Justice pour les activistes nicaraguayens persécutés

Depuis avril 2018, au Nicaragua, de nombreuses manifestations contre la politique sociale voulue par le Président Ortega ont lieu.
En réponse à ces manifestations, le gouvernement nicaraguayen a réagi de manière très violente. De nombreux étudiants ont été arrêtés, ont subi des violences et n’ont pas eu droit à un procès équitable.
Les étudiants et les activistes impliqués ont besoin de notre aide !

Une répression qui ne cesse pas

La situation des droits humains au Nicaragua ne cesse de se dégrader un peu plus chaque jour : journalistes et défenseurs des droits humains harcelés, organisations de la société civile ne pouvant travailler librement dans leur pays, détentions arbitraires ou encore actes de torture infligés aux personnes privées de leur liberté. Le droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique des Nicaraguayens est fortement menacé et bafoué chaque jour.

Depuis avril 2018, de nombreuses manifestations pacifiques ont lieu dans ce pays. Elles sont menées par des étudiants et des activistes et vise à dénoncer la réforme du système de sécurité sociale voulue par le Président Ortega.

En réponse à ces manifestations, le gouvernement nicaraguayen a adopté une stratégie de répression violente envers les manifestants : au moins 325 personnes ont été tuées, principalement par les forces de sécurité de l’État et les groupes armés pro-gouvernementaux, plus de 2 000 personnes ont été blessées, des centaines ont été arrêtées de manière arbitraire et des dizaines de milliers de personnes ont dû fuir vers le Costa Rica, pays limitrophe, pour assurer leur sécurité.

Amaya Coppens victime de la répression du gouvernement est libre mais des dizaines de personnes sont toujours en prison

Le gouvernement criminalise les étudiants et les activistes impliqués dans ces manifestations, comme cela a été le cas d’Amaya Coppens, 23 ans, étudiante en médecine de nationalité belgo-nicaraguayenne. Le 10 septembre 2018, Amaya Coppens et son compagnon ont subi la violente répression de la police nicaraguayenne et se sont fait arrêter pour avoir protesté contre le gouvernement. La police les a accusés d’être notamment responsables « d’actes terroristes », « d’incendie volontaire », « d’agression  » et de « possession illégale d’armes à feu ».

Amaya Coppens risquait jusqu’à 50 ans de prison pour avoir manifesté. Mais le 11 juin 2019, suite à l’approbation d’une loi d’amnistie par l’assemblée nicaraguayenne et à la pression exercée par Amnesty International et d’autres organisations, Amaya a été libérée !

Aujourd’hui Amaya est libre, mais des dizaines de personnes sont toujours en prison.

Le 16 mai 2019, l’un des détenus, Eddy Montes, a même été assassiné à la prison La Modela de Managua.

Et la loi d’amnistie, récemment mise en place, continue de mettre en danger la recherche de vérité sur ces arrestations, la justice et la réparation des victimes.

Signe la pétition et demande le respect de la liberté d’expression et de réunion pacifique de tous les Nicaraguayens

La liberté d’expression et la liberté de réunion pacifique sont des droits humains appartenant à toutes et tous que le Nicaragua est légalement tenu de respecter. Il est temps que le gouvernement tienne son engagement.

En signant cette pétition en ligne, avec des milliers d’autres personnes dans le monde, tu peux appeler le Président de la République du Nicaragua, Daniel Ortega, et le Directeur général de la police nationale, Francisco Javier Díaz Madriz, à cesser leur stratégie de répression violente et à protéger le droit à la liberté d’expression.

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