Gustavo Gatica, victime de répressions au Chili

Gustavo Gatica, un jeune étudiant en psychologie de 22 ans, qui participait à une manifestation pacifique contre la politique du gouvernement, a été rendu aveugle par l’impact de balles tirées par la police.
L’utilisation abusive des armes anti-émeutes a causé des lésions oculaires à des centaines des personnes. Les victimes de cette violence généralisée et démesurée doivent être entendues et elles doivent obtenir justice !

Face au pacifisme des manifestants, la violence excessive des forces de sécurité

Le 18 octobre 2019, des protestations massives ont eu lieu dans tout le Chili, suite à l’annonce d’une hausse du prix des transports publics dans la capitale, Santiago. Cette décision a provoqué la colère de nombreux Chiliens, confrontés au déclin de l’accès à leurs droits économiques, sociaux et culturels depuis des décennies.

Les manifestations, en grande partie pacifiques, ont été fortement réprimées. Le 19 octobre, le gouvernement a décrété l’état d’urgence - c’est-à-dire un régime de crise exceptionnel autorisant de réduire les droits et libertés des individus - permettant d’avoir recours à l’armée pour contenir les manifestations. Le chef de l’armée a par la suite décrété un couvre-feu, en vigueur du 19 au 26 octobre dans plusieurs régions du pays. Ces mesures n’ont pas pour autant mis fin aux protestations.

Gustavo Gatica, une des nombreuses victimes de cette répression démesurée

Le 8 novembre 2019, Gustavo Gatica a participé à une manifestation violemment réprimée par les forces de police qui ont ouvert le feu sur les personnes manifestant avec des fusils de chasse anti-émeutes (chargés avec des balles en caoutchouc), sans discernement, ce qui constitue une violation des normes internationales relatives à l’usage de la force.

Gustavo Gatica a été frappé directement au visage, perdant définitivement l’usage de la vue. La police chilienne a ouvert une enquête interne sur les événements, mais les conclusions rendues ont révélé qu’aucune personne de l’institution ne pouvait être tenue responsable, laissant même entendre que les blessures pourraient être attribuées aux manifestants eux-mêmes. Or, les deux balles en métal et en caoutchouc qui ont été extraites des yeux de Gustavo correspondent aux munitions utilisées par les forces de police.

Nous exigeons que l’enquête actuelle garantisse la justice pour Gustavo et crée un précédent en enquêtant et en poursuivant non-seulement les personnes responsables de ses blessures, mais aussi, conformément à la loi, le haut commandement dont la tolérance ou l’omission a permis cette attaque.

Apporte ton soutien à cet appel en signant notre pétition !

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