« En sécurité nulle part » : l’appel à l’aide de la population syrienne

Le conflit en Syrie a commencé en 2011, suite à des manifestations en faveur de la démocratie qui ont été brutalement réprimées par le régime de Bachar el-Assad. Peu à peu, le mouvement s’est transformé en une rébellion armée.
Près de dix ans plus tard, le gouvernement syrien, appuyé par la Russie, poursuit sa politique de terreur à l’égard de la population civile, dans le but de récupérer des territoires détenus par des groupes armés d’opposition.
La dernière offensive contre Idlib, au Nord-Ouest du pays, a été menée au mépris des vies des civils et des règles fondamentales du droit international humanitaire, entraînant de nouveaux déplacements de populations.

Des frappes aériennes visant hôpitaux, écoles et bâtiments résidentiels

Entre décembre 2019 et février 2020, des attaques syriennes et russes ont détruit 10 installations médicales à Idlib et Alep, au Nord-Ouest de la Syrie, entraînant la mort de 9 membres du personnel médical.

Un nouveau rapport d’Amnesty International montre que les forces gouvernementales russes et syriennes ont volontairement frappé des hôpitaux qui figuraient sur la liste des bâtiments « à ne pas cibler » réalisée par l’Organisation des Nations Unies (ONU). Une attaque par des tirs au sol et une autre par largage de bombes ont également été menées par les forces syriennes.

Entre janvier et février 2020, 28 écoles ont été frappées par des attaques aériennes et terrestres dans le Nord-Ouest de la Syrie selon le réseau Hurras (réseau syrien de protection de l’enfance).
Le 25 février dernier, une dizaine d’écoles ont été prises pour cible, causant la mort de 9 civils. Notre enquête montre que les forces gouvernementales syriennes et russes ont attaqué des écoles qui étaient utilisées à des fins éducatives ou comme abris pour les personnes déplacées.

Déplacement des populations et crise humanitaire

Les attaques ont poussé près d’un million de personnes à quitter leur foyer. Les familles ont convergé vers des camps de déplacés déjà surpeuplés, tandis que les écoles, installations sportives et autres bâtiments publics ont été transformés en abris temporaires. De nombreuses familles n’ont pas pu trouver de nouvelles sources de revenus, et doivent donc survivre avec l’aide alimentaire et financière limitée qu’elles reçoivent des organisations humanitaires.

L’accès aux soins est sérieusement impacté par les attaques sur les établissements de santé, et par les ressources médicales limitées. De nombreuses écoles du camp ont été contraintes de fermer en raison du manque de moyens.

Le 10 juillet prochain, une résolution importante du Conseil de sécurité des Nations unies arrive à expiration.

Sais-tu quel est le rôle du du Conseil de sécurité des Nations unies ? En tant qu’organe exécutif de l’Organisation des Nations unies, il est chargé, principalement, de maintenir la paix et la sécurité internationale. Son rôle est central car ses décisions doivent s’appliquer à l’ensemble des pays membres de l’organisation. Les décisions prises par le Conseil de sécurité des Nations unies s’appellent des « résolutions ». Certains de ses membres (les membres permanents comme la Russie) ont un droit de véto, c’est-à-dire qu’ils peuvent bloquer une décision (l’adoption d’une résolution).

La résolution 2504 du Conseil de sécurité des Nations Unies qui expire le 10 juillet prochain autorise l’aide transfrontalière aux populations du Nord-Ouest de la Syrie. Il est essentiel que le Conseil de sécurité renouvelle cette aide afin de maintenir la capacité des Nations unies à fournir une aide de baise par-delà la frontière.

Signe notre pétition, adressée au Président russe Vladimir Poutine, pour demander à la Russie de ne pas bloquer l’aide humanitaire en mettant son veto et de respecter et faire respecter le droit international humanitaire en Syrie.

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