Soutiens Seán Binder

Seán Binder risque toujours une peine de prison pour avoir porté secours à des personnes migrantes et réfugiées en Grèce. Son procès en appel a débuté le 4 décembre 2025. Après deux jours d’audience, il a été ajourné au 15 janvier. Plusieurs journées d’audience sont encore à prévoir. Soutiens-le sur les réseaux sociaux tout au long de son procès.

L’histoire de Seán

Entre 2017 et 2018, Seán Binder a mené, bénévolement, pour une organisation à Lesbos en Grèce, des actions de sauvetage en mer de personnes migrantes et réfugiées.

Seán Binder est Allemand, mais a vécu une grande partie de sa vie en Irlande. Son père a fui le Vietnam pour venir en Europe. Il est diplômé en relations internationales et est un plongeur-sauveteur qualifié.

Les actions qu’il menait avec d’autres bénévoles consistaient à repérer les bateaux en détresse afin de pouvoir porter secours aux personnes qui tentaient de traverser la Méditerranée au péril de leur vie pour rejoindre un lieu sûr. Ces actions avaient pour but de permettre à ces personnes d’arriver en toute sécurité sur l’île de Lesbos et de leur fournir une première assistance, c’est-à-dire simplement d’aider des personnes dans le besoin.

Le 17 février 2018, il a été arrêté, interrogé et détenu une première fois par les autorités grecques en raison de ses actions en mer, puis relâché après 48 heures, le 19 février. Suite à cela, une enquête a été ouverte.

Le 21 août 2018, il a de nouveau été arrêté et détenu pendant plus de quatre mois. Il a été libéré sous caution dans l’attente de son procès. Il a été accusé notamment d’espionnage, de trafic d’êtres humains et d’appartenance à une organisation criminelle.

Ces accusations sont infondées et ne visent qu’à criminaliser ses actions de sauvetage et humanitaires.

Son procès devait débuter en novembre 2021, mais il a été reporté à janvier 2023. Peu avant l’ouverture du procès, Seán a déclaré : « Si je peux être traîné en justice pour n’avoir fait guère plus que distribuer des bouteilles d’eau et des sourires, alors tout le monde peut se retrouver dans la même situation. Avec ce procès, les autorités grecques cherchent à broyer toute compassion et à empêcher les gens de rechercher la sécurité. Mais j’ai confiance en la justice, elle prévaudra, et nous pourrons poursuivre le cours de nos vies ».

À la suite du procès qui s’est tenu mi-janvier 2023, la cour de justice grecque en charge de cette affaire a annulé la procédure pour « espionnage » à son encontre. La cour a pris cette décision en raison de problèmes de procédure, notamment de l’absence de traduction de l’acte d’accusation qui a été renvoyé au procureur.

Aujourd’hui, des accusations infondées de crime grave contre Seán (notamment pour trafic d’êtres humains, appartenance à une organisation criminelle et blanchiment d’argent) continuent de faire l’objet d’investigations et doivent être examinées lors d’une nouveau procès qui a débuté le 4 décembre 2025. Après deux jours d’audience, il a été ajourné au 15 janvier 2026. Plusieurs journées d’audience sont encore à prévoir. Seán risque jusqu’à 20 ans de prison s’il est reconnu coupable.

Le cas de Seán n’est pas un cas isolé, mais il est emblématique d’un problème plus large en Grèce et dans toute l’Europe. D’autres personnes qui défendent les droits humains ont été inculpées pour avoir sauvé des vies et continuent d’être prises pour cible simplement parce qu’elles sont solidaires envers les personnes cherchant à rejoindre un lieu plus sûr. Dans ce contexte d’hostilité croissante, certaines organisations non gouvernementales qui soutiennent les personnes réfugiées et migrantes ont retiré leurs opérations de Lesbos. Aucun gouvernement ne devrait criminaliser la solidarité !

Seán a fait ce que n’importe qui parmi nous espérerait faire dans sa position : aider des personnes en danger sur l’une des routes maritimes les plus meurtrières d’Europe. Ce n’est pas juste humain – c’est légal et nécessaire.

Alors qu’un nouveau procès le concernant va bientôt débuter le 4 décembre, Seán a déclaré : « les travailleurs et travailleuses humanitaires comme moi ne devraient pas être poursuivi·e·s pour avoir sauvé des vies. Tandis que les États européens s’efforcent de restreindre l’accès à l’asile et que la violence aux frontières est monnaie courante, le travail humanitaire devrait être protégé et facilité, et non sanctionné et stigmatisé. Aider les personnes dans le besoin est tout simplement une question d’humanité ! Soutenez-moi en exigeant que la Grèce fasse preuve d’humanité et abandonne les poursuites. L’humanité doit l’emporter ! ».

Amnesty International et ses militant·e·s soutiennent Seán depuis plusieurs années. De nombreuses cartes de soutien provenant d’écoles en Belgique lui ont notamment été adressées au cours de ces dernières années. À ce sujet, il a notamment déclaré : « votre soutien me donne le sentiment que je ne serai pas seul dans cette salle d’audience, ce qui compte énormément pour moi. Merci de votre solidarité ! »

Apporte-lui ton soutien

Avec ces accusations de crime grave qui continent de peser sur Seán (ainsi que d’autres co-accusé·e·s), la Grèce tente de décourager les secouristes de venir en aide aux personnes en danger en mer. L’Europe essaie de criminaliser les actes de solidarité envers les personnes migrantes dans le cadre de sa politique de protection des frontières.

Mais la solidarité n’est pas un crime ! Sauver des vies n’est pas un crime !

Tu veux agir ? Soutiens-le sur Instagram.

  • Partage son histoire sur les réseaux sociaux et envoie un message de soutien à Seán sur Instagram en utilisant les hashtags : #Greece #StandWithSeán #FreeHumanitarians #DropTheCharges pour lui montrer que tu es à ses côtés et afin d’appeler les autorités grecques à abandonner toutes les charges à son encontre.
  • Tague @freehumanitarians @binderdoneit (le compte de Seán) et @amnestygroupesjeunes @amnestybefr

Soyons nombreuses et nombreux à le soutenir et à faire pression sur la Grèce pour que Seán soit innocenté !

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