Hong Kong : stop à la répression !

Les autorités chinoises ont annoncé deux projets de lois, l’un portant sur la sécurité nationale et l’autre sur l’hymne national. Alors que le droit à la liberté d’expression, le droit de réunion pacifique et le droit d’association sont mieux protégés à Hong Kong qu’en Chine continentale, ces deux dispositions les mettent sérieusement en danger.

Une menace pour les droits humains à Hong Kong

Fin mai 2020, des milliers de personnes sont descendues manifester dans les rues de Hong Kong pour protester contre un projet de loi sur l’hymne national, qui criminaliserait le fait « d’insulter » ou « d’utiliser abusivement » l’hymne national chinois, sous peine d’une amende élevée ainsi que d’une peine maximale de trois ans d’emprisonnement.

Les personnes manifestant ont également dénoncé la loi sur la sécurité nationale proposée par l’Assemblée nationale populaire de Chine, l’institution la plus importante du pays, qui réprimerait « le séparatisme, la subversion du pouvoir de l’État, le terrorisme et l’ingérence étrangère » à Hong Kong. C’est-à-dire que cette loi serait un instrument pour punir les personnes opposées au régime.

Des défenseurs et activistes des droits humains pris pour cibles par les autorités chinoises

Rappelle-toi : c’est tout juste il y a un an, en juin 2019, qu’une énorme manifestation avait lieu à Hong Kong rassemblant des millions de personnes revendiquant leurs droits à la liberté d’expression et de manifestation tout en prenant de gros risques face aux répressions qui allaient suivre.

En 2019, après des mois de protestations impliquant des millions de personnes contre un amendement qui aurait permis à la Chine continentale d’intervenir dans le système juridique indépendant de Hong Kong, le gouvernement chinois avait finalement abandonné son projet. Les nouveaux projets de lois constitueraient également une atteinte sérieuse aux droits humains.

La Chine prend régulièrement pour cible les personnes défendant les droits humains et les activistes, sous couvert de préserver la sécurité nationale. Cela se traduit notamment par la tenue de procès inéquitables, par des détentions secrètes et par l’impossibilité pour ces personnes de consulter un avocat.

Un usage disproportionné de la force par les policiers

Depuis le début des manifestations en 2019, la police a fait un usage disproportionné et inutile de la force pour réduire les manifestants au silence. Les forces de police ont eu recours notamment à des gaz lacrymogènes et à des matraques contre des manifestant pour la plupart pacifiques. De nombreuses arrestations ont eu lieu, parfois sans motif valable ou sur la base d’accusations vagues.

De nouvelles manifestations vont avoir lieu contre les nouveaux projets de loi, et exposent les personnes manifestant à une nouvelle vague de répression de la part des forces de police.

Agis en ligne !

Les autorités chinoises doivent renoncer à ces deux projets de lois qui mettent en péril certains droits humains. Les modifications proposées doivent être conformes à la législation et aux normes relatives aux droits humains sous tous leurs aspects.

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