Accouchement provoqué pour Beatriz au Salvador

Souviens-toi : il y a quelques jours Amnesty te parlait du cas très inquiétant de Beatriz au Salvador.

Un long combat

Âgée de 22 ans, cette jeune femme était atteinte de plusieurs maladies graves alors qu’elle était enceinte, menaçant ainsi sa santé et sa vie. De plus, l’enfant qu’elle portait avait de fortes chances de mourir avant la naissance ou dans les heures ou jours suivants.

Les professionnels de santé qui traitaient Beatriz refusaient de pratiquer un avortement thérapeutique, interdit en toutes circonstances dans le pays, même lorsque la vie de la mère est en danger.

Beatriz s’était alors tournée vers la Cour suprême du Salvador pour demander un avortement. La cour, qui avait l’occasion d’apporter une solution à cette situation désespérée a refusé de l’aider, estimant que ses droits ne pouvaient prévaloir sur ceux du bébé. Elle a ainsi bafoué les droits sexuels et reproductifs de Beatriz.

Un soutien international

La situation de Beatriz avait pourtant suscité l’attention dans le monde entier : Les Nations unies, la Commission interaméricaine des droits de l’Homme et des milliers de personnes avaient demandé aux autorités salvadoriennes de lui fournir les soins dont elle avait besoin pour survivre. Plus de 170 000 signatures ont été récoltées et de nombreux militants d’Amnesty sont passés à l’action !

Beatriz hors de danger, situation mitigée

Alors qu’elle entrait dans une phase très délicate pour sa santé, le personnel médical qui suivait son état a procédé hier soir à un accouchement provoqué par césarienne. Il semble que Beatriz se porte bien. Sa petite fille mise au monde n’a malheureusement pas survécu.

Le succès de cette campagne montre qu’une pression internationale peut sauver des vies et garantir le respect des droits humains. Beatriz et les ONG qui l’accompagnaient sur place ont remercié Amnesty International pour « son soutien extraordinaire ».

Mais si Beatriz est aujourd’hui hors de danger, il reste encore beaucoup à faire dans ce pays afin d’éviter que d’autres femmes subissent le calvaire qu’elle a vécu ! En effet, le gouvernement salvadorien a bien précisé que cet accouchement provoqué n’était pas un avortement, de peur que l’histoire de Beatriz ne créé un précédent juridique et remette en cause la législation sur l’avortement.

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