Déclaration universelle des droits de l’Homme Les droits humains : ils me protègent, je les protège.

Un anniversaire, c’est toujours l’occasion de regarder dans le rétroviseur et de faire le point sur les années passées. C’est aussi l’occasion de faire de bonnes résolutions pour l’avenir.

Avec ses 60 ans, la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) reste encore jeune et toujours dans le vent : ses 30 articles continuent de déranger ceux qui font régner l’injustice, qui torturent, qui tuent, qui exploitent, qui rejettent les plus faibles. Mais cette Déclaration ne serait rien si elle n’était portée par des personnes qui la défendent, qui osent demander des comptes à ceux qui font semblant de ne pas connaître les droits humains.

Quand en 1948, les Etats représentés au sein de l’ONU parviennent à se mettre d’accord sur un socle commun de droits identiques à respecter pour tous les êtres humains, il s’agissait d’un formidable espoir pour l’humanité : enfin, on reconnait que, quelle que soit la couleur de peau, la culture, la religion, les idées, le sexe, tous les humains devaient bénéficier des mêmes droits.

Plus de 60 ans après, on voit que les choses n’ont hélas pas évolué toujours dans le bon sens. La torture continue à être pratiquée, les guerres et les génocides n’ont pas cessé, la pauvreté et les inégalités s’accroissent...

Mais il faut aussi souligner certains progrès : la moitié de l’Europe s’est débarrassée des régimes communistes, les pires dictatures d’Amérique du Sud ont également disparu, la peine de mort tend à être abolie par de plus en plus de pays, et surtout les gens ont conscience qu’on ne peut pas vivre comme si ce qui se passe à l’autre bout du monde ne concernait pas.

Nous sommes donc citoyens du monde, au-delà de notre appartenance à un pays et à une culture. C’est notre qualité d’être humains solidaires les uns des autres qui peut compenser les réflexes égoïstes, les replis sur soi, les appels à la haine...

Plus que jamais, la solidarité doit jouer contre la division.

Amnesty, un mouvement né de la colère

Mais comme l’exprime bien un slogan d’Amnesty, « on a raison d’être en colère, on aurait tort de ne rien en faire ». Cette colère, il faut donc la changer en énergie positive, pour affronter l’indifférence, la peur ou la soumission, pour oser ramer à contre courant.


Les défenseurs des droits humains, des exemples à suivre

On a souvent tendance à considérer qu’il est trop tard pour redresser certaines situations injustes. On aimerait faire quelque chose, mais on baisse les bras devant l’immensité de la tâche. Heureusement, certaines personnes
parviennent, même dans les pires situations, à faire face et à lutter pour la justice.

Qui sont ces personnes qu’on appelle « défenseurs des droits humains » ?

• Ce sont ces femmes et ces hommes qui, sur les cinq continents, seuls ou en associations, s’engagent pour que les idéaux de la Déclaration universelle deviennent, pour tous, une réalité.
• Ce sont celles et ceux qui dénoncent les enlèvements, les assassinats par des agents de l’État, des groupes d’opposition armés.
• Ce sont celles et ceux qui luttent pour obtenir des informations sur les violations des droits humains et qui disent non à l’impunité des bourreaux et de leurs chefs.
• Ce sont les enseignants qui participent à la promotion des idéaux et des droits contenus dans la DUDH,
• Ce sont les avocats qui acceptent de défendre des opposants politiques et qui dénoncent les procès injustes.
• Ce sont les médecins qui acceptent de soigner les victimes de torture et de témoigner en leur faveur.
• Ce sont les journalistes, les syndicalistes et bien d’autres encore, connus ou anonymes, travaillant, au quotidien,
sur le terrain.
• C’est aussi toi quand tu oses prendre la défense de quelqu’un que tout le monde rejette. C’est aussi cette femme qui lutte contre la violence conjugale, et qui veut améliorer la façon dont l’Etat gère ce problème.
• Enfin, ce sont toutes les personnes, ici ou ailleurs, qui vont soutenir des mouvements de défense des droits humains

Exemples de défenseurs à travers le monde

Chine : le couple Hu Jia - Zeng Jinyan contre le rouleau compresseur de
l’oppression chinoise

Le défenseur Hu Jia, finaliste du prix Sakharov de la liberté de pensée 2007, a réalisé le documentaire "Prisonners in the Freedom City". Assigné à résidence
pendant plus de 200 jours, il a filmé son quotidien, les allers et venues des policiers chargés de sa surveillance et la filature de sa femme. Le
Son épouse, Zeng Jinyan, est toujours assignée à résidence avec
leur bébé. Elle n’est pas autorisée à quitter son domicile, sa ligne de
téléphone a été coupée et sa connexion internet bloquée.
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Turquie : Orhan Kemal Cengiz, menacé de mort à cause de ses activités
d’avocat.

Orhan Kemal Cengiz, avocat, défenseur des droits humains et chroniqueur de presse, a été la cible de menaces et de manoeuvres d’intimidations liées à
ses activités d’avocat des familles de trois hommes tués au cours d’une attaque perpétrée dans les locaux d’une maison d’édition chrétienne en avril
2007. Il a demandé aux autorités d’engager un garde du corps pour assurer sa protection. Les autorités ont accédé à sa requête, le 27 février 2008, mais les menaces faites à son encontre n’ont pas fait l’objet d’enquêtes.
Pour en savoir plus et pour agir : http://www.isavelives.be/fr/node/1472

Iran : Mansour Ossanlu, syndicaliste harcelé par les autorités Mansour Ossanlu est un militant syndicaliste et un défenseur des droits humains. Il a été emprisonné, à plusieurs reprises, et est victime depuis longtemps de persécutions de la part des autorités pour ses
actions légitimes en tant que syndicaliste.

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Cuba : Marcelo Cano Rodríguez, médecin
jugé « contre-révolutionnaire »

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