Mexique : Justice pour José Adrián

José Adrián, adolescent autochtone, rentrait simplement de l’école quand il est passé à un endroit où venait d’avoir lieu un affrontement entre jeunes, lors duquel un véhicule de police avait été endommagé. Des policiers se sont alors rués sur lui et l’ont jeté contre leur voiture. Ils l’ont arrêté sans aucune explication et n’ont jamais averti ses parents.
Son arrestation relève d’une pratique courante au Mexique, qui consiste à prendre pour cible les personnes pauvres et victimes de discrimination, en l’occurence, José Adrián, jeune autochtone.
Réclamons justice pour Adrián !

L’histoire de José Adrián

José Adrián, alors âgé de 14 ans, vivait dans une ville pauvre du Mexique lorsque sur le chemin du retour de l’école des policiers se sont rués sur lui et l’ont jeté contre leur voiture, un policier lui piétinant le cou.

Peu avant, un véhicule de police avait été endommagé lors d’affrontement entre des jeunes. Adrián passait alors à cet endroit peu après, totalement par hasard.

Les policiers n’ont arrêté que lui, sans aucune explication, et n’ont jamais appelé ses parents. Ils ont poussé Adrián dans leur voiture et l’ont emmené au poste de police, où il a été torturé.

Des violences policières allant jusqu’à la torture, et dans l’impunité !

Au poste de police, José Adrián a été menotté et pendu par les mains. « Ils m’ont laissé pratiquement une demi-heure comme ça », explique-t-il. « Ils m’ont frappé à la poitrine. Puis ils m’ont giflé ».

Son handicap auditif l’a peut-être empêché de communiquer aisément avec la police.

Pour le faire libérer, sa famille a dû payer une amende et le montant des dégâts occasionnés à la voiture de patrouille, alors qu’elle n’en avait pas les moyens. José Adrián a abandonné l’école à cause de ce qui lui est arrivé.

Après avoir réclamé justice pendant des années, il a obtenu une aide auditive début 2019. Il souhaite, à présent, tourner la page et penser à son avenir, mais les policiers qui l’ont agressé demeurent impunis et sa famille attend toujours que les pouvoirs publics réparent leurs fautes. « Je veux que la justice soit rendue », déclare la mère d’Adrián. Amnesty International est du même avis.

Au mauvais endroit, au mauvais moment et du mauvais côté de la barrière : réclamons justice pour José Adrián

Son arrestation relève d’une pratique policière courante au Mexique, qui consiste à prendre pour cible les personnes pauvres et victimes de discrimination, en l’occurence, un adolescent autochtone.

Signe notre pétition et demande de faire en sorte que José Adrián obtienne pleinement réparation pour les violations des droits humains qu’il a subies et de faire avancer la justice dans cette affaire.

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