Un conflit atroce oublié
En 2003, il y a plus de vingt ans, une guerre éclatait au Darfour, à l’ouest du Soudan, causant la mort de centaines de milliers de personnes et le déplacement de deux millions d’autres. Aujourd’hui, ce pays fait face à un nouveau conflit armé qui oppose, depuis avril 2023, les forces armées soudanaises aux Forces d’appui rapide, une force paramilitaire gouvernementale.
Ces forces armées s’affrontent au mépris des droits humains et du droit international humanitaire, ce qui entraîne d’énormes souffrances pour la population civile.
La population du Soudan se sent oubliée dans la spirale de la violence qui s’est abattue sur le pays depuis 2023. Prise au piège des affrontements, la population est privée de nourriture, d’eau, de services médicaux et, du fait de l’accès limité à Internet, d’informations quant aux lieux de passage sûr et aux endroits où se procurer des médicaments.
Des personnes sont tuées chez elles ou alors qu’elles cherchent désespérément de la nourriture, de l’eau et des médicaments. Elles sont prises entre deux feux quand elles s’enfuient, et sont abattues délibérément lors d’attaques ciblées. Des femmes et des filles n’ayant parfois pas plus de 12 ans ont été violées et soumises à de mupltiples formes de violence sexuelle par des belligérants des deux camps.
Un embargo sur les armes indispensable
Au Soudan, il n’y a aujourd’hui pas de lieu sûr. Chaque minute qui passe, d’innombrables vies sont brisées. La communauté internationale, dont la Belgique, doit agir dès maintenant afin d’étendre l’embargo sur les armes existant, qui ne concerne actuellement que le Darfour, à l’ensemble du pays et d’assurer sa pleine mise en œuvre. Cela permettra de faire cesser l’approvisionnement en armes et contribuera à réduire les souffrances des civils.
Signe la pétition pour demander au ministre belge des Affaires étrangères d’agir en faveur d’un embargo sur les armes au Soudan dès maintenant.
