Criminalisé pour avoir organisé une pride
Géza Buzás-Hábel est originaire de la ville de Pécs, située dans le sud de la Hongrie. Il enseigne la langue et la culture roms, forme de futur·e·s enseignant·e·s, et organise depuis longtemps la Pride de Pécs, la seule du pays hors de la capitale Budapest.
Le 10 octobre, Géza a reçu une convocation officielle de la police l’identifiant comme une personne « raisonnablement soupçonnée d’avoir commis une infraction pénale ».
En vertu du droit hongrois, le bureau du procureur dispose maintenant d’une durée d’un an pour décider de suspendre ou d’abandonner la procédure, ou de rendre les charges officielles. Ce délai peut être prolongé de six mois.
Une loi discriminatoire qui bafoue les droits fondamentaux
Une loi, adoptée en Hongrie le 18 mars 2025, permet aux autorités d’interdire les rassemblements qui défendent les droits des personnes LGBTQIA+.
Les personnes assistant à de tels événements s’exposent à des amendes. Les organisateur·rice·s d’un rassemblement interdit, comme c’est le cas ici pour Géza Buzás-Hábel, risquent des poursuites pénales et une peine pouvant aller jusqu’à un an d’emprisonnement.
La loi permet également à la police d’utiliser la technologie de reconnaissance faciale pour la surveillance des participant·e·s. Cela constitue une grave violation des droits humains, notamment des droits à la liberté de réunion pacifique et d’expression, ainsi que des droits à la vie privée et à la non-discrimination.
Interpelle le procureur
Le procureur chargé du dossier visant Géza Buzás doit immédiatement abandonner les poursuites pénales. Celles-ci constituent une ingérence injustifiée dans l’exercice des droits à la liberté de réunion pacifique, à la liberté d’expression et à la non-discrimination en vertu du droit européen et international relatif aux droits humains.
Demande au procureur de Pécs de mettre immédiatement fin à la procédure visant Géza Buzás-Hábel ; ce dernier ne doit pas être menacé de poursuites pour avoir simplement exercé ses droits. Organiser une marche pour l’égalité de ne devrait jamais être un crime. Signe la pétition.
