Bonne nouvelle : Shawkan a enfin été libéré !

Après avoir passé plus de cinq ans et demi en prison pour avoir fait son travail de photographe de presse lors d’une manifestation au Caire, en Égypte, Shawkan a enfin été libéré !
Cette liberté est cependant très limitée, puisqu’il devra passer 12 heures par jour au poste de police, durant les 5 prochaines années. Il s’agit là d’une terrible injustice pour lui qui n’aurait pas dû passer une seule minute derrière les barreaux.

Te rappelles-tu ?

Le 14 août 2013 au Caire, a eu lieu une manifestation qui a tourné au drame, pour exiger le retour de président déchu de l’Égypte, Mohamed Morsi. Des centaines de personnes sont décédées ce jour-là, suite à la violente répression des autorités en place. Les forces de sécurité ont en effet directement tiré sur les manifestants pour les disperser.

Plusieurs journalistes de presse prenaient des photos ce jour là, dont Shawkan. Lorsque les policiers l’ont identifié comme étant un journaliste, ils l’ont frappé et arrêté.

Depuis 2013, Shawkan était détenu sans jugement, et son procès avait été repoussé à de très nombreuses reprises par les autorités égyptiennes. Il a finalement eu lieu le 8 septembre 2018, dans le cadre d’un procès collectif, où plus de 730 personnes ayant participé à cette manifestation pacifique ont été condamnées : certaines à mort, d’autres à perpétuité, et pour une majorité à des peines de prison allant de 5 à 15 ans. Shawkan, lui, a été condamné à une peine de cinq ans de prison, assortie d’une amende et de cinq années de mise à l’épreuve.

A contrario, pas un seul policier n’a été amené à rendre des comptes pour le meurtre d’au moins 900 personnes lors des manifestations du Caire du 14 août 2013, ce qui montre bien que ce procès était une parodie de justice.

Une mobilisation massive pour exiger sa libération et le soutenir

Vous avez été nombreux et nombreuses à vous mobiliser en Belgique pour obtenir sa libération. Merci !

Nous avons reçu plus de 8300 cartes en sa faveur de la part de jeunes d’écoles primaires et secondaires de Bruxelles et de Wallonie ainsi que des centaines de milliers de signatures de militants du monde entier exigeant sa libération.

Ces messages de solidarité ont beaucoup compté pour Shawkan, lorsqu’il était en détention.

Une liberté toute relative

« Une fois libéré, Mahmoud Abou Zeid sera soumis à des mesures absurdes de mise à l’épreuve, et devra notamment passer 12 heures par jour au poste de police, de 18 heures à 6 heures du matin pendant les cinq prochaines années. Ces mesures scandaleuses restreindront fortement sa liberté et doivent être levées immédiatement. Victime d’une injustice flagrante, Mahmoud Abou Zeid doit bénéficier de réparations pleines et entières pour cette violation de ses droits fondamentaux. » , a déclaré Najia Bounaim, directrice des campagnes pour l’Afrique du Nord à Amnesty International.

Si Shawkan est « libre », ce n’est pas le cas de nombreuses autres personnes arrêtées en même temps que lui au Caire en août 2013. Nous devons donc continuer de nous mobiliser pour exiger la libération de tous ces prisonniers d’opinion !

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