Les bonnes nouvelles de novembre

Grâce à ta mobilisation, des avancées sont possibles chaque mois partout dans le monde ! Ces réussites montrent que ton soutien n’est pas inutile et qu’il est nécessaire de continuer à défendre les droits humains.
Retour sur les bonnes nouvelles de ce mois de novembre 2018.

Soudan du Sud : Deux condamnés à mort graciés

Le 31 octobre, deux condamnés à mort au Sud Soudan, James Gatdet Dak et William Endley, ont été graciés par le président Salva Kiir.

Cette grâce est un soulagement pour toutes les personnes qui sont attachées aux droits humains et opposées à la peine de mort, mais cela ne suffit pas.

Il faut que les autorités sud-soudanaises transforment toutes les peines capitales en des peines qui ne portent pas atteinte à la vie des personnes et laissent une empreinte positive dans l’histoire en interdisant ce châtiment.

France : Mandats d’arrêt émis à l’encontre de fonctionnaires syriens, un pas important vers la justice

Début novembre, un juge d’instruction français a émis des mandats d’arrêt à l’encontre de trois hauts représentants de l’État et des services de renseignement syriens responsables d’actes de torture, de disparitions forcées, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre.

Anna Neistat, directrice générale de la recherche à Amnesty International, a déclaré :

« Ces mandats d’arrêt délivrés à l’encontre de trois hauts fonctionnaires, y compris un conseiller principal du président Bachar el Assad, sont un pas important vers la justice pour les innombrables victimes de violations manifestes des droits humains commises par le régime syrien.

Sachant que les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité demeurent impunis en Syrie, il est crucial que tous les États coopèrent afin que les victimes obtiennent justice. Il s’agit notamment de faire appliquer la compétence universelle et les autres formes de compétence afin de mener des enquêtes et de poursuivre, devant leurs propres tribunaux, des auteurs présumés d’atrocités.

Il faut que la communauté internationale suive l’exemple de la France en prenant des mesures, partout où c’est possible, pour mettre fin à l’impunité dans le cadre du conflit en Syrie et amener toutes les parties à rendre des comptes  ».

Égypte : Libération d’un avocat spécialiste du droit du travail

Haytham Mohamdeen, avocat spécialisé dans la défense des droits humains et le droit du travail a été remis en liberté le 30 octobre.

Il a remercié toutes les personnes qui ont mené campagne en sa faveur :

« Je remercie Amnesty International pour tous les témoignages de solidarité et pour le soutien qui m’a été apporté, et je remercie aussi les militants et les défenseurs des droits humains qui m’ont soutenu. Cela a joué un rôle énorme pour l’amélioration de mes conditions de détention et pour ma libération. »

Éthiopie : Arrestation de dizaines de responsables de la sécurité soupçonnés de violations des droits humains

Le 12 novembre, le procureur général d’Éthiopie a annoncé que 36 responsables de la sécurité soupçonnés de violations flagrantes des droits humains venaient d’être arrêtés, au terme de cinq mois d’investigations.

Joan Nyanyuki, directrice du programme Afrique de l’Est, Corne de l’Afrique et Grands Lacs à Amnesty International, a déclaré :

« Nombre d’entre eux étaient aux manettes d’organismes gouvernementaux notoirement connus pour commettre des violations flagrantes des droits humains, dont la torture et la détention arbitraire, notamment dans des centres secrets.

Ces arrestations sont un grand pas vers la pleine obligation de rendre des comptes pour les violations qui gangrènent le pays depuis des décennies. Nombre d’entre eux étaient aux manettes d’organismes gouvernementaux notoirement connus pour commettre des violations flagrantes des droits humains, dont la torture et la détention arbitraire, notamment dans des centres secrets . »

Liban : Une victoire historique pour les milliers de proches des personnes disparues

Le 13 novembre, le Parlement libanais a approuvé un projet de loi visant à résoudre la question des personnes disparues et portées disparues au Liban.

Lynn Maalouf, directrice des recherches sur le Moyen-Orient à Amnesty International, a déclaré :

« Le vote de ce jour apporte une reconnaissance nationale très attendue de la souffrance des milliers de proches de personnes portées disparues ou victimes de disparitions forcées durant le conflit armé qui a déchiré le Liban de 1975 à 1990.

Ce serait la première fois que le Liban reconnaît et s’attaque de façon concrète à l’un des héritages les plus douloureux du conflit, qui a touché toutes les communautés à travers le pays. Sans attendre, la prochaine étape devrait être de nommer les membres dûment qualifiés de la commission nationale. »

Maldive : Lahiru Madhushanka acquitté

Lahiru Madhushanka, un chauffeur sri-lankais incarcéré depuis plus de trois ans à l’issue d’un procès inéquitable et soumis à des conditions de détention très difficiles, a été libéré.

Dinushika Dissanayake, directeur des recherches pour l’Asie du Sud à Amnesty International, a déclaré :

«  Nous sommes soulagés d’apprendre que Lahiru Madhushanka a été acquitté de toutes les accusations retenues contre lui et remis en liberté par les autorités des Maldives. Pendant trois ans, Lahiru Madhushanka a été soumis à un traitement abominable, étant privé de ses droits fondamentaux à un procès équitable et soumis à un ensemble de graves violations des droits humains

Lahiru Madhushanka a été battu, privé de soins médicaux et détenu à l’isolement, ses conditions de détention étant absolument déplorables. Nous espérons qu’il obtiendra dument réparation et justice pour ce qu’il a enduré. Une enquête indépendante et transparente doit être menée d’urgence sur les plaintes relatives à des actes de torture et à d’autres mauvais traitements.

Amnesty International demande également aux autorités des Maldives de garantir des conditions de détention humaines, une protection contre la torture et les autres mauvais traitements et un accès à un procès équitable pour toutes les personnes incarcérées aux Maldives. »

Danemark : Suspension des exportations d’armes à l’Arabie Saoudite

Le gouvernement danois a décidé de suspendre toutes les exportations d’armes et d’équipements militaires, y compris d’équipements de surveillance, vers l’Arabie saoudite.

Trine Christensen, directrice d’Amnesty International Danemark, a déclaré :

« Nous saluons cette décision. La situation des droits humains en Arabie saoudite s’est rapidement détériorée ces dernières années, dans le cadre d’une politique concertée visant à écraser la dissidence et à restreindre la liberté d’expression. Malgré la crise humanitaire au Yémen, le monde continue de vendre des armes qui alimentent ce conflit et, comme l’ont recensé Amnesty International et d’autres, permettent à la coalition dirigée par l’Arabie saoudite de prendre pour cibles des civils, des écoles et des hôpitaux.

Il est grand temps que les pays du monde entier délivrent un message clair : ces violations des droits humains et ces souffrances n’auront pas comme réponse le silence et l’inaction, mais de vives critiques et des conséquences fortes.

Un petit pays comme le Danemark peut faire la différence et jouer un rôle pour persuader d’autres États de prendre fermement position contre les violations massives des droits humains auxquelles se livre l’Arabie saoudite à l’intérieur du pays et à l’étranger. »

Assemblée générale des Nations Unies : Record de vote contre la peine de mort

Le 13 novembre, lors de l’examen par la Troisième Commission de l’Assemblée générale des Nations unies d’un projet de résolution demandant un moratoire sur le recours à la peine de mort, la communauté internationale a apporté un soutien sans précédent à cet appel à mettre fin aux exécutions. Un record !

Un total de 123 États membres de l’ONU – un record à ce jour – a voté en faveur de la proposition, illustrant ainsi la récente augmentation du nombre de pays ayant aboli la peine de mort en droit ou en pratique.

Suisse : Les Suisses défendent les droits humains en votation populaire

Le 25 novembre, les citoyens suisses ont voté par référendum contre une initiative qui souhaitait inscrire dans la Constitution fédérale la primauté du droit national sur le droit international.

Autrement dit les Suisses ont voté pour la primauté du droit international donc des droits humains sur le droit national suisse.

Comme l’initiative faisait peser de lourdes menaces sur la protection des droits humains en Suisse, Amnesty a dû s’impliquer pleinement dans la campagne de votation. Amnesty Suisse avait lancé une campagne « Les droits humains font notre force – Non à l’initiative anti-droits humains » en mai 2018.

Les sympathisants d’Amnesty International ont mené plus de cent actions et organisé des événements dans toute la Suisse. Ils ont distribué 220 000 dépliants, se sont engagés dans des activités en ligne, ont rédigé des « courriers des lecteurs », etc. En outre, Amnesty a placé 650 affiches dans les petites et moyennes villes, envoyé un appel au vote à 2,5 millions de foyers et fait connaître ses arguments par de courtes vidéos.

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