Les bonnes nouvelles de mai

La libération de prisonniers d’opinion, la protection d’activistes pour les droits des femmes et l’arrêt d’expulsions arbitraires font partie des bonnes nouvelles de ce mois de mai.
Voici un bref rappel de l’histoire de ces personnes qui grâce à votre mobilisation, ont pu retrouver leur liberté ou bénéficier d’une protection !

MALAISIE : Libération d’Anwar Ibrahim, prisonnier d’opinion

Après 20 ans de combat, Anwar Ibrahim le leader malaisien de l’opposition et prisonnier d’opinion a été libéré ce mois-ci !

En 1988, Anwar Ibrahim a été arrêté une première fois car il avait appelé à une réforme politique. Sa deuxième arrestation concernait une affaire de « sodomie ».
Après avoir été passé à tabac en garde à vue, il a été renvoyé du gouvernement et condamné pour corruption et actes homosexuels illégaux, des accusations qu’il a toujours niées.

Heureusement pour lui, Anwar a reçu une grâce royale de la part de la coalition Pakatan Harapan qui a remporté les élections au mois de mai dernier.

La Malaisie est réputée pour réprimer fortement la liberté d’expression et la dissidence politique. Il est nécessaire que le gouvernement supprime ces lois qui sanctionnent les droits à la liberté d’expression et de réunion.

UKRAINE : Des militantes et militants des droits des femmes ne sont plus en danger immédiat

Lors de la Journée internationale des droits des femmes organisée en Ukraine le 8 mars dernier, plusieurs menaces et agressions ont été commises par des groupes d’extrême-droite à Oujgorod.

En réponse à ces violences, Vitalina Koval, une militante des droits des femmes et des LGBTI, a organisé, avec d’autres militants, une action médiatique nommée « Pour une Oujgorod européenne ! Contre l’impunité pour l’extrême-droite ».
Après la manifestation, des assaillants ont jeté des briques sur un tramway dans lequel se trouvaient des militants, certaines personnes dont Vitalina ont été agressées et un participant a même subit une fracture du crâne après avoir été battu par des militants d’extrême-droite.

Le 31 mars, la police d’Oujgorod a décidé de réagir et de protéger les participants aux manifestations. Grâce à cette action, Vitalina Koval et les autres activistes des droits des femmes et des LGBTI ne sont plus menacés de violence.

Vitalina Koval a remercié toutes les personnes ayant appelé la police suite à ces violences car elle pense que les mesures prises par la police sont en partie dues à ces appels.
Elle ajoute : « Quand vous voyez qu’autant de personnes vous soutiennent, cela vous aide à vous calmer et à prendre confiance, et cela vous donne la force d’avancer. »

OUZBEKISTAN : Le prisonnier d’opinion Bobomourod Abdoulaïev est libre !

Si l’Ouzbékistan a quelque peu relâché la pression qu’elle exerçait sur le droit à la liberté d’expression, le gouvernement continue cependant de contrôler l’accès à l’information. Par exemple, les plateformes médiatiques indépendantes qui critiquent l’action des pouvoirs publics sont inaccessibles.

Bobomourod Abdoullaïev est bien conscient de cette répression puisqu’en tant que journaliste indépendant et commentateur sportif, il a déjà été arrêté et torturé pour lui faire avouer des faits inventés.

Sa dernière arrestation date du 27 septembre 2017 à Tachkent, par des agents du Service de la sécurité nationale (SSN), pour avoir soit disant écrit des articles sous pseudonyme incitant à la révolte. Il a alors été condamné à un an et six mois de travaux d’intérêt général.

Bobomourod reconnaît avoir utilisé un pseudonyme pour publier des articles critiques, mais nie être l’auteur de textes appelant à la violence.

Bobomourod a finalement été libéré mi-mai, mais cela n’est pas le cas de tous les prisonniers d’opinion en Ouzbékistan. Des réformes concrètes doivent être mises en place pour que la liberté d’expression soit protégée.

ISRAEL : Fin des expulsions forcées pour les demandeurs d’asile érythréens et soudanais

Le 1er janvier 2018, un nouveau règlement appelé « Procédure pour l’expulsion vers des pays tiers » a été mis en place en Israël. Ce règlement prévoyait d’expulser de force des demandeurs d’asile érythréens et soudanais depuis Israël vers des pays tiers.

Depuis le 4 février, cette mesure a été appliquée à 280 demandeurs d’asile d’origine soudanaise et érythréenne qui étaient détenus au centre de détention de Holot dans le désert de Néguev. Cependant ils ont refusé de quitter Israël et ont donc été conduits à la prison de Saharonim en attendant leur expulsion.

Ces 280 demandeurs d’asile ont finalement été relâchés entre le 2 et le 15 avril, suite à une décision de la Haute Cour de justice.

Suite à cette décision, le gouvernement israélien a déclaré qu’il allait mettre fin aux expulsions forcées de demandeurs d’asile érythréens et soudanais.

Cependant, les demandeurs d’asile érythréens et soudanais considérés comme des « infiltrés », seront malgré tout encouragés à quitter Israël « volontairement » alors même que ces personnes risquent de subir des violations de leurs droits humains dans leur pays d’origine.

Les autorités israéliennes doivent stopper immédiatement la détention et l’expulsion illégales de ces demandeurs d’asile, formellement interdites par le droit international.

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