Les énergies fossiles brûlent nos droits
Le charbon, le gaz et le pétrole sont les principales cause du réchauffement climatique et génèrent plus de 70 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Les scientifiques sont claires : pour maintenir des conditions de vie dignes et viables sur Terre, nous devons mettre fin à notre dépendance aux énergies fossiles le plus rapidement possible.
Malgré l’urgence, l’industrie des énergies fossiles continue de se développer, générant toujours plus de profits au détriment des droits humains et de l’environnement.
En plus d’augmenter la température moyenne sur Terre, l’ensemble du cycle de vie des projets liés aux énergies fossiles entraîne des dommages irréversibles à notre environnement et menace gravement les droits fondamentaux, notamment le droit à la vie, à la santé, à un environnement sain et à un niveau de vie suffisant.
Les populations sont menacées et des écosystèmes critiques sont en danger
Dans le monde, près de deux milliards de personnes, soit un quart de la population mondiale, sont directement menacées par l’exploitation des énergies fossiles, qui polluent l’eau, les sols et l’atmosphère.
Les populations attenantes vivant dans ces “zones sacrifiées” sont exposées à la pollution ainsi qu’à des risques graves sur leur santé : augmentation des cancers, maladies respiratoires et cardiovasculaires et exposition quotidienne à un air toxique.
De nombreuses communautés, en particulier les peuples autochtones, sont victimes de déplacements forcés et de la perte de terres ancestrales, tandis que celles et ceux qui luttent contre ces infrastructures sont intimidé·e·s, violenté·e·s et criminalisé·e·s.
Par ailleurs, les projets liés aux énergies fossiles entraînent des dégradations irréversibles de notre environnement : près d’un tiers d’entre elles sont situées au cœur d’écosystèmes irremplaçables, aujourd’hui gravement menacés.
La Belgique a une responsabilité historique
En tant que pays riche et pollueur historique, la Belgique doit assumer ses responsabilités. Lors de la COP30, elle s’est jointe à d’autre pays en faveur d’un plan de sortie des énergies fossiles. C’est un pas dans la bonne direction mais nous devons aller plus loin.
Notre pays reste dépendant à 73% des énergies fossiles pour son approvisionnement énergétique et continue de subventionner cette industrie destructrice à hauteur de 17,8 milliards d’euros par an.
Ces financements doivent être réorientés vers les énergies renouvelables, mais aussi vers des mesures visant à réduire la consommation énergétique, telles que la rénovation et l’isolation des maisons et bâtiments.
Pour s’engager réellement dans cette direction ambitieuse, la Belgique doit l’accompagner de mesures concrètes, notamment en arrêtant de soutenir le secteur des énergies fossiles qui alimente la crise climatique et viole les droits humains.
Un nouveau traité pour ancrer la sortie des énergies fossiles
Afin de limiter les pires impacts de la crise climatique sur les droits humains, il est impératif que les États et les entreprises sortent des énergies fossiles. Pour cela, les États du monde entier doivent s’unir pour adopter et mettre en œuvre un traité de non-prolifération des combustibles fossiles.
Ce traité vise à interdire l’ouverture de nouveaux projets d’énergies fossiles, à planifier la sortie progressive de leur production et à garantir une transition juste et équitable, fondée sur la protection des droits humains et de l’environnement.
La Belgique peut jouer un rôle déterminant en soutenant activement cette initiative !
Signe la pétition pour exiger des autorités belges qu’elles adoptent un plan clair et ambitieux de sortie des énergies fossiles, garantissant une transition juste et respectueuse des droits humains.
Elles doivent également réorienter les subventions vers les énergies renouvelables et soutenir l’adoption d’un traité de non-prolifération des énergies fossiles.
