professionnels aux jeunes, de développer leur sens de la solidarité, de favoriser les échanges, de montrer que tout un chacun peut changer les choses à son échelle et s’impliquer activement dans la construction d’une société plus juste, solidaire et tolérante.

Durant l’année scolaire 2017/2018, nous avons eu le plaisir d’accueillir en stage civique 7 élèves de l’Institut Diderot et de l’Athénée Léon Lepage : Yuhwa, Zakaria, Ajit, Miriam, Hasnain, Adrian et Vartan.


Durant plusieurs mois, ils sont venus dans les bureaux d’Amnesty le mercredi après-midi afin de travailler collectivement à la conception et la réalisation d’une animation (pendant 30 heures au total).

Après avoir eux-mêmes assisté et participé à l’animation d’Amnesty d’introduction aux droits humains, ils ont pris le temps de réfléchir au thème sur lequel eux-mêmes voulaient travailler. C’est finalement le droit à la liberté d’expression qui s’est imposé !

Un brainstorming sur le sujet, des lectures et des recherches leur ont permis de bien comprendre les enjeux de ce droit fondamental et son actualité.

Le droit à la liberté d’expression recouvre plusieurs choses : c’est à la fois le droit de s’informer, de s’exprimer et de divulguer l’information. Au cours de différentes séances, les stagiaires ont observé que ce droit n’est pas respecté partout dans le monde : la censure et l’autocensure sont malheureusement encore très courantes aujourd’hui. Ils ont ensuite réfléchi à l’importance de ce droit (le rapport entre la liberté d’expression et la vie en démocratie, le vivre ensemble) et à ses limites éventuelles. A-t-on le droit de tout dire ? Cela dépend des pays. La situation n’est pas la même en Amérique du Nord et en Europe par exemple. En Europe, chacun a le droit de s’exprimer librement tant qu’il ne porte pas atteinte aux droits fondamentaux des autres. On ne peut donc pas justifier tout type de discours ou d’expression, notamment ceux qui incitent à la discrimination, à la violence ou à la haine, au nom de la liberté d’expression. Ils ont également discuté du blasphème et du droit à l’humour et à la provocation. Ils ont constaté que dans tous les cas de conflit par rapport à la nature de tels ou tels propos, c’est bien au juge qu’il revient de décider s’il faut les condamner ou non.

  • Le sais-tu ?
    Toute limite à la liberté d’expression doit être exceptionnelle, poursuivre un but légitime, être prévue par la loi (de manière claire et précise), être nécessaire et proportionnée aux buts recherchés (comme par exemple la protection des individus ou de l’ordre public).

Pour en savoir plus sur la liberté d’expression, c’est par ici !

Une fois toutes ces recherches effectuées, il a fallu réfléchir à comment les transmettre. Comment réalise-t-on une animation ? À qui s’adresse-t-on ? Que voulons-nous transmettre ? Comment rendre cette transmission ludique, participative ? Avec quel matériel ?

Petit à petit, des idées ont émergé pour aborder les différents points de l’animation : la présentation de ce droit, son respect ou non à travers le monde, ses abus et ses limites tout en prévoyant aussi qu’une partie de l’animation soit consacrée aux moyens d’action à la disposition des élèves.

Nos 7 stagiaires ont décidé de donner une grande importance à la participation des jeunes, notamment à travers la conception d’un jeu de rôle d’une heure !

Pour l’occasion, ils ont aussi pu interviewer Yves Makwambala, jeune congolais ancien prisonnier d’opinion qu’Amnesty avait défendu en 2016. De passage en Belgique, il a accepté de venir les rencontrer et répondre à leurs nombreuses questions. Ils ont finalement passé deux heures ensemble et il a été décidé que le jeu de rôle se baserait sur l’histoire de Yves… mais chut, les élèves devant qui l’animation sera assurée ne le sauront qu’à la fin de l’activité !

Une capsule vidéo de quelques minutes a mémorisé ce moment et permettra à chacun d’écouter Yves raconter son combat.

On a hâte de découvrir nos stagiaires dans la peau d’animateurs lorsqu’ils vont devoir assurer cette animation auprès d’autres élèves. À suivre...

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