Écrire pour les droits dans ton école

Agir pour les droits humains c’est possible !
Comment ? En écrivant des lettres aux individus dont les droits ont été bafoués, mais aussi aux autorités à travers le monde entier pour les appeler à respecter leurs droits fondamentaux.
Alors, participe à notre marathon d’écriture de lettres entre janvier et juin.

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Écrire pour les droits, qu’est-ce que c’est ?

Une lettre peut parfois changer une vie. C’est le principe d’Écrire pour les droits, notre campagne mondiale de rédaction de lettres, que nous menons depuis 18 ans. Aujourd’hui, c’est le plus grand événement de défense des droits humains à l’échelle planétaire.

Chaque année, des gens du monde entier écrivent des millions de lettres pour ceux et celles dont les droits les plus fondamentaux sont bafoués. L’objectif est de faire écrire et signer un maximum de lettres dans le monde entier pour 10 personnes ou groupes de personnes en danger.

Tu as la possibilité d’écrire deux lettres : une à la personne disposant de l’autorité nécessaire pour faire bouger les choses (roi, président, chef de la police, etc.), et une à la personne ou au groupe de personnes pour qui nous nous battons, afin que ces personnes sachent que nous pensons à elles.

À la suite de notre appel international à l’action, des représentants d’États croulent sous les lettres. Des victimes de torture, des prisonniers d’opinion, des personnes condamnées à mort ou dont les droits humains sont bafoués reçoivent des messages de solidarité de milliers d’inconnus, venant des quatre coins du globe. Ces personnes savent ainsi que l’attention du public est attirée sur leur cas et qu’on ne les oublie pas.

Les campagnes précédentes ont eu de véritables résultats et nous comptons faire pareil cette année encore !

Mais pourquoi devons-nous agir ?

Dans de nombreux pays, les libertés - de dénoncer l’injustice, de vivre sur la terre de ses ancêtres, de ne pas faire l’objet de discrimination - sont menacées. Nos lettres, tes lettres, nos mots, tes mots, et toutes nos actions pousseront les autorités à prendre des mesures immédiates pour que les auteurs de violences soient traduits en justice, et pour que celles et ceux qui sont injustement détenus ou en danger goûtent à nouveau à la liberté.

À qui écrivons-nous cette année ?

Cette année, nous défendons 10 cas, ceux de 10 personnes ou groupes de personnes. Ces personnes sont aujourd’hui en prison, portées disparues ou menacées pour avoir exercé leurs droits fondamentaux : leur droit à la liberté d’expression, de manifestation, leur droit à la non-discrimination, à un environnement sain, etc. Elles ont été victimes de torture, mauvais traitements, n’ont pas eu droit à un procès équitable, ont été harcelées ou menacées de mort.

Qu’il s’agisse de personnes qui sont aujourd’hui en prison ou menacées, ces personnes ont toutes besoin de notre appui et d’un petit mot pour garder espoir.

Disons-leur que nous pensons à elles et appelons les gouvernements à respecter leurs droits fondamentaux.

Gustavo Gatica - Chili - Aveugle car il a exigé la dignité et l’égalité

Quand des manifestations contre l’accroissement des inégalités ont éclaté au Chili, Gustavo Gatica a rejoint le mouvement. Il est descendu dans la rue en novembre 2019. Comme lors d’autres manifestations, la police a riposté en faisant usage d’une force brutale, à laquelle le commandement ne s’est pas opposé. La police a tiré des munitions dangereuses directement sur la foule, touchant Gustavo aux deux yeux. Il a perdu la vue de manière irréversible.

«  J’ai donné mes yeux pour que les gens se réveillent  », explique-t-il. Lors des manifestations suivantes, les participants portaient des cache-oeils et scandaient son nom. Ils veulent que justice soit rendue. Nous aussi.

Réclamons justice au Chili pour Gustavo.

Germain Rukuki - Burundi - Condamné à 32 ans de prison pour avoir défendu les droits humains

Germain Rukuki est un mari et un père avant tout. Mais ce défenseur exemplaire des droits humains n’a jamais vu son plus jeune fils. Ce père de trois enfants est enfermé dans une cellule de prison au Burundi, condamné à 32 ans de prison sur la base de fausses accusations à l’issue d’un procès entaché d’irrégularités. « Pendant combien de temps mon mari doit-il supporter cette injustice ?  » demande sa femme, Emelyne.

Demandons au Burundi de libérer Germain dès maintenant.

Paing Phyo Min - Myanmar - Enfermé pour sa satire poétique de l’armée

Paing Phyo Min (alias De Yay) aime chanter, jouer de la guitare et Taylor Swift. Ce responsable associatif étudiant de 22 ans est également membre de Peacock Generation, une troupe de thangyat, version traditionnelle du slam. En 2019, Paing Phyo Min et d’autres membres de Peacock Generation ont été arrêtés après avoir donné une représentation de thangyat dans laquelle, vêtus d’uniformes de soldat, ils se moquaient de l’armée. Il a été condamné à six ans de prison.

Demandons au Myanmar de libérer Paing Phyo Min immédiatement et sans condition.

Mise à jour d’avril 2021 : Bonne nouvelle : Paing Phyo Min a été libéré le 17 avril 2021 ! Il a bénéficié d’une amnistie présidentielle. Cette action est donc clôturée. :-)

Jani Silva - Colombie - En danger de mort car elle protège l’Amazonie

Née au coeur de l’Amazonie colombienne, Jani Silva a consacré sa vie à la défense des arbres et de la terre, qui sont des éléments vitaux à chacun d’entre nous.

Depuis l’âge de 16 ans, elle soutient les paysans (campesinos) du Putumayo, une région du sud du pays riche d’une biodiversité unique.

À cause de son travail, elle s’est heurtée à des entités qui convoitent la richesse pétrolière de ce territoire. Harcelée par des agresseurs inconnus, elle est en danger.

Demandons à la Colombie des mesures de protection pour Jani.

Popi Qwabe et Bongeka Phungula - Afrique du sud - Leurs meutriers doivent être traduits en justice

Popi Qwabe et Bongeka Phungula étaient de talentueuses étudiantes en art dramatique en Afrique du sud. Mais leur rêve de faire une grande carrière a pris fin une nuit de mai 2017. Les deux amies ont été abattues puis abandonnées sur le bord d’une route.

Depuis leur homicide, leurs familles cherchent des réponses, mais ont constaté avec exaspération des irrégularités dans l’enquête de police, qui n’a pas progressé depuis trois ans. Elles veulent que justice soit rendue.

Apportons-leur notre soutien. Exigeons la justice pour Popi et Bongeka.

Idris Khattak - Pakistan - Enlevé pour avoir dénoncé les disparitions forcées

Décrit par ses filles comme un cuisinier « enthousiaste, mais très mauvais  », Idris Khattak est l’expert pakistanais des disparitions forcées. Pendant des années, il a rassemblé des informations à ce sujet pour Amnesty International et Human Rights Watch. Mais, en novembre 2019, Idris a disparu lui aussi.

Après que sa fille Talia a courageusement demandé publiquement la libération de son père, les autorités ont reconnu qu’elles le détenaient.

À présent, Idris pourrait être inculpé d’espionnage. Il serait alors passible de 14 ans de prison ou de la peine de mort.

Demandons aux autorités du Pakistan de libérer Idris.

Nassima al Sada - Arabie saoudite - Emprisonnée car elle défend les droits des femmes

Nassima al Sada a passé une grande partie de sa vie à faire campagne pour la liberté des femmes en Arabie saoudite. Aujourd’hui, elle a perdu la sienne. Aux côtés de 13 autres militantes de premier plan, elle est poursuivie pour avoir revendiqué le droit des femmes à conduire et à exercer leurs activités quotidiennes sans l’autorisation d’un « tuteur » masculin.

Depuis son arrestation en juillet 2018, elle est en prison, où elle subit des mauvais traitements et est détenue à l’isolement, simplement pour avoir défendu pacifiquement les droits des femmes.

Demandons à l’Arabie saoudite de libérer immédiatement Nassima.

Khaled Drareni - Algérie - Jeté en prison pour ses activités de journaliste

Khaled Drareni est très attaché aux principes du journalisme. Il s’efforce de couvrir le mouvement de protestation du Hirak, qui défend la liberté et le respect des droits. Comme de nombreux jeunes Algériens, Khaled considère le Hirak comme une chance de construire une Algérie meilleure et plus juste.

Il s’est ainsi retrouvé en conflit avec les autorités, qui l’ont pris pour cible en l’arrêtant à maintes reprises. Sa dernière arrestation remonte à mars 2020. Khaled est en prison simplement pour avoir fait son travail.

Demandons à l’Algérie de libérer Khaled dès maintenant.

Mise à jour de février 2021 : bonne nouvelle, Khaled Drareni a été libéré le 19 février 2021. Ces premiers mots ont été pour les personnes qui l’ont soutenu pendant son emprisonnement : « Je remercie tous ceux qui m’ont soutenu et qui ont soutenu les détenus d’opinion car votre soutien est essentiel pour nous tous et il est la preuve de notre innocence ». Cette action est donc clôturée. :-)

Les trois de l’El Hiblu - Malte - Ils risquent la prison pour s’être opposés à la torture

Ces trois adolescents avaient pris la mer pour échapper à la violence en Libye. Lorsque le canot pneumatique sur lequel ils se trouvaient avec 100 autres personnes a sombré, ils ont été secourus par un navire pétrolier, l’El Hiblu. Ils se croyaient en sécurité, mais l’El Hiblu a tenté de les ramener en Libye, où ils auraient presque certainement été torturés. Un mouvement de protestation a alors éclaté. Les trois jeunes ont servi d’interprètes pour sauver leur vie et celle des autres passagers.

Ils sont maintenant sur le banc des accusés et encourent une peine de réclusion à perpétuité.

Exigeons la justice pour les trois de l’El Hiblu

Melike Balkan et Özgür Gür - Tursuie - Poursuivis pour avoir célébré les droits des LGBTI

Depuis le début de leurs études, Melike Balkan et Özgür Gür se sont consacrés à la défense des droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTI+) au sein de leur université, où ils étudient la biologie. En tant que membres du groupe de solidarité LGBTI+, ces deux personnes organisent avec succès depuis des années des marches des fiertés sur le campus.

Mais en mai 2019, l’université a interdit la marche prévue et appelé la police pour disperser un sit-in pacifique. Alors qu’ils ne faisaient qu’exercer leur droit de manifester pacifiquement, 18 étudiants et un universitaire font
aujourd’hui l’objet de poursuites.

Demandons à la Turquie d’abandonner toutes les charges retenues contre ces personnes.

Et ça marche ! Écrire une lettre, change une vie !

Chaque année, de véritables changements surviennent grâce à vos lettres et vos actions. Des personnes injustement emprisonnées sont libérées, des responsables de violences sont traduits en justice, et des détenus sont traités plus humainement.

Et surtout, la solidarité compte ! Tu peux penser qu’écrire à une personne que tu ne connais pas ne changera rien, ou que cette personne n’a pas envie de recevoir un message de toi. Mais lorsque tu es enfermé ou que tu crains pour ta vie pour avoir dénoncé une injustice, savoir que quelqu’un te croit et pense à toi a une réelle importance.

Quelle que soit la personne à qui tu décides d’écrire, elle sera ravie de recevoir ta lettre. Ces personnes ont peut-être peur ou se sentent seules, et tes mots leur apporteront réconfort et espoir.

Dans le cadre de notre dernière action « Écrire pour les droits », nous vous avions demandé de vous mobiliser notamment pour Yasaman Aryani en Iran, la communauté autochtone de Grassy Narrows au Canada ou encore Magai Matiop Ngong en Afrique du Sud et ces mobilisations massives ont eu un impact.

En 2019, Yasaman Aryani a été condamnée à 16 ans d’emprisonnement en Iran pour avoir distribué des fleurs dans un train alors qu’elle ne portait pas de voile. En février 2020, sa peine de prison a été considérablement réduite, en partie grâce aux plus de 1,2 million de messages envoyés du monde entier pour réclamer sa libération. Nous ne nous arrêterons pas tant qu’elle ne sera pas libre.

« Nous sommes main dans la main autour du monde pour combattre toutes les injustices. » Crystal Swain, de Grassy Narrows

Depuis des décennies, la communauté autochtone de Grassy Narrows subit les effets d’une intoxication au mercure qui a engendré l’une des pires crises sanitaires de l’histoire du Canada. Les jeunes générations de Grassy Narrows sont les plus affectées, et ce sont elles qui sont en première ligne du combat visant à assurer à leur communauté un avenir sain. Avec plusieurs années de retard, un accord prévoyant 19,5 millions de dollars canadiens pour la construction d’un centre de soins a finalement été signé le 2 avril 2020 : une victoire sanitaire pour la population de Grassy Narrows.

« Merci infiniment. Je n’ai pas de mots. Vous ne pouvez pas savoir à quel point mon cœur est empli de bonheur. » Magai Matiop Ngong

Magai Matiop Ngong n’avait que 15 ans lorsqu’il a été condamné à mort en Afrique du Sud après la mort accidentelle de son cousin. Mais grâce aux centaines de milliers d’actions de soutien menées en sa faveur, sa condamnation à mort a été annulée en juillet 2020.

Alors à nos stylos ! Continuons à agir ensemble, de janvier à juin 2021, dans le cadre de notre action « Écrire pour les droits ».

Passe à l’action

On compte sur toi pour participer, cette année encore, à cette grande action d’écriture de lettres qui change des vies. Tu peux organiser l’action quand tu veux entre janvier et juin, pour un ou plusieurs individus, en une fois, ou sur plusieurs jours, en disposant sur une table dans un lieu de passage de l’école des fiches résumant les cas de chaque personne, et des modèles de lettres (tu peux prévoir d’ajouter une boîte aux lettres en carton sur la table pour limiter les interactions, et que les élèves qui signent ou recopient les lettres n’aient plus qu’à les déposer dans la boîte aux lettres. Tu peux ensuite la vider quand c’est possible pour toi) ou bien en classe dans le cadre d’un cours de français ou de philosophie et de citoyenneté par exemple.

Et pour t’aider à parler de ces individus et à rendre votre action visible dans ton école, nous mettons à ta disposition de nombreux outils que tu peux commander en ligne gratuitement, dont un kit complet d’actions pour chaque individu ou groupe d’individus.

Ce kit contient :

  • une fiche (format A4) expliquant la situation du cas et comprenant toutes les informations nécessaires pour adresser des lettres de pression aux autorités concernées ainsi que des lettres de solidarité aux individus concernés ;
  • une affiche (format A3) sur chaque cas ;
  • et un modèle de lettre aux autorités, avec l’adresse complète des autorités concernées ;

Nous te proposons également des fiches pédagogiques pour réaliser des activités en classe liées à la situation de quatre de ces jeunes.

Pour accéder aux fiches pédagogiques Écrire pour les droits

Pour commander le matériel Écrire pour les droits

Nous mettons également à ta disposition plusieurs courtes capsules vidéos qui expliquent en quelques minutes concrètement l’action Écrire pour les droits, quel est son impact et qui laissent la parole également à certains des personnes en danger mises en avant dans le cadre de cette action.

Pour découvrir les vidéos Écrire pour les droits

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