Stop au harcèlement des Ouïghours par la Chine

Depuis près de trois ans, la Chine a lancé un programme sans précédent de détention massive des Ouïghours, Kazakhs et autres personnes à prédominance musulmane de la région autonome ouïghoure du Xinjiang, dans le Nord-Ouest de la Chine.

Des camps d’internement

Des milliers de personnes (au moins un million) de la région autonome ouïghoure du Xinjiang en Chine ont été détenues dans des centres ces trois dernières années.

Le gouvernement chinois a, dans un premier temps, nié l’existence de ces camps de détention. Par la suite, il a prétendu qu’il s’agissait de centres de « formation professionnelle » dont le but était d’aider les Ouïghours et autres à se débarrasser de leurs « pensées extrémistes ».

En 2019, le New York Times, important journal américain, a dévoilé des documents montrant que ces camps faisaient partie d’une campagne bien plus large contre les communautés ouïghoure, kazakh et autres.

Un harcèlement même à l’étranger

Les Ouïghours sont les membres d’une ethnie musulmane sunnite, minoritaire en Chine mais majoritaire dans la province du Xinjiang, située au nord-ouest du pays. Turcophone, le peuple ouïghour est aussi présent au Kazakhstan, en Ouzbékistan, au Kirghizistan et en Turquie.

Entre 1 et 1,6 million d’Ouïghours vivent en-dehors de Chine. Amnesty a pu recueillir certains de leurs témoignages qui montrent que les ambassades et consulats chinois à l’étranger sont chargés de recueillir des informations sur les membres de ces groupes ethniques résidant à l’étranger.

Plusieurs Ouïghours interrogés ont déclaré à Amnesty que les autorités du Xinjiang avaient pris pour cible leurs proches afin de réprimer les activités des communautés ouïghoures à l’étranger. Certaines personnes ont rapporté avoir été menacées que leur famille soit détenue si elles ne retournaient pas au Xinjiang ou encore qu’elles ne reverraient jamais leur famille si elles refusaient de donner des informations sur d’autres membres de leur communauté.

Un climat de méfiance

La pression exercée sur les membres de la communauté ouïghoure vivant à l’étranger est renforcée par les efforts agressifs des responsables de la sécurité chinoise pour recruter des informateurs afin d’espionner les personnes installées à l’étranger. Un climat de méfiance s’installe donc puisque les Ouïghours expatriés ne savent pas qui parmi eux pourrait faire un rapport aux agents de sécurité chinois.

Cela créé un vrai climat de suspicion qui prend racine et nourrit le sentiment d’isolement et de peur. Ces sentiments contribuent à une crise croissante de désespoir et de dépression au sein de la communauté ouïghoure.

La Chine doit arrêter d’enfermer et de harceler les Ouïghours ! Signe notre pétition.

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