Stop à la violence des forces de l’ordre en Colombie !

« Nous courions comme des fous pour sauver nos vies, les tirs et les gaz lacrymogènes venaient de différents points, c’était excessif, nous n’étions pas armé·e·s et nous n’avions aucun moyen de répondre à cet arsenal, les forces de l’ordre ont utilisé des fusils qu’elles utilisent pour la guerre contre nous », raconte un jeune homme qui se souvient de ce qui s’est passé le jour où Kevin est mort.

Situation politique en Colombie

La Colombie est un pays d’Amérique latine qui se situe au croisement entre l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud.

Le pouvoir politique est détenu par un président d’extrême droite. Certaines parties du pays sont contrôlées par les narcotraficants.

La situation sociale et économique est très inégalitaire avec une grande partie de la population pauvre et des élites protégées. Suite à la pandémie de Covid 19, la pauvreté a augmenté et la population est descendue dans les rues manifester sa colère.

Lors de ces manifestations pacifiques, la répression policière est toujours très violente ! Les forces de l’ordre n’hésitent pas à tirer sur des manifestant·e·s. Il y a énormément de personnes blessées et mortes.

Le président n’hésite pas à utiliser la force pour faire taire ses opposant·e·s. Il légitime la répression violente de ces manifestations en affirmant que les manifestant·e·s sont des terroristes ou des narcotraficants. La police est donc protégée par le pouvoir central et n’est pas poursuivie en justice.

En Colombie, le simple fait, pour une personne, de manifester peut menacer sa vie.

Grève nationale, un exemple de la violence policière

Lors de la grève nationale de 2021, des milliers de personnes sont descendues dans les rues de différentes villes de Colombie pour réclamer leurs droits (accès à des soins de santé, à l’éducation, à de meilleurs conditions de vie...). La réponse du gouvernement a été d’attaquer et de punir celles et ceux qui ont élevé la voix. Le lieu où le plus grand nombre de violations des droits humains ont été dénoncées est la ville de Cali.

Une commémoration attaquée par les forces de l’ordre

Le 3 mai 2021 a été une nuit de grande violence, lorsque des d’agents de la police nationale, des membres de l’escouade mobile anti-émeute (ESMAD) et des membres du groupe d’opérations spéciales de la police nationale colombienne (GOES) ont attaqué à l’arme létale et au gaz lacrymogène les personnes qui tenaient une cérémonie de commémoration d’un jeune homme tué la veille, prétendument par des agents des forces de sécurité, au rond-point du quartier de Siloé. Cette nuit-là, trois personnes ont perdu la vie, dont Kevin Agudelo, un jeune joueur de football. Cette opération a été appelée « Opération Siloé ».

Arrêtons de fermer les yeux

On ne peut pas tolérer que des manifestations pacifiques soient stoppées par les forces de l’ordre avec toujours plus de violence ! C’est une violation de leur droit à la liberté d’expression, de leur droit de manifester et de leur droit à la vie pour toutes les personnes tuées parce qu’elles ont exprimé leur opinion en manifestant pacifiquement.

Le bureau du procureur colombien doit faire avancer l’enquête sur la mort de Kevin Agudelo et sur les autres violations des droits humains et crimes de droit international commis dans le cadre de l’opération Siloé, afin que cela ne se reproduise JAMAIS !

Personne ne devrait perdre la vie pour s’être exprimé !

Il est temps d’agir. Signez la pétition et exige que le bureau du procureur poursuive les responsables de ces violences.

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