On torture en Europe

ON TORTURE EN EUROPE

Et oui. On maltraite des innocents sur le territoire européen et on aide des puissances étrangères à torturer. Parfois même, on envoie des prisonniers en Syrie, en Égypte ou dans des pays réputés pour leur usage immodéré de la torture afin qu’ils fassent le sale boulot à notre place.

LES « RESTITUTIONS » : DES PAYS EUROPÉENS ONT COLLABORÉ AVEC LES ÉTATS-UNIS POUR FACILITER L’ENLÈVEMENT ET LA TORTURE DE SUSPECTS

Par « restitutions », on entend diverses pratiques par lesquelles les autorités des États-Unis transfèrent des personnes d’un pays à un autre sans respecter de procédure juridique ou administrative comme l’extradition.
Ces pratiques, généralement secrètes, consistent notamment à remettre à d’autres États des personnes détenues dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme », à maintenir en détention des personnes envoyées par des autorités étrangères et à enlever des suspects en territoire étranger.
Certaines victimes de « restitution » sont par la suite réapparues dans des centres de détention officiels des États-Unis, comme Guantánamo. D’autres ont simplement « disparu » après avoir été arrêtées par des agents
des États-Unis ou remises aux États-Unis.

L’EUROPE EST COMPLICE

Des États européens ont joué dans les « restitutions » et les détentions secrètes des rôles allant de la participation active à la complicité tacite. Des enquêtes ont révélé que, entre 2003 et 2005, l’Europe avait eu sur son sol des prisons secrètes de la CIA et que des victimes de disparition forcée y avaient été détenues dans des conditions s’apparentant à de la torture ou à d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants.

LA DISCRIMINATION, MÈRE DES MAUVAIS TRAITEMENTS
Il n’y a pas que dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme » que la torture et les mauvais traitements sont pratiqués en Europe. De nombreuses exactions commises notamment par les forces de l’ordre ont été signalées dans plusieurs pays encore tout récemment. Qu’il s’agisse de la France, de l’Autriche ou de la Grèce, on rencontre à chaque fois les mêmes ingrédients : racisme, intimidation, discriminations et impunité des auteurs.

 EN FRANCE, les plaintes pour homicides illégaux, passages à tabac, injures racistes et l’usage abusif de la force par la Police ne sont pas souvent suivies d’enquêtes effectives, et les responsables de ces actes sont rarement traduits en justice. Les nombreux cas étudiés et dont une partie se retrouvent dans le rapport sont accablants.

 EN GRÈCE, Amnesty a mis en évidence des pratiques bien établies de violations des droits humains par la police contre les civils. Il s’agit notamment du recours excessif à la force et aux armes à feu, d’actes de torture et d’autres formes de mauvais traitements, de détention arbitraire et de privation d’entrée en contact rapide avec un avocat.

 EN AUTRICHE, les mêmes problèmes de violences policières et d’impunité ont été mis au jour par Amnesty.

Le texte complet du Dazibao peut être téléchargé ci-dessous :

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