Stop aux viols et aux violences sexuelles en Éthiopie

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Dans la région du Tigré en Éthiopie, de nombreux viols et violences sexuelles sont commis par des militaires et des miliciens du gouvernement éthiopien. Ces violences doivent cesser !

La région du Tigré au centre d’une violente guerre civile

En novembre 2020, dans la région du Tigré, en Éthiopie, un violent conflit armé a éclaté où de graves atteintes aux droits humains se succèdent et se multiplient.

Malgré les restrictions d’accès et la coupure totale des communications, Amnesty International a pu mener des enquêtes sur les crimes sexuels et les humiliations perpétrés à l’encontre de femmes et de filles tigréennes et alerter sur la situation dramatique dans cette région.

Le sais-tu ? Le Tigré est une région, située dans l’extrême nord de l’Ethiopie, à plus de 600 km d’Addis Abeba, la capitale du pays. Elle partage ses frontières avec l’Erythrée et le Soudan. Cette région est considérée comme une zone stratégique. Elle a notamment joué un rôle majeur dans l’histoire, notamment religieuse, de l’Ethiopie, et est un haut lieu touristique. C’est aussi un centre économique : c’est à la fois une région agricole et une zone qui abrite des industries d’échelle nationale, notamment des industries textiles.
Enfin, c’était, jusqu’à il y a quelques années, le siège du pouvoir politique et militaire du pays. Par le biais du parti politique le Front populaire de libération du Tigré (FPLT), le Tigré a dominé les structures politiques et militaires de l’Ethiopie pendant des dizaines d’années.

Aujourd’hui, le conflit armé oppose d’un côté les forces armées du gouvernement fédéral éthiopien, et de l’autre, le Front populaire de libération du Tigré (FPLT) et l’Armée de libération oromo (ALO).

Des violences sexuelles et des humiliations intentionnelles

Les dernières recherches réalisées par Amnesty International sur les violations des droits humains commises dans le cadre de ce conflit, ont mené à des conclusions particulièrement atroces, révélant que des militaires et des miliciens loyaux au gouvernement fédéral se sont livrés à des viols, des viols en réunion, de l’esclavage sexuel, des mutilations sexuelles et d’autres formes de torture, souvent accompagnés d’insultes à caractère ethnique et de menaces de mort, à l’encontre de femmes et de filles tigréennes.

Le déroulement de ces actes, lors desquels de nombreuses victimes ont également été témoins du viol d’autres femmes, montre que ces violences étaient courantes et avaient vocation à terroriser et à humilier les victimes et leur groupe ethnique. Certaines ont été retenues en captivité durant des semaines dans des camps militaires ou dans des maisons, en zones rurales.

Des conséquences physiques et psychologiques désastreuses

Suite à de tels traitements, les victimes continuent de souffrir de complications physiques et psychologiques. Beaucoup ont signalé des traumatismes physiques, tandis que d’autres sont porteuses du virus de l’immuno-déficience humaine (VIH) depuis leur viol. Par ailleurs, le manque de sommeil, l’anxiété et la détresse émotionnelle sont courants chez les victimes et les membres de leur famille ayant assisté aux violences.

À la souffrance et au traumatisme s’ajoute aussi le fait que, depuis leur arrivée dans les camps pour personnes déplacées ou pour personnes réfugiées, les victimes ont reçu peu ou pas de soutien psychologique et médical.

Signe la pétition pour demander aux autorités éthiopiennes de faire cesser immédiatement tous les abus des droits humains et les atteintes au droit international humanitaire et de traduire les coupables en justice !

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