Cambodge - Tep Vanny est libre !

Après avoir passé deux ans en prison pour avoir défendu les droits humains, et notamment le droit au logement, la militante cambodgienne Tep Vanny a enfin été libérée ce 20 août 2018.
Les autorités doivent maintenant lui permettre de reprendre son militantisme sans craindre de nouvelles représailles.

Une mobilisation massive pour exiger sa libération et la soutenir

Vous avez été nombreux et nombreuses à vous mobiliser pour obtenir sa libération. Merci !

Nous avons reçu plus de 5300 cartes en sa faveur de la part de jeunes d’écoles primaires et secondaires de Bruxelles et de Wallonie ainsi que plus de 200 000 milliers de signatures de militants du monde entier exigeant sa libération !

Enfin libre !

La défenseure des droits humains Tep Vanny a été libérée de prison à la faveur d’une grâce royale après plus de 700 jours en détention.

« Après plus de deux ans passés injustement derrière les barreaux en raison de son militantisme pacifique, savoir que Tep Vanny a enfin pu retrouver sa famille est une source de réjouissance », a déclaré Minar Pimple, directeur général des Opérations mondiales d’Amnesty International.

Mais sa libération n’a que trop tardé. Tep Vanny a subi une longue liste d’injustices, allant d’accusations infondées à des procès iniques, et elle n’aurait jamais dû être emprisonnée.

Aujourd’hui, les autorités cambodgiennes doivent non seulement permettre à Tep Vanny de reprendre son militantisme sans craindre de nouvelles représailles, mais également annuler toutes les condamnations prononcées contre elle et mettre fin à toute enquête concernant d’autres charges pesant encore contre elle.

Nous n’oublions pas non plus les nombreux autres défenseurs des droits humains et prisonniers d’opinion qui languissent encore derrière les barreaux dans le pays et qui doivent aussi être libérés immédiatement et inconditionnellement.

Retour sur son arrestation et sa condamnation

Depuis 10 ans, Tep Vanny défend les habitants de son quartier au centre de Phnom Penh (capitale du Cambodge), qui sont expulsés de chez eux afin de construire de nouveaux immeubles.

Cette militante du droit au logement a été harcelée et agressée par les autorités cambodgiennes de nombreuses fois. Depuis 2013, elle a déjà été arrêtée 5 fois.

En août 2016, Tep Vanny a été arrêtée une nouvelle fois, suite à une manifestation pacifique pour réclamer la libération de cinq défenseurs des droits humains. Elle a été condamnée à six jours d’emprisonnement, mais suite à cette détention, les autorités ont porté contre elle d’autres accusations et elle a été maintenue en prison.

Un mois plus tard, elle est accusée d’avoir organisé « une attaque contre 200 membres des forces de l’ordre », une affaire qui remonte à des faits survenus en 2013. Suite à un procès inéquitable, elle a été condamnée à une peine de prison de deux ans et demi de prison. Les tribunaux, marionnettes du gouvernement, s’appuient sur de fausses accusations. Ils la déclarent alors coupable de «  violences intentionnelles avec circonstances aggravantes  ».

Dans un pays dans lequel les débats publics sont asphyxiés, le gouvernement cambodgien souhaitait faire de Tep Vanny un exemple pour ceux et celles critiquant le régime.

Amnesty remercie toute les personnes qui ont soutenu Tep Vanny, qui était une prisonnière d’opinion, détenue uniquement en raison de son travail pacifique en faveur des droits humains.

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