Narges Mohammadi, une activiste en danger

Narges Mohammadi est une prisonnière d’opinion prise pour cible uniquement en raison de ses activités pacifiques en faveur des droits humains. Plusieurs fois arrêtée et condamnée de manière arbitraire en Iran, elle purge aujourd’hui une peine d’emprisonnement, suite à un procès qui a duré seulement cinq minutes.
Mobilise-toi pour elle en signant notre pétition pour exiger sa libération.

Prise pour cible en raison de ses activités en faveur des droits humains

Narges Mohammadi est une activiste iranienne qui milite dans son pays pour défendre les droits humains. Elle a notamment été la vice-présidente du Centre pour les défenseurs des droits humains en Iran, qui a été fermé par les autorités iraniennes en 2008. Elle est aujourd’hui en prison en Iran uniquement en raison de ses activités pacifiques en faveur des droits humains.

Sais-tu où se trouve l’Iran précisément ? L’Iran est un pays d’’Asie de l’Ouest, frontalier avec le Turkménistan, l’Afghanistan, le Pakistan l’Irak, la Turquie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Le système politique est une république islamique reposant sur la Charia, autrement dit, la loi islamique ou la loi divine.

Depuis de très longues années, Amnesty International dénonce les nombreuses violations des droits humains commises dans ce pays, mais ces dernières années, Amnesty International a constaté une aggravation de la crise des droits humains en Iran, où des centaines de personnes se trouvent dans le couloir de la mort en raison de procès inéquitables – y compris des personnes arrêtées alors qu’elles étaient mineures – et des milliers de personnes (notamment des défenseur·e·s des droits humains comme Narges) sont persécutées ou arbitrairement détenues pour avoir exercé pacifiquement leurs droits fondamentaux.

Des condamnations et des arrestations arbitraires

Narges Mohammadi a été plusieurs fois arrêtée et détenue arbitrairement, sans procès équitable.

Sa première arrestation date de 1998.

En 2015, elle est à nouveau arrêtée et condamnée en 2016 à 16 ans d’emprisonnement pour ses activités. Emprisonnée pendant plus de cinq ans pour son activisme pacifique en faveur des droits humains, elle est libérée en octobre 2020, mais elle est à nouveau arrêtée en novembre 2021.

Depuis août 2019, Narges Mohammadi se voit refuser tout contact avec ses enfants, qui ont déménagé à l’étranger en juillet 2015 pour vivre avec leur père, après son arrestation en mai 2015.

En 12 janvier 2022, lors d’un procès truqué qui a duré 5 minutes, la défenseure des droits humains a été condamnée à huit ans et deux mois de prison et 74 coups de fouet. De plus, elle se voit imposer une interdiction de deux ans d’utiliser les «  télécommunications », y compris les médias sociaux, et une interdiction de deux ans d’appartenir à des partis, groupes ou collectifs politiques et sociaux.

Une lettre ouverte qui témoigne de l’injustice et de la violence du système judiciaire en Iran

Le 24 janvier 2022, Narges Mohammadi explique dans une lettre ouverte son procès inéquitable. Elle explique que pendant son procès de cinq minutes, elle a été assise entre des agents du ministère des renseignements et s’est vu refuser l’accès à son avocat ainsi qu’à son dossier. Elle écrit également que les agents du ministère du renseignement l’ont accusée d’atteinte à la sécurité nationale en invoquant sa nomination au prix Nobel de la paix en 2021. Le 19 janvier 2022, Narges Mohammadi a été maintenue à l’isolement pendant 64 jours en violation de l’interdiction absolue de la torture et des autres mauvais traitements.

La condamnation et la peine de janvier 2022 s’ajoutent à l’affaire de 2021 pour laquelle elle a été condamnée à deux ans et demi de prison, 80 coups de fouet et deux amendes distinctes pour avoir participé en novembre 2019 à des manifestations qui réclamaient la vérité et la justice sur les meurtres illégaux de centaines d’hommes, de femmes et d’enfants, mais aussi pour avoir avoir fait campagne contre le recours à l’isolement cellulaire.

Narges Mohammadi est toujours détenue prisonnière de manière arbitraire, suite à un procès faussé. Sa place n’est pas en prison !

Demande aux autorités iraniennes de libérer immédiatement et sans condition Narges Mohammadi et d’annuler les condamnations et les peines injustes dont elle a fait l’objet.

Toutes les infos
Toutes les actions

Rejoins un de nos groupes-écoles actifs !

...

Je m’inscris
2022 - Amnesty International Belgique N° BCE 0418 308 144 - Crédits - Charte vie privée
Made by Spade + Nursit