Écrire pour les droits dans ton école

Agir pour les droits humains c’est possible ! Comment ? En écrivant des lettres aux individus dont les droits ont été bafoués, mais aussi aux autorités à travers le monde entier pour les appeler à respecter leurs droits fondamentaux.
Alors, à vos stylos !

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Écrire pour les droits, qu’est-ce que c’est ?

Une lettre peut parfois changer une vie. C’est le principe d’Écrire pour les droits, notre campagne mondiale de rédaction de lettres, que nous menons depuis 17 ans. Aujourd’hui, c’est le plus grand événement de défense des droits humains à l’échelle planétaire.

Chaque année, des gens du monde entier écrivent des millions de lettres pour ceux et celles dont les droits les plus fondamentaux sont bafoués. L’objectif est de faire écrire et signer un maximum de lettres dans le monde entier pour 10 personnes ou groupes de personnes en danger.

Tu as la possibilité d’écrire deux lettres : une à la personne disposant de l’autorité nécessaire pour faire bouger les choses (roi, président, chef de la police, etc.), et une à la personne ou au groupe de personnes pour qui nous nous battons, afin que ces personnes sachent que nous pensons à elles.

À la suite de notre appel international à l’action, des représentants d’États croulent sous les lettres. Des victimes de torture, des prisonniers d’opinion, des personnes condamnées à mort ou dont les droits humains sont bafoués reçoivent des messages de solidarité de milliers d’inconnus, venant des quatre coins du globe. Ces personnes savent ainsi que l’attention du public est attirée sur leur cas et qu’on ne les oublie pas.

Les campagnes précédentes ont eu de véritables résultats et nous comptons faire pareil cette année encore !

Mais pourquoi devons-nous agir ?

Dans de nombreux pays, les libertés - de dénoncer l’injustice, de vivre sur la terre de ses ancêtres, de ne pas faire l’objet de discrimination - sont menacées. Nos lettres, tes lettres, nos mots, tes mots, et toutes nos actions pousseront les autorités à prendre des mesures immédiates pour que les auteurs de violences soient traduits en justice, et pour que celles et ceux qui sont injustement détenus ou en danger goûtent à nouveau à la liberté.

À qui écrivons-nous cette année ?

Cette année, nous défendons 10 cas ceux de 10 jeunes ou groupes de jeunes. Ces jeunes sont en prison ou menacés pour avoir exercé leurs droits fondamentaux : leur droit à la non-discrimination, leur droit à un logement, leur droit à la dignité... Ils ont été victimes de torture, mauvais traitements, n’ont pas eu droit à un procès équitable, ont été harcelés ou ont vu leurs droits sociaux et économiques bafoués. Qu’il s’agisse de personnes qui sont aujourd’hui en prison ou menacées, ces personnes ont toutes besoin de notre appui et d’un petit mot pour garder espoir.

Disons-leur que nous pensons à elles et appelons les gouvernements à respecter leurs droits fondamentaux.

Yasaman Aryani - Iran - 16 ans de prison pour avoir contesté le port obligatoire du voile

Yasaman a osé défier la législation iranienne sur le port obligatoire du voile, le 8 mars 2019, Journée internationale des droits des femmes. Avec sa mère, elle a traversé un wagon réservé aux femmes, les cheveux découverts, pour distribuer des fleurs. Elle a évoqué l’espoir d’un avenir où toutes les femmes seraient libres de s’habiller comme elles veulent pour qu’un jour, elles puissent marcher ensemble : « moi sans le hijab et toi avec le hijab ».

Son acte de résistance courageux a été filmé et la vidéo est devenue virale. Le 10 avril 2019, les autorités iraniennes ont arrêté Yasaman et l’ont maintenue en détention seule dans une cellule, pendant plusieurs jours en lui faisant subir un interrogatoire. On lui a demandé d’« avouer » que des étrangers étaient derrière ses activités militantes et de « se repentir » de ses actions, autrement dit d’éprouver du regret, faute de quoi ses amis et sa famille seraient arrêtés.

Le 31 juillet 2019, Yasaman a été condamnée à 16 ans de prison. Cette peine cruelle s’inscrit dans le cadre d’une plus large répression des femmes qui font campagne contre la législation sur le port obligatoire du voile en Iran. En effet, depuis 2018, des dizaines de femmes ont été arrêtées, dont la mère d’Yasaman, Monireh Arabshahi.

Alors, agissons pour demander la libération immédiate d’Yasaman. Les autorités iraniennes ne doivent pas pouvoir voler à Yasaman les plus belles années de sa vie uniquement parce qu’elle pense que les femmes devraient avoir le droit de choisir comment s’habiller. Soutenons-là !

Les jeunes de Grassy Narrows - Canada - Leur peuple ne peut plus attendre

La population autochtone de Grassy Narrows dans l’Ontario, au Canada, est victime d’un grave empoisonnement au mercure depuis que le gouvernement a autorisé une usine de pâte à papier à déverser 10 tonnes de déchets dans une rivière dans les années 1960. Les terribles effets de cette substance toxique sont toujours palpables aujourd’hui. Plusieurs générations de jeunes ont grandi avec de lourds problèmes de santé et la perte de leurs traditions culturelles.

Par exemple, la pêche faisant partie intégrante du mode de vie de ces personnes ne peut plus être pratiquée, car depuis plus de 50 ans, le mercure contamine le poisson, le rendant ainsi dangereux à la consommation.

En 2017, le gouvernement a promis de remédier à la situation « une bonne fois pour toutes », ce qui implique de nettoyer la rivière, de fournir des soins de santé spécialisés et d’accorder des réparations à la population. Mais le gouvernement n’a pas encore tenu ses promesses. Le Canada n’a presque rien fait pour améliorer ce qui constitue actuellement la pire crise sanitaire du pays.

Réclamons un avenir sain pour les jeunes de Grassy Narrows. Le Canada doit aider à restaurer ce que le mercure a volé à la population. Soutenons-les !

José Adrian - Mexique - Mauvais endroit, mauvais moment, mauvais côté de la barrière

José Adrián, un adolescent autochtone, rentrait simplement de l’école quand il est passé à un endroit où venait d’avoir lieu un affrontement entre jeunes, lors duquel un véhicule de police avait été endommagé. Des policiers se sont alors rués sur lui et l’ont jeté contre leur voiture. Ils l’ont arrêté sans aucune explication. Ils ont poussé Adrián dans leur voiture et l’ont emmené au poste de police, où il a été torturé. Ils n’ont jamais averti ses parents.

Au poste de police, José Adrián a été menotté et pendu par les mains. « Ils m’ont laissé pratiquement une demi-heure comme ça », explique-t-il. « Ils m’ont frappé à la poitrine. Puis ils m’ont giflé ».

Pour le faire libérer, la famille de José Adrián a dû payer une amende et le montant des dégâts occasionnés à la voiture de patrouille, alors qu’elle n’en avait pas les moyens. Adrián a également abandonné l’école à cause de ce qui lui est arrivé.

Il souhaite, à présent, tourner la page et penser à son avenir, mais les policiers qui l’ont agressé demeurent impunis et sa famille attend toujours que les pouvoirs publics réparent leurs fautes.

En effet, son arrestation relève d’une pratique policière courante au Mexique, qui consiste à prendre pour cible les personnes pauvres et victimes de discrimination, comme José Adrián. De plus, Adrián souffre d’un handicap auditif qui l’a peut-être empêché de communiquer aisément avec la police.

Alors, demandons de faire en sorte que José Adrián obtienne pleinement réparation pour les violations des droits humains qu’il a subies et de faire avancer la justice dans cette affaire.

Magai Matiop Ngong - Soudan du Sud - Condamné à mort à 15 ans

Magai Matiop Ngong était scolarisé dans un établissement d’enseignement secondaire lorsqu’il a été condamné à mort pour un homicide qui, comme il l’a dit au juge, était un accident. Magai n’avait que 15 ans et n’a pas bénéficié des services d’un avocat avant la fin de son procès.

Deux ans plus tard, à 17 ans, il est détenu dans le quartier des condamnés à mort à la prison centrale de Djouba, au sud du pays, et survit grâce à l’espoir de remporter son appel et de retourner à l’école.

L’année dernière, sept personnes ont été pendues au Soudan du Sud, dont une qui, comme Magai, était mineure.

Demandons au Soudan du Sud d’annuler la condamnation à mort de Magai et envoyons-lui des messages de soutien.

Yiliyasijiang Reheman - Chine - Arraché à sa famille

Yiliyasijiang Reheman et sa femme Mairinisha Abuduaini attendaient leur second enfant lorsque Yiliyasijiang a disparu. Tous deux étudiaient en Égypte lorsque, en juillet 2017, la Chine a fait pression sur le gouvernement égyptien pour qu’il rassemble environ 200 Ouïghours se trouvant dans le pays, un groupe ethnique majoritairement musulman originaire de la région de Xinjiang, en Chine. Yiliyasijiang était parmi les personnes capturées. Le gouvernement égyptien a ensuite renvoyé certains d’entre eux de force vers la Chine.

Trois semaines plus tard, Mairinisha donnait naissance à leur second enfant, seule. Depuis 2017, elle cherche son mari sans jamais perdre espoir de voir sa famille à nouveau réunie un jour.

Aujourd’hui, Mairinisha vit en Turquie et a appris par des amis que Yiliyasijiang avait été renvoyé dans la région du Xinjiang. Elle pense qu’il se trouve dans l’un des camps d’internement secrets du pays, où les Ouïghours sont exposés à la propagande du gouvernement chinois qui a pour but de les conditionner.

En effet, jusqu’à un million de personnes, principalement des musulmans, ont été arrachées à leur famille et sont enfermées dans ces camps secrets en Chine, depuis 2017. Ce scandale a lancé un puissant mouvement en faveur de la vérité à travers le monde. Alors, demandons à la Chine de libérer Yiliyasijiang immédiatement et aidons ainsi Mairinisha à retrouver son mari !

Marinel Sumook Ubaldo - Philippines - Son combat : survivre au changement climatique et exiger la dignité

Marinel Sumook Ubaldo n’avait que 16 ans lorsqu’elle a été confrontée aux effets dévastateurs du changement climatique. En effet, le 13 novembre 2013, Marinel a survécu au typhon Yolanda, l’un des plus meurtriers jamais enregistrés aux Philippines. Son village, sur l’île de Samar, a été détruit. Plusieurs milliers de personnes sont mortes et des millions ont vu leur logement détruit.

Marinel, sa famille et des milliers d’autres personnes se sont retrouvées dans des conditions de vie insalubres dans lesquelles il leur est difficile de gagner leur vie. Ils ont besoin de nourriture, d’eau, d’un logement, d’électricité et de sanitaires. Mais, le gouvernement philippin n’a pas pris de mesures suffisantes et les a abandonné dans ces conditions de vie difficiles.

Marinel a alors compris qu’elle devait trouver un moyen de se protéger et de protéger les habitants de son village et des environs face aux effets du changement climatique. Elle est ainsi devenue une jeune militante de renom déterminée à faire en sorte que les gouvernements des Philippines et du monde prennent des mesures pour lutter contre le changement climatique et ses conséquences.

Aidons Marinel à se battre en faveur des habitants de son village et des environs pour vivre dans des conditions décentes !

Emil Ostrovko - Bélarus - Emprisonné et aspire à retrouver la liberté

Emil Ostrovko avait 17 ans lorsqu’il a été arrêté et violemment frappé par des policiers alors qu’il attendait sa petite amie à un arrêt de bus. Aujourd’hui âgé de 19 ans, il purge une peine de huit ans d’emprisonnement pour une infraction mineure liée aux stupéfiants, anéantissant ainsi son projet d’aller à l’université.

Il fait partie des milliers de personnes mineures et de jeunes condamnés à une longue peine de prison au Bélarus pour des infractions mineures liées aux stupéfiants. Ces personnes sont obligées de faire de longues heures de travail pénible et sont traitées plus durement que d’autres délinquants. Emil n’a pas été autorisé à emporter ses médicaments contre l’asthme et a souffert de gelures après avoir déneigé des surfaces à mains nues. Les choses se sont quelque peu améliorées lorsqu’il a été transféré vers une prison pour adultes, mais sa jeunesse et son potentiel sont gâchés.

Emil avait été embauché comme coursier pour une entreprise en ligne, travail qui l’occupait après les cours. Son employeur lui avait dit que les colis qu’il livrait contenaient des substances légales à fumer. Les enquêteurs n’ont jamais cherché le patron de l’entreprise ni qui que ce soit d’autre. Seul Emil a fait l’objet de poursuites.

Demandons au Bélarus de libérer Emil et soutenons-le !

Nasu Abdulaziz - Nigéria - Blessé par balle alors qu’il défendait son domicile

Entre novembre 2016 et avril 2017, Nasu et les autres habitants d’un quartier de Lagos, au Nigéria, ont été expulsés sans préavis de leur logement. Des hommes sont arrivés avec des pistolets et des bulldozers, sur ordre du gouvernement, démolissant et incendiant des maisons, tirant sur des familles, et détruisant les moyens de subsistance.

En 2017, la nuit précédent l’expulsion finale, Nasu a été blessé par balle au bras par des voyous. Le lendemain, l’unité spéciale de l’État de Lagos a fait irruption dans le quartier, tirant sur les habitants et les aspergeant de gaz lacrymogène. Pris de panique, les habitants de sont enfuis, certains ont santé dans la lagune et se sont noyés. Neuf personnes ont, semble-t-il, été tuées, et on est toujours sans nouvelles de 15 autres personnes.

Au bout du compte, 30 000 personnes, dont Nasu, se sont retrouvées sans abri, contraintes à vivre sur des pirogues, sous des ponts ou chez des proches.

Même si Nasu a perdu son logement, il garde espoir. Il a rejoint le « Nigerian Slum / Informal Settlement Federation », la Fédération nigériane des bidonvilles et quartiers informels, un mouvement populaire constitué de personnes qui, comme lui, lutteront jusqu’à ce que leur droit à un logement se concrétise et qu’ils puissent vivre dans la dignité.

Demandons au Nigéria de protéger le droit de Nasu à un logement et soutenons-le !

Ibrahim Ezz el Din - Égypte - Disparu des rues du Caire

Ibrahim Ezz el Din, chercheur sur les droits humains de 26 ans, aime son travail dans le cadre duquel il mène des recherches et rédige des rapports sur l’accès à un logement sûr et abordable en Égypte, un droit fondamental.

Le 11 juin 2019 au soir, alors qu’il rentrait chez lui, quatre agents des forces de sécurité en civil l’ont encerclé et arrêté. Lorsque sa mère l’a appris, elle s’est immédiatement rendue au poste de police local, mais la police lui a dit qu’Ibrahim n’était pas là et a nié l’avoir arrêté. Depuis ce soir-là, la famille d’Ibrahim essaie de savoir ce qui lui est arrivé, mais personne n’a obtenu de réponse.

Plus inquiétant encore : Ibrahim Ezz el Din est la cinquième personne de son organisation - la Commission égyptienne pour les droits et les libertés, qui réunit des information sur les atteintes aux droits humains en Égypte et fait campagne contre ces atteintes - à être arrêtée en trois ans. Partout en Égypte, des centaines de personnes sont soumises à des disparitions forcées par l’États simplement parce qu’elles ou leur famille ont critiqué le gouvernement ou s’y sont opposées.

Nombre de personnes, tant des journalistes que des amateurs de football ou même des personnalités politiques, ont été arrêtées pour avoir simplement exprimé pacifiquement leurs opinions, critiqué les autorités ou défendu les droits humains.

Demandons aux autorités égyptiennes de révéler le sort réservé à Ibrahim.

Sarah Mardini et Seán Binder - Grèce - Ils risquent la prison pour avoir sauvé des vies

En Grèce, on peut aller en prison pour avoir essayé de sauver des vies. C’est ce qui est arrivé à Sarah Mardini, 24 ans, et Seán Binder, 25 ans, pour avoir mené bénévolement des actions de sauvetage en mer de migrants et réfugiés à Lesbos, une île grecque proche des côtes turques.

Leurs actions consistaient à repérer les bateaux en détresse afin de pouvoir porter secours aux personnes qui tentaient de traverser la Méditerranée au péril de leur vie pour rejoindre un lieu plus sûr. Leurs actions de sauvetage avaient pour but de permettre à ces personnes d’arriver en toute sécurité sur l’île de Lesbos et fournir une première assistance.

Le 17 février 2018, Sarah et Seán ont été arrêtés, interrogés et détenus par les autorités grecques en raison de leurs actions en mer, puis relâchés après 48 heures, le 19 février. Suite à cela, une enquête à été ouverte.

Le 21 août 2018, ils ont de nouveau été arrêtés et détenus pendant plus de trois mois. Ils ont été libérés sous caution dans l’attente de leur procès. Ils sont accusés d’espionnage, de trafic d’êtres humains et d’appartenance à une organisation criminelle.

Leur cas fait, aujourd’hui, toujours l’objet d’une enquête. Une fois l’enquête terminée, les autorités judiciaires grecques devront décider s’il convient de les inculper et de les traduire en justice. Ils risquent jusqu’à 25 ans de prison s’ils sont déclarés coupables.

Le cas de Sarah et Seán n’est pas un cas isolé, mais il est emblématique d’un problème plus large en Grèce et dans toute l’Europe. D’autres défenseurs des droits humains ont été inculpés pour avoir sauvé des vies et continuent d’être pris pour cible simplement parce qu’ils sont solidaires envers les personnes cherchant à rejoindre un lieu plus sûr.

Pourtant, aucun gouvernement ne devrait criminaliser la solidarité. Interpellons dès maintenant les autorités grecques afin d’abandonner toutes les charges qui pèsent sur Sarah et Seán et mettons fin à la criminalisation de la solidarité !

Et ça marche ! Écrire une lettre, change une vie !

Chaque année, de véritables changements surviennent grâce à vos lettres et vos actions. Des personnes injustement emprisonnées sont libérées, des responsables de violences sont traduits en justice, et des détenus sont traités plus humainement.

Et surtout, la solidarité compte ! Tu peux pensez qu’écrire à une personne que tu ne connais pas ne changera rien, ou que cette personne n’a pas envie de recevoir un message de toi. Mais lorsque tu es enfermé ou que tu crains pour ta vie pour avoir dénoncé une injustice, savoir que quelqu’un te croit et pense à toi a une réelle importance.

Quelle que soit la personne à qui tu décides d’écrire, elle sera ravie de recevoir ta lettre. Ces personnes ont peut-être peur ou se sentent seules, et tes mots leur apporteront réconfort et espoir.

C’est le cas pour trois jeunes femmes mises en avant lors de notre précédente édition !

Atena Daemi, actuellement en prison en Iran pour avoir distribué des tracts dénonçant la peine de mort, témoigne : « Je suis de tout coeur reconnaissante envers toutes les personnes dans le monde qui m’ont inondée de compassion et de gentillesse et n’ont épargné aucun effort pour me soutenir ». Grâce aux plus de 700 000 actions menées par des gens du monde entier, l’Iran l’a finalement autorisée à recevoir des soins médiaux spécialisés d’urgence suite à une agression en prison.

Le Kirghizistan a enfin signé, en mars 2019, la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées, suite à la forte mobilisation internationale autour de Goulzar Douichenova. Près de 250 000 messages ont été envoyés à travers le monde entier pour soutenir son combat en faveur des droits des personnes en situation de handicap au Kirghizistan : « Je suis reconnaissante pour le soutien et la solidarité qu’ont témoignés de très nombreux militants d’Amnesty International qui se préoccupent de nos droits même s’ils viennent d’autres pays ».

Finalement, les messages envoyés à Mônica Benício au Brésil ont eu un impact énorme après que sa partenaire, Marielle Franco, a été tuée. Marielle était une personnalité politique locale charismatique, elle défendait les plus démunis au Brésil, et après son meurtre, des personnes du monde entier ont envoyé un demi-million de messages réclamant des réponses et la justice. Mônica confie : « Ça m’aide à me lever le matin [...] de savoir qu’il existe ce grand réseau mondial d’affection ».

Alors à nos stylos ! Continuons à agir ensemble, de janvier à juin 2020, dans le cadre de notre action « Écrire pour les droits ».

Passe à l’action

On compte sur toi pour participer, cette année encore, à cette grande action d’écriture de lettres qui change des vies. Tu peux organiser l’action quand tu le souhaites entre janvier et juin, pour un ou plusieurs individus, en une fois, ou sur plusieurs jours, pendant une récré en tenant un stand, en présentant les cas et en distribuant des modèles de lettres ou bien en classe dans le cadre d’un cours de français par exemple.

Et pour t’aider à parler de ces individus et à rendre votre action visible dans ton école, nous mettons à ta disposition de nombreux outils que tu peux commander en ligne gratuitement, dont un kit complet d’actions pour chaque individu ou groupe d’individus.

Ce kit contient :

  • une fiche (format A4) expliquant la situation du cas et comprenant toutes les informations nécessaires pour adresser des lettres de pression aux autorités concernées ainsi que des lettres de solidarité aux individus concernés ;
  • une affiche (format A3) sur chaque cas ;
  • et un modèle de lettre aux autorités, avec l’adresse complète des autorités concernées ;

Nous te proposons également un kit pour fabriquer des lanternes en papier à l’effigie des individus en danger concernés ainsi que des fiches pédagogiques pour réaliser des activités en classe liées à la situation de quatre de ces jeunes.

L’ensemble du matériel lié à cette action peut être commandé en passant par notre formulaire de commande.

Pour commander le matériel Écrire pour les droits

Pour télécharger les 4 fiches pédagogiques Écrire pour les droits

Nous mettons également à ta disposition plusieurs courtes capsules vidéos qui expliquent en quelques minutes concrètement l’action Écrire pour les droits, quel est son impact et qui laissent la parole également à certains des jeunes défenseurs des droits humains mis en avant dans le cadre de cette action.

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