Meriam Yehya Ibrahim est libre !

Tu as peut-être entendu récemment aux informations la libération de Meriam Yehya Ibrahim, cette jeune femme soudanaise. Son crime ? Celui de ne pas être musulmane. Après de longs mois d’attente, elle a enfin pu quitter le Soudan où elle risquait la peine de mort, ainsi que la flagellation. Elle est arrivée le 24 juillet 2014 à Rome avec son mari et ses enfants.

QUELQUES MOTS SUR LE SOUDAN

Le Soudan est un pays divisé par un conflit interreligieux. Ces tensions ont conduit en janvier 2011 à la création d’un nouveau pays : le Soudan du Sud, composé majoritairement de chrétiens. Le reste du Soudan reste sous le joug de la Charia, cette loi musulmane sévère qui conduit à restreindre de nombreux droits humains, tels que la liberté d’expression ou la liberté de religion.

L’HISTOIRE DE MERIAM

Meriam a 26 ans lorsqu’elle est arrêtée en août 2013 pour s’être mariée avec un chrétien. Supposée musulmane, son union est considérée comme un crime d’adultère aux yeux de la loi soudanaise. Pourtant, Meriam affirme avoir été élevée dans la foi chrétienne par sa mère : son mariage n’est donc pas illégal.
Le tribunal ne veut rien entendre. Il laisse trois jours à la jeune femme pour renoncer à sa foi.
Suite au refus de Meriam de se convertir à l’Islam, les juges rajoutent une nouvelle charge à son encontre : celle d’apostasie — abandon volontaire et public d’une religion. La sentence est lourde : elle est condamnée à 100 coups de fouet pour adultère et à la pendaison pour avoir « insulté » la religion musulmane.

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Meriam Yehya Ibrahim dans sa cellule de prison, le lendemain de son accouchement ©AFP/Getty Images

Meriam a été considérée comme une prisonnière d’opinion par Amnesty International.

Au moment de sa condamnation, Meriam était enceinte de huit mois. Elle vivait déjà en détention avec son fils de 20 mois. Elle a accouché en prison de son deuxième enfant, une petite fille.

Le 23 juin 2014, après de fortes pressions internationales et plus d’un million de signatures récoltées dans le monde, Meriam est libérée : une nouvelle Cour la juge innocente des crimes dont elle était accusée.

Malheureusement, l’histoire de s’arrête pas là : le lendemain, alors qu’elle tente de quitter le territoire soudanais vers les États-Unis, Meriam est arrêtée à l’aéroport pour utilisation de faux papiers. Pourtant, ces documents ont été délivrés par les autorités du Soudan du Sud, en vertu de la nationalité de son mari. Ils sont donc complètement légitimes. Ne pouvant plus partir, et craignant des représailles, elle se réfugie à l’ambassade américaine pendant un mois afin d’assurer sa sécurité et celle de sa famille.

Le 24 juillet 2014, Meriam réussit enfin à quitter le Soudan. Grâce à l’aide du gouvernement italien, elle atterrit à Rome en compagnie de ses enfants et son mari. Elle est enfin libre et en sécurité.

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Arrivée de Meriam à Rome le 24 juillet 2014 en compagnie du Ministre des affaires étrangères, Federica Mogherini

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